Gabriel Ranvier

personnalité de la Commune de Paris

Gabriel Ranvier, né le à Baugy et est mort le 25 novembre 1879 à Belleville, est peintre décorateur et homme politique français.

Biographie

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Fils d'un cordonnier, initié franc-maçon en 1863, blanquiste, il devient peintre décorateur sur faïence[1]. Il milite pour la Révolution à la fin du Second Empire dans les réunions publiques à Belleville, ce qui lui vaut d’être condamné à la prison pour attaque contre le gouvernement établi.

Libéré après la proclamation de la République, le , il est élu commandant du 141e bataillon de la Garde nationale pendant le siège de Paris par les Allemands (-). Ami de Gustave Flourens, il participe au soulèvement du 31 octobre 1870 contre le Gouvernement de la Défense nationale.

Incarcéré le , il est élu le lendemain maire du XXe arrondissement lors des élections municipales, un scrutin invalidé par le gouvernement pour état de failli. Ranvier, qui s’évade début , n’assiste pas à son procès du qui aboutit à son acquittement le .
Délégué au Comité central de la Garde nationale, il est impliqué dans l'insurrection du 18 mars 1871 qui marque le début de la Commune, date à laquelle il reprend ses fonctions de maire du XXe.

Élu au Conseil de la Commune le par cet arrondissement, c’est lui qui proclame la Commune à l’Hôtel de ville de Paris le 28. Siégeant dès le à la commission militaire, Ranvier prend part à la désastreuse expédition contre Versailles du .

Le , il vote pour l’institution d’un Comité de Salut public et combat avec acharnement pendant la Semaine sanglante jusqu’au dernier jour de la Commune le .

Réfugié à Londres, il y reprend son métier tout en militant. Condamné par contumace le par le 5e conseil de guerre à vingt ans de travaux forcés pour pillage en réunion ou en bande et à force ouverte d’une propriété particulière appartenant à M. Thiers, il est de nouveau jugé et condamné à la peine de mort par le 4e conseil de guerre le pour :

  1. excitation à la guerre civile,
  2. fonction dans des bandes armées,
  3. incendie,
  4. provocations à faire des barricades et à l’assassinat des otages.

Il se réfugie à Londres. Non amnistié, malade, passant par Paris, Gabriel Ranvier meurt à Belleville le [2].

Notes et références

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Voir aussi

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Bibliographie

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  • Alain Dalotel, Gabriel Ranvier, 1828-1879, Le Christ de Belleville, éditions Dittmar, 2005, 188 pages, (ISBN 9782916294025).

Notices biographiques

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Articles connexes

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Liens externes

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