Gabriel Loustau
Gabriel Loustau est un militant d'extrême droite français, membre de groupes néofascistes parisiens.
| Naissance |
Entre et |
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| Membre de |
Groupe union défense Hussards Paris (d) Zouaves Paris |
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| Condamné pour |
Menace de mort (), insulte (en) () |
Il est poursuivi ou condamné dans plusieurs affaires d'injures et de violences et fiché S.
Biographie
modifierGabriel Loustau est le fils d'Axel Loustau, figure de l'extrême droite française et proche de Marine Le Pen[1]. Il étudie le droit à l'université d'Assas[2] puis étudie dans une école de commerce, dont il est exclu[3]. Lorsqu'il a 18 ans, son père le nomme directeur général de la société Financière Wagram[2].
Il est membre du Groupe union défense (GUD)[3], proche du militant néonazi Marc de Cacqueray-Valménier, à qui il signe une promesse d'embauche pour un poste de directeur des ressources humaines de Wagram en contrat de travail à durée indéterminée à partir de janvier 2023, lorsque ce dernier va travailler sur l'île de Vincent Bolloré[4].
En mai 2023, Marc de Cacqueray-Valménier, sous contrôle judiciaire, ne pouvant être présent, c'est Gabriel Loustau qui dirige le cortège néonazi du Comité du 9 mai[2].
Violences
modifierSelon Mediapart, Garbiel Loustau est fiché S[5].
En décembre 2021, il participe à la « chasse aux opposants » lors du meeting d'Éric Zemmour à Villepinte.
Entre juin 2023 et janvier 2024, en réaction à l'affaire de Crépol, Gabriel Loustau publie des propos haineux dont « Crevez les », « que chacun en frappe un à mort aujourd'hui, et les femmes à l'acide »", « Allons-y ! Tuons ces sauvages ! » ou encore « Hitler avait raison », ce qui lui vaut de comparaître pour « provocation publique à commettre un délit, menace de mort, injures à caractère discriminatoire et apologie de crime »[6] et d'être condamné à une amende de 1 440 euros pour menace de mort et injure publique en raison de l'origine, de la race ou de la religion[7].
Dans la nuit du 9 au 10 juin 2024, après l'annonce de la première place de Jordan Bardella et du Rassemblement national (RN) aux élections européennes, Gabriel Loustau participe, avec quatre autres militants néofascistes, à une agression homophobe. Revendiquant des affiliations au GUD et au RN, ils affirment être sortis pour « casser du PD » et sont arrêtés, visiblement alcoolisés[8]. Ils sont arrêtés peu après. Durant la garde à vue, Gabriel Loustau menace les policiers : « Vous ne savez pas qui je suis, demain à 14 heures vous êtes virés. » ; « Vous verrez quand Bardella sera au pouvoir et qu’Hitler reviendra ! »[6]. Pour ces faits, Gabriel Loustau est condamné à six mois de prison avec sursis pour non assistance à personne en danger[7],[9].
Gabriel Loustau est identifié comme le leader du groupe néofasciste Les Hussards Paris. Il est soupçonné par les forces de l'ordre d'être derrière l'agression du 16 février 2025 à l'Association culturelle des travailleurs immigrés de Turquie, en ayant donné les ordres sans avoir été présent sur place, selon les communications retrouvées sur les téléphones des suspects[10].
Gabriel Loustau est identifié, par la rédaction de StreetPress sur les caméras de vidéosurveillance d'un bar, bousculant un des clients qui auraient été roués de coups dans la nuit du 17 au 18 avril 2026, par le groupe de Loustau[10]. Le client s'était indigné de saluts nazis effectués par des membres de ce même groupe[11]. Gabriel Loustau est condamné pour coups et blessures, le 21 juillet 2026 par le tribunal correctionnel de Paris, à 6 mois de détention à domicile (chez son père) sous surveillance électronique[12].
Références
modifier- ↑ « Extrême droite : chez les radicaux, c’est (aussi) une affaire de famille », Libération, (lire en ligne)
- 1 2 3 « Marc de Cacqueray, noble et nazi », sur StreetPress (consulté le )
- 1 2 « Une figure de l’extrême droite définitivement exclue de l’école de commerce Audencia », Ouest-France, (lire en ligne)
- ↑ « Dans le Finistère, le néonazi Marc de Cacqueray-Valménier veille sur l'île de Vincent Bolloré - 30/07/2024 », sur La Lettre, (consulté le )
- ↑ Ellen Salvi, Matthieu Suc, Marine Turchi, « Quatre militants d’extrême droite jugés pour une agression homophobe », sur Mediapart, (consulté le )
- 1 2 « «Vous verrez quand Bardella sera au pouvoir et qu’Hitler reviendra» : quatre militants d’ultradroite condamnés après une agression homophobe », Libération, (lire en ligne)
- 1 2 « Gabriel Loustau, un responsable du GUD, condamné à 1 440 euros d'amende pour injure publique et menace de mort dans l'affaire de Crépol », sur franceinfo, (consulté le )
- ↑ « Au soir de la victoire de Bardella, le Gud sort « casser du PD » », sur StreetPress (consulté le )
- ↑ « Quatre militants d'ultradroite condamnés pour une agression homophobe à Paris », sur franceinfo, (consulté le )
- 1 2 « Des néonazis tabassent plusieurs clients d’un bar de l’ouest parisien », sur StreetPress (consulté le )
- ↑ Matthieu Suc, « À Paris, le procès de néonazis fascinés par Hitler, le RN et Jordan Bardella », sur Mediapart, (consulté le )
- ↑ Matthieu Suc, « Gabriel Loustau, leader des néonazis parisiens, condamné à six mois de prison pour un coup de tête », sur Mediapart, (consulté le )