La Fédération de 1889 est une organisation créé en 1887 par Auguste Dide et d'autres républicains radicaux dans le but de célébrer le centenaire de la Révolution française en 1889[1].

Selon l'historien Raymond Huard, spécialiste de l'organisation de mouvements politiques en France au XIXe siècle, cette fédération est également « un instrument dans la lutte politique qui oppose les radicaux et les opportunistes jusqu'à ce que l'essor du boulangisme place au premier rang la défense républicaine »[1]. Lors de sa fondation, la présidence du mouvement est attribuée à Anatole de la Forge, député radical[2]. D'après Alexandre Millerand, qui soutient l'initiative, la Fédération de 1889 a pour but « de ranimer par une propagande active et bien organisée les traditions de la Révolution française »[3].

La Fédération se compose de comités locaux, souvent à l'échelle départementale, indépendants de Paris[2]. Son action se compose principalement en la réalisation de conférences publiques. Face à la menace représentée par le général Boulanger, et notamment après sa victoire sur Édouard Jacques en janvier à Paris lors d'une élection législative partielle, les républicains opportunistes reprennent l'initiative de la défense républicaine[4]. La Fédération de 1889 ne joue alors plus de rôle majeur et disparaît après les élections de l'automne 1889.

Références

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  1. 1 2 Raymond huard, Le centenaire de 1789 et les origines du parti radical : la Fédération de 1889, dans : Le XIXe siècle et la Révolution française, Paris, Édition Créaphis, , 429 p. (ISBN 2-907150-29-4), p. 129
  2. 1 2 Raymond Huard, Le centenaire de 1789 et les origines du parti radical : la Fédération de 1889, dans : Le XIXe siècle et la Révolution française, Paris, Éditions Créaphis, , 429 p. (ISBN 2-907150-29-4), p. 135
  3. ↑ La Justice, 20 juillet 1887, article d'Alexandre Millerand sur Gallica
  4. ↑ Raymond Huard, Le centenaire de 1789 et les origines du parti radical : la Fédération de 1889, dans : Le XIXe siècle et la Révolution française, Paris, Éditions Créaphis, , 429 p. (ISBN 2-907150-29-4), p. 145