Gabriel de Clermont

évêque de Gap, seigneur

Gabriel de Clermont, né vers 1504, probablement au château de Tallard et mort après 1582, est un ecclésiastique, évêque de Gap et seigneur de Selles/ La Celle (Berry), au cours du XVIe siècle.

Gabriel de Clermont
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Fonction
Évêque de Gap
Diocèse de Gap
-
Titre de noblesse
Seigneur (Selles-sur-Cher)
Successeur
Biographie
Naissance
Date inconnueVoir et modifier les données sur Wikidata
Château de Tallard (?)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Après Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Famille
Père
Mère
Fratrie
Blason.

Biographie

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Origines

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Gabriel est issu de l'ancienne famille noble de Clermont en Dauphiné[1],[2]. Il est le fils de Bernardin ( ), vicomte de Tallard et d'Anne de Husson († v. ), comtesse de Tonnerre[1],[2].

Son frère aîné, Antoine (1496/97-1579), succède à son père. Sa sœur Louise ( ) hérite du comté de Tonnerre[2]. Un autre frère, Théodore-Jean entre également en religion, devenant évêque de Sénez et vice-légat pontifical d'Avignon[2]. Ces cinq autres sœurs cadettes entrées dans les ordres, on compte une abbesse de Saint-Jean-lès-Thouars, une autre de Saint-Paul près Beauvais et une troisième abbesse de Saint-Honorat de Tarascon et de Saint-Césaire d'Arles[2].

Épiscopat

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Gabriel de Clermont, seigneur de Sigoyer et de Reynier, est nommé évêque de Gap le [1],[3],[4]. Il porte le numéro II[1]. Il prend possession de son diocèse le et fait son entrée dans la cité épiscopale le [1],[3].

Le , il conclut avec les habitants de la cité épiscopale représentés par leurs consuls, un accord définissant les droits et privilèges des deux partis, ainsi que le droit des pauvres[5],[6],[7]. Gabriel de Clermont prend dans cet acte le titre de seigneur de Gap et comte de Charance[5]. Joseph Roman (1892) rappelait que les évêques de Gap possédaient le château de Charance et qu'ils portaient à partir du XVIe siècle ce titre[8].

Le , il fait le serment de se conformer à la charte de 1378 et de respecter les libertés communales de Gap[6].

Il doit ensuite faire face à Guillaume Farel qui s'empare en de la maison des écoles pour tenir des assemblées favorables à la Réforme protestante puis prêche publiquement en novembre dans la chapelle de Sainte-Colombe[5]. Le Lieutenant général du Dauphiné Lamotte de Gondrin intervient à la demande des consuls de Gap, mais les calvinistes de Romans et de Valence se soulèvent après l'incarcération de Guillaume Farel et le lieutenant général est tué le [9]. L'évêque qui assistait aux prêches de Farel en vêtements sacerdotaux est considéré comme un apostat par les catholiques qui le déposent et le chassent de Gap le [9],[3],[10].

Sucession de sa mère

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En 1539, sa mère, Anne de Husson, le nomme comme l'un de ses exécuteurs testamentaires.

Sa sœur Louise hérite de Tonnerre et d'une partie des biens[11]. Avec ses frères « Julien, baron de Thoury ; Théodore-Jean, évêque de Senès, et Claude, seigneur de Marigny, [ils] lui vendent pour 80000 livres, l'entière succession de leur mère, « soit comtés, baronnies, fiefs, terres, seigneuries, fruits, cens, rentes, devoirs, meubles, dettes, droits ou actions, soit mobiliers soit héréditaires […] » »[11].

Chassé de Gap, il devient seigneur en Berry

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Pendant que le roi Charles IX tente en vain d'imposer de à comme évêque Étienne André d'Étiennette dans le diocèse[12], Gabriel de Clermont s'est retiré dans son domaine de Selles/ La Celle, en Berry, où il s'est marié[9], avec sa nièce[3]. Pierre Paparin monte finalement sur la chaire de Gap[13].

Considéré comme un apostat par les catholiques[3], il est déposé et chassé de Gap, avec les Huguenots, le [9]. Il cède finalement, le , ses droits sur l'évêché de Gap à Pierre Paparin contre une pension de 2000 livres payable à Lyon[12].

En raison de sa conversion, sa seigneurie de Selles/La Celle passe à sa sœur Louise de Clermont[14]. Il lui donne également, en 1582, des terres et seigneuries de Grez, près le Le Lion-d'Angers, et de "Villenay" en Anjou[15]. Il meurt après cet acte, sans que l'on ne connaisse la date.

Héraldique

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Armes des Clermont

Ses armes sont celles de sa famille : de gueules à deux clés d'argent passées en sautoir.[3]

Ascendance

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 Fisquet 1864-1873, p. 109.
  2. 1 2 3 4 5 Georges Renard, « Histoire et généalogie des Husson, comtes de Tonnerre », Bulletin archéologique et historique du Tonnerrois, no 51, , p. 33-48.
  3. 1 2 3 4 5 6 Allemand 1911, p. 152.
  4. (en) David M. Cheney, « Bishop Gabriel de Clermont † », sur catholic-hierarchy.org.
  5. 1 2 3 Fisquet 1864-1873, p. 110.
  6. 1 2 Allemand 1911, p. 153.
  7. Théodore Gautier, « IIe lettre sur l'histoire de la ville de Gap », Revue du Dauphiné, , p. 167-170 (lire en ligne).
  8. Joseph Roman, Histoire de la ville de Gap, Gap, J.-C. Richaud, , 374 p. (lire en ligne), p. 52.
  9. 1 2 3 4 Fisquet 1864-1873, p. 111.
  10. Jean-Denis Long, La réforme et les guerres de religion en Dauphiné de 1560 à l'édit de Nantes (1598), Genève, Slatkine Reprints, , p. 239.
  11. 1 2 « Cruzy-le-Châtel et Maulnes », dans Annuaire historique du département de l'Yonne, vol. 45-46, Auxerre, (lire en ligne), p. 83-85 (223/503).
  12. 1 2 Fisquet 1864-1873, p. 112.
  13. Allemand 1911, p. 113-120.
  14. Maurice Romieu, « Selles-en-Berry et ses seigneurs (1) », Bulletin de la Société académique du Centre : archéologie, littérature, science, histoire et beaux-arts, , p. 127 (lire en ligne, consulté en ).
  15. Archives nationales de France, Insinuations. Y//123 Dates des insinuations : 26 juin 1581 - 15 juin 1582 (lire en ligne).

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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