Gabrielle Réval
Gabrielle Réval est le nom de plume de Gabrielle Logerot, née à Viterbe le et morte à Lyon le , romancière et essayiste française.
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Gabrielle Élise Victoire Logerot |
| Pseudonymes |
Gabrielle Réval, Gabrielle Logerot |
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roman, essai |
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Biographie
modifierFormation
modifierNée en 1869, Gabrielle Élise Victoire Logerot est élève de l’École normale supérieure de jeunes filles de Sèvres, promotion de 1890[1], et lauréate de l'agrégation en 1893.
Carrière
modifierGabrielle Logerot enseigne ensuite au lycée de filles à Niort. Elle écrit dans Le Journal et L'Œuvre[2].
Elle est remarquée dès son premier livre, Les Sévriennes, publié en 1900 et dans lequel elle témoigne de son expérience à l'ENS de Sèvres. Elle peint, « par des tableaux successifs et par le récit d’une courte aventure, un milieu très spécial, "sélect" et très fermé »[3].
Elle évoque dans plusieurs ses romans, dont Lycéennes (1902) et La Bachelière (1910), la vie des filles dans les établissements scolaires et de leur place dans la société[4].
En 1904, alors que la question de l’éducation et l’instruction des filles prend de l’importance, elle publie L’Avenir de nos filles, ouvrage énumérant les professions féminines. Elle y souligne la précarité des autrices : « seule une femme riche peut, dans une certaine mesure, concilier ses devoirs de mère et d’écrivain[5] ».
En novembre de la même année, elle cofonde le prix Vie heureuse[6] qui deviendra plus tard le prix Femina. Avec vingt-et-une autres rédactrices du journal La Vie heureuse, elle souhaite constituer une contre-proposition au prix Goncourt jugé misogyne[7].
Après la Première Guerre mondiale, elle épouse le poète Fernand Fleuret[8].
De 1929 à sa mort, elle est membre du Club des Belles Perdrix, association de femmes de lettre gastronomes[9].
Elle est inhumée au Cap d'Ail, sur la côte d'Azur où elle séjournait régulièrement et sur laquelle elle a écrit[10].
Ses œuvres sont constitutives de la littérature lesbienne[11].
Prix
modifierGabrielle Réval reçoit le Prix d'Académie[12] de l’Académie française en 1938 pour l’ensemble de son œuvre.
Œuvres
modifier- Les Sévriennes, (ISBN 978-0-341-56008-1, lire en ligne).
- Un lycée de jeunes filles, professeurs-femmes, .
- Lycéennes, .
- L'Avenir de nos filles, .
- La Cruche cassée, (lire en ligne).
- Le Ruban de Vénus, .
- Les Camp-Volantes de la Riviera, .
- La Bachelière, (lire en ligne).
- Le Royaume du printemps, (lire en ligne).
- La jolie fille d'Arras, .
- La Bachelière en Pologne, .
- L'Infante à la rose, .
- Cœur-Volant, .
- Le Dompteur, .
- La Chaîne des dames,
(Wikisource). - La Vipère, .
- Les Soirées de Nohant, .
- La Tour du feu, .
- Les grandes amoureuses romantiques, .
- Altesse impériale, .
- Une répétition chez madame Campan, .
- Madame Campan, assistante de Napoléon, .
- Une soirée chez la princesse Mathilde, divertissement littéraire, .
- Hortense ou la Reine qui chante, .
- La Côte d'Azur, .
Collaborations
modifier- Femina, Pour bien connaître ses droits, (lire en ligne), préface.
- Méroujan Barsamian, Elle et moi, , préface.
- Herminée Howyan, Images d'Orient, , préface.
- Maria Croci et Gabrielle Réval, Les recettes des "Belles Perdrix", (lire en ligne).
Distinctions
modifierGalerie
modifier- Portraits de Gabrielle Réval.
- Gabrielle Réval avec le comité du prix Fémina 1926 (assise au centre, tête baissée).
- Portrait de l'écrivaine Gabrielle Réval dans son ouvrage La chaîne des dames de 1924.
- Gabriela Reval par Olga Boznańska en 1912.
- Portrait de Gabrielle Réval dans Vingt-cinq ans de littérature française, publié en 1925.
Notes et références
modifier- ↑ Annuaire du Centenaire de l'Ecole Normale Supérieure de Jeunes Filles, Paris, Collection de l'Ecole Normale Supérieure de Jeunes Filles, no. 20, , 307 p. (ISSN 0768-326X), p. 219
- ↑ (en) Jennifer R. Waelti-Walters et Steven C. Hause, Feminisms of the Belle Epoque: A Historical and Literary Anthology, U of Nebraska Press, (ISBN 978-0-8032-9748-7, lire en ligne)
- ↑ Gabrielle Réval, Les Sèvriennes, Paris, (lire en ligne)
- ↑ « Des études au combat pour l'égalité · À la conquête de la Sorbonne : Marie Curie et autres pionnières · NuBIS », sur nubis.univ-paris1.fr (consulté le ).
- ↑ Emilio Sciarrino, « Femmes écrivains à la « Belle Époque » en France & Italie », Acta Fabula, no vol. 12, n° 4, (ISSN 2115-8037, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Gabrielle Réval (1869-1938) », sur data.bnf.fr (consulté le ).
- ↑ « La création du prix Femina pour contrer la misogynie du Goncourt », sur RetroNews - Le site de presse de la BnF, (consulté le ).
- ↑ « Gabrielle Réval est morte », sur RetroNews, Le Petit Marseillais, (consulté le ).
- ↑ (en) Alex Katsomitros, « The All-Female Culinary Clubs of 20th-Century France », sur Atlas Obscura, (consulté le )
- ↑ « La Côte d'Azur : Gabrielle Reval », Revue d'Histoire de la Pharmacie, vol. 22, no 87, , p. 372–372 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en-US) Aurore Turbiau, « Quels sont les noms qui rayonnent dans la littérature lesbienne ? », sur The Conversation, (DOI 10.64628/AAK.xqadxsgkg, consulté le ).
- ↑ « Gabrielle REVAL | Académie française », sur www.academie-francaise.fr (consulté le ).
Liens externes
modifier- Ressource relative à la littérature :
- Ressource relative à la vie publique :