Frégate superbe
Fregata magnificens
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Aves |
| Ordre | Suliformes |
| Famille | Fregatidae |
| Genre | Fregata |
La Frégate superbe (Fregata magnificens) est une espèce d'oiseaux marins de la famille des Fregatidae. Elle est aussi appelée macari ou frégate aux Antilles[1].
Description
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C'est une frégate de grande taille (en moyenne 91 cm pour le mâle et 111 cm pour la femelle pour une envergure d'environ 2 m), reconnaissable par ses ailes longues et effilées, son bec long et crochu et sa queue fourchue.
Son plumage non étanche ne lui permet pas de plonger ni de nager, elle serait alors prise au piège.
Les femelles sont noires avec la tête blanche, les mâles eux sont entièrement noirs avec un sac gulaire rouge vif sous le cou qu'ils gonflent lors des parades nuptiales.
Répartition
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- Présence en période de nidification.
- Présence en période d'hivernage.
Cet oiseau fréquente tout le bassin Caraïbe (mer des Caraïbes et golfe du Mexique), la côte Atlantique sud (du Venezuela à l'Uruguay), la côte Pacifique est (de l'extrême sud de la Californie au Pérou en passant par les îles Galápagos), les îles du Cap-Vert, et une toute petite partie de l'Afrique occidentale (côte mauritanienne et sénégalaise)[2].
Alimentation
modifierC'est un puissant chasseur qui se nourrit essentiellement de poissons et de petites tortues. Néanmoins, il lui arrive de manger des calmars.
En Guyane, il suit les crevettiers pour attraper les rebuts de pêche jetés par-dessus bord[3].
Sa technique de chasse le pousse quelquefois à harceler d'autres oiseaux de mer, jusqu'à ce qu'ils soient contraints de régurgiter leur proie et se l'approprier ensuite.

Situation de l'espèce en Guyane
modifierPrésentes toute l'année en Guyane, sur l'île du Grand Connétable, les Frégates superbes se dispersent en mer depuis le littoral et les estuaires jusqu'à 30 à 40 km des côtes (100 km au maximum) où on les retrouve principalement dans le sillage des crevettiers.
Près de 500 couples nidifient, un seul œuf est pondu au sol sur un nid sommaire constitué de branchettes.
L'œuf est couvé 50 jours par les deux parents, le poussin s'envole à l'âge de 6 mois environ.


Après la saison sèche, on observe un net regain d'activité nuptiale. Les mâles paradent en gonflant d'air le sac gulaire rouge de leur jabot, dès la fin septembre et ce jusqu'en février/mars.
Jamais les frégates ne cessent leur ballet aérien, car leur plumage non imperméable leur interdit de plonger ou de nager. Elles se nourrissent en l'air, repérant les bancs de poissons volants, harcelant les bébés tortues sur les plages ou arrachant leur proie au bec d'autres oiseaux.
L'importante fraction non nicheuse de la population (oiseaux immatures pour la plupart) peut porter à près de 4 000 à 6 000 individus le rassemblement concentré sur l'île et ses abords immédiats.
Sous-espèces
modifierSelon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.2, 2026)[4], la Frégate superbe est représentée par 2 sous-espèces (ordre phylogénétique) :
- Fregata magnificens magnificens Mathews, 1914 — îles Galápagos ;
- Fregata magnificens rothschildi Mathews, 1915 — reste de l'aire de répartition.
La sous-espèce F. m. rothschildi est nommée ainsi en hommage à Lionel Walter Rothschild[5].
Références
modifier- ↑ « Macari - Frégate - Frégate superbe - Magnificent Frigatebird (Fregata Magnificens »
, sur sosdom.lautre.net (consulté le ). - ↑ (en) « Magnificent Frigatebird Fregata magnificens »
, sur datazone.birdlife.org, Birdlife International (consulté le ). - ↑ GEPOG, Portraits d'oiseaux guyanais, vol. 1, Matoury (Guyane), Ibis Rouge Editions, , 479 p. (ISBN 2-84450-184-2), p. 27.
- ↑ Congrès ornithologique international, version 15.2, 2026.
- ↑ (en) « rothschildi »
, sur The Key to Scientific Names on birdsoftheworld.org, James A. Jobling (consulté le ).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- (en) J. Orta, « Family Fregatidae (Frigatebirds) », dans Josep del Hoyo, Andrew Elliott et Jordi Sargatal, Handbook of the Birds of the World, vol. 1 : Ostrich to Ducks, Barcelone, Lynx edicions, , 696 p. (ISBN 978-84-87334-10-8, lire en ligne
), p. 373 & planche 25 p. 372.
Liens externes
modifier- (en) Martha Calcutt, Animal Diversity Web : Fregata magnificens (consulté le )
- (fr + en) Avibase : Fregata magnificens Matthews, GM 1914 (+ répartition) (consulté le )
- (en) BioLib : Fregata magnificens Matthews, 1914 (consulté le )
- (en) Catalogue of Life : Fregata magnificens Matthews, 1914 (consulté le )
- (fr) CITES : taxon Fregata magnificens (sur le site du ministère français de l'Écologie) (consulté le )
- (en) Congrès ornithologique international : Fregata magnificens Matthews, 1914 dans l'ordre Suliformes (consulté le )
- (fr) DORIS : espèce Fregata magnificens (consulté le )
- (fr) eBird : Fregata magnificens (consulté le )
- (fr + en) EOL : Fregata magnificens Matthews 1914 (consulté le )
- (fr + en) GBIF : Fregata magnificens Matthews, 1914 (consulté le )
- (en) IRMNG : Fregata magnificens Matthews, 1914 (consulté le )
- (fr + en) ITIS : Fregata magnificens Matthews, 1914 (consulté le )
- (en) NCBI : Fregata magnificens (taxons inclus) (consulté le )
- Oiseaux.net : Fregata magnificens (+ répartition) (consulté le )
- (en) Paleobiology Database : Fregata magnificens Matthews 1914 (consulté le )
- (fr) SeaLifeBase : (consulté le )
- (en) Taxonomicon : Fregata magnificens Matthews, 1914 (consulté le )
- (en) Tree of Life Web Project : Fregata magnificens
- (en) UICN : espèce Fregata magnificens (consulté le )
- (en) WoRMS : espèce Fregata magnificens Matthews, 1914 (consulté le )
- (en) « Fregata magnificens Matthews, 1914 », sur xeno-canto.org (consulté le )
- (en) Zoonomen Nomenclature Resource (Alan P. Peterson) : Fregata magnificens dans Suliformes (consulté le )
- (en) [vidéo] fredciel, « Amazing group of Frigatebird flying in Guadeloupe with iPhone 4 », sur YouTube