Félix Mesguich

opérateur pionnier français de cinéma

Félix Mesguich est un opérateur français, pionnier du cinéma, né le à Alger et mort dans le à 16e arrondissement de Paris[1]. Il fut un des premiers reporters du cinéma (avec Alexandre Promio, Francis Doublier et Marius Chapuis) et le chef-opérateur du premier film publicitaire en pour la marque Ripolin.

Félix Mesguich
Félix Mesguich vers 1900.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Moïse Félix MesguichVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Parcours

modifier

Engagé par les frères Lumière en 1896[2], Mesguich est envoyé aux quatre coins du monde (États-Unis, Russie...). Il est expulsé de Russie pour outrages après avoir filmé Caroline Otero (La Belle Otero) dansant avec un officier russe.

Le , il exécute en tant qu'opérateur, pour l'Agence nouvelle de publicité (Paris), le premier film publicitaire au monde : ce court métrage comique montre trois peintres se disputant devant une affiche murale — produite en collaboration avec Eugène Vavasseur — avec une inscription « Ripolin peinture laquée »[3].

En 1902, il est engagé par Charles Urban. Il parcourt l'Europe, la Turquie, le Caucase, la Russie, la Mongolie...

Il est à Saint-Pétersbourg en 1905 quand débute la Révolution, à Rambouillet pour les parties de chasse d'Alphonse XIII d'Espagne et d'Émile Loubet, à la fête des vignerons à Vevey, à la compétition multisports organisée en 1906 à Athènes entre deux Jeux olympiques, dans l'avion de Wilbur Wright à Pau en 1908 (premier film à bord d'un avion), puis en 1909 il fait le tour du monde.

Il passe ensuite une grande partie de sa carrière en tant que directeur commercial de Ciné-Tirage L. Maurice (CTM), société fondée en 1919 avec le fils de Clément Maurice[4].

En 1933, il publie chez Grasset ses mémoires, intitulés Tours de Manivelle. Souvenirs d’un Chasseur d’Images[5]. Dans la foulée, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par le ministère du Travail[6].

Galerie

modifier

Notes et références

modifier
  1. ↑ Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris 16e, n° 941, vue 5/31.
  2. ↑ Bernard Eisenschitz, Tirages et restaurations de la Cinémathèque française, vol. 3, (ISBN 2-900-596-08-4, lire en ligne), p. 74
  3. ↑ Ciné-Journal, Paris, 27 novembre 1931, p. 19.
  4. ↑ « CTM (C.T.M.) - Cinéma Tirage Maurice / Compagnie de Travaux Mécaniques; Gennevilliers », notice fabricant, sur Radiomuseum.
  5. ↑ Comœdia, Paris, 3 mars 1933, p. 6.
  6. ↑ Comœdia, Paris, 23 août 1933, p. 1.

Annexes

modifier

Bibliographie

modifier

Liens externes

modifier