Frédéric-Joseph de Cacqueray
Frédéric-Joseph, chevalier de Cacqueray (, Angers - , La Jumellière), est un militaire et homme politique français.
| Député de la monarchie de Juillet Première législature de la monarchie de Juillet (d) Maine-et-Loire | |
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| Membre de la Chambre des députés des départements Quatrième législature de la Seconde Restauration (d) Maine-et-Loire | |
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| Conseiller général de Maine-et-Loire | |
| Maire de La Jumellière |
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(à 73 ans) Angers |
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Biographie
modifierIssu de la famille de Cacqueray, il est le fils de François Mellon de Cacqueray, ancien page de la grande écurie du Roi, lieutenant colonel du régiment Royal-cavalerie, chevalier de Saint-Louis, et de Marie Céleste Félicité Le Chat de Vernée. Il est scolarisé au collège des oratoriens d'Angers.
En 1786, il entre dans l'armée en étant nommé sous-lieutenant au régiment Royal-cavalerie, que commandait alors son père comme lieutenant-colonel, et où servait aussi son frère ainé. En 1791, tous trois émigrent pour servir dans l'armée de Condé. À la fin de 1794, ils passent au régiment de Castries[1], embarqué à Hambourg à destination de l'Angleterre, puis envoyé au Portugal. Quand son régiment fut licencié, en 1797, il rejoignit son père à Londres, gagnant sa vie en enluminant des estampes, tout en fréquentant une société d'émigrés français et en apprenant la langue Anglaise.
Après l'amnistie des émigrés, décrétée par Napoléon en 1802, il regagne la France. en venant habiter à Fontainebleau chez sa mère, qui n'avait pas émigré.
Marié en 1807, il se fixe dans la région d'origine de sa belle famille, à la Contrie, en Anjou.
En 1810, il est nommé maire de La Jumellière.
Il accueille avec joie la Restauration, qui le fait chef de bataillon et chevalier de Saint-Louis en 1814. Pendant les Cent-Jours, il commande une division de la levée vendéenne de 1815.
Il entra au conseil d'arrondissement en 1816 et au conseil général de Maine-et-Loire en 1824.
Le , Cacqueray est élu, au collège de département, comme candidat du gouvernement, député de Maine-et-Loire. Il vota constamment avec les royalistes du côté droit. Réélu le , il resta fidèle à ses opinions légitimistes, se démit de ses fonctions de maire de La Jumellière après la révolution de 1830 et, refusant le serment à la monarchie de Juillet, envoya sa démission de député.
Cacqueray fut compromis, tout en ayant refusé d'y participer, dans les troubles qui suivirent, lors de la Guerre de Vendée de 1832, comme ayant donné asile à deux insurgés du Bocage. Caché, il fut acquitté par contumace par le jury de Blois en . Il revint à La Jumellière.
Vers 1840, il fait construire à Angers l'hôtel de Cacqueray[2], où il meurt le . Il est inhumé à La Jumellière[3].
Écrits
modifierOn lui doit plusieurs recueils de traductions de poésie anglaise :
- Choix de poésies traduites de divers auteurs Anglais, 1827, Paris, Pihan-Delaforest, 166 pages ;
- Rodéric, le dernier des Goths, par Robert Southey, traduction en vers Français par le chevalier de Caqueray, 1840, Angers, Pigné-Château, 374 pages ;
- Nouveau choix de poésies traduites de l'Anglais,1841, Angers, Pigné-Château, 176 pages ;
- La Chute de Jérusalem, de Henry Milman, 1842, Angers, Pigné-Château[4] [3].
Mariage et descendance
modifierIl épouse à Fontainebleau le 1er juillet 1807, Euphémie Béritault de La Contrie (La Contrie, La Jumellière, 24 décembre 1790 - ibidem, 10 octobre 1818), unique enfant de Charles Joseph Béritault de La Contrie, et d'Amèlie Blouin du Bouchet. Dont :
- Françoise Joséphine de Cacqueray (1808-1876), mariée en 1838 avec Augustin René Le Chat de Vernée (1807-1871), maire de Cherré, conseiller général du Maine et Loire. Sans postérité ;
- Anatole Frédéric Marie de Cacqueray, maire de La Jumellière, conseiller général du canton de Chemillé (1812-1871), marié en 1839 avec Marie Pauline Louise Hay des Nétumières (1811-1891). Dont postérité ;
- Nathalie Anne de Cacqueray (1815-1883), mariée en 1837 avec Paul du Réau de La Gaignonnière (1813-1889). Sans postérité ;
- Charles Louis de Cacqueray, maire de Montreuil-Bellay de 1871 à 1878 (1816-1882), marié en 1842 avec Marie-Alix de Banans (1820-1857), puis en 1869 avec Marie Joséphine Isabelle Bourgevin de Vialart de Moligny (1844-1920). Dont postérité ;
- Philippe de Cacqueray (1818-1823)[5].
Pour approfondir
modifierBibliographie
modifier- « Frédéric-Joseph de Cacqueray », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
- Alexis Crosnier, Le Chevalier de Caqueray (1771-1845) et ses souvenirs, 1896, Angers, Lachesne, 108 pages.
Liens internes
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à la vie publique :
- Fiche sur Assemblée nationale
Notes et références
modifier- ↑ Jean-Marie de (17-1802?) Auteur du texte Châteaugiron, Discours à l'occasion du service solennel fait pour MM. les généraux, officiers et soldats des armées royales et catholiques de la Vendée, du Poitou et de Bretagne, morts pour la confession de la foi catholique, la restitution du trône au souverain légitime et le rétablissement de la justice. Prononcé à Jersey, le 29 avril, devant MM. du Comité français ; le 30 avril, devant MM. les gentilshommes émigrés du Poitou ; le 4 mai, devant MM. les officiers et soldats du régiment de Castries, infanterie française émigrée. Par J.-M. de Chasteaugiron,..., (lire en ligne)
- ↑ « Hôtel de Cacqueray », notice no IA49000934, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- 1 2 « Frédéric Joseph de Cacqueray », (consulté le )
- ↑ Alexis Crosnier, Le Chevalier de Caqueray (1771-1845) et ses souvenirs, Angers, Lachèse, , 108 p., p. 27-28
- ↑ Gaston de Caqueray, Evocations du Passé familial, l'auteur, , 530 p., p. 323-344