Région de Gao

région du Mali
(Redirigé depuis Gao (région))

La région de Gao est la septième région administrative malienne, instaurée le . Elle constitue une circonscription administrative et une collectivité territoriale située à l'est du pays, elle s’étend sur 94 484 km2 et son chef-lieu est la ville de Gao.

Région de Gao
Région de Gao
Carte administrative
Administration
Pays Drapeau du Mali Mali
Chef-lieu Gao
Cercles[1] 01 Gao
02 Bourem
03 Ansongo
04 Almostrat
05 Bamba
06 Ouattagouna
07 Alibers
08 Djébock
09 Talataye
10 Téssit
11 Tillité
12 Gabéro
13 Ersanés
14 Tabankort
15 Tin-Aouker
16 Kassambéré
Code 07
Démographie
Population 727 517 hab. (2022)
Densité 7,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 17° 05′ 55″ nord, 0° 21′ 05″ est
Superficie 9 484 600 ha = 94 846 km2
Pêcheur bozo sur le Niger près de Gao

Géographie

modifier

La région de Gao est limitrophe trois régions maliennes, elle est limitée à l'est par la région de Ménaka, au sud par le Niger, au nord par la région de Kidal, à l’ouest par la région de Tombouctou.

Régions limitrophes de Gao
Kidal
Tombouctou Gao Ménaka
Drapeau du Burkina Faso Liptako Drapeau du Niger Tillabéri

Hydrographie

modifier

La région est située dans le bassin versant du fleuve Niger, elle est traversée par le fleuve Niger.

Environnement

modifier

La région de Gao compte 4 forêts classées couvrant une superficie de 4 020 ha[2]. Dans la région sont situées la réserve partielle de faune d'Ansongo Ménaka et deux zones d’intérêt cynégétique (Tidermène-Alata et Inékar)[3].

Histoire

modifier

Pendant la période coloniale, lors de l'organisation du territoire militaire du Niger en 1904, Gao relève dans un premier temps de la région de Tombouctou. En 1907, sont instaurés le cercle et le région de Gao[4], cette région de Gao est supprimée en 1912 et le cercle de Gao rattaché à la région de Tombouctou. Le cercle est maintenu lors des différentes organisations de 1922 et 1928 jusqu'à l'indépendance en 1960[5].

Les 4 cercles de la région de Gao avant 2011

En 1960, la région de Gao est instaurée comme une six régions de la République soudanaise, elle est constituée de trois cercles : Gao, Goundam et Tombouctou[6]. Les régions sont alors dirigées par un gouverneur, nommé par le gouvernement faute d’assemblée élue. Les cercles de Goundam et Tombouctou sont soustraits de la région de Gao pour former la nouvelle région de Tombouctou, par l'ordonnance du Comité militaire de libération nationale du [7].

En 2011, lors de l'établissement de nouvelles régions, elle passe d'une superficie de 170 572 km2 à son aire actuelle, au profit des régions de Ménaka, le redécoupage administratif est initié par le président Amadou Toumani Touré. Le , le gouvernement adopte un projet de loi portant création des circonscriptions, cercles et arrondissements des régions de Tombouctou, Taoudénit, Gao et Ménaka. L'ancien Cercle de Ménaka qui appartenait à la région de Gao devient la région de Ménaka[8].

Histoire récente

modifier

Depuis 2012, la région subit la guerre du Mali avec une certaine activité de différents groupes[9].

Subdivisions

modifier

La région de Gao comprend quatre cercles (Ansongo, Bourem, Gao et Ménaka), qui regroupent 24 communes.

Après l'adoption de la loi créant la région de Ménaka, la région de Gao sera constituée par[8] :

  • le cercle de Gao comprenant les Arrondissements de Gao central, Djébock, Haoussa–Foulane, N’Tillit, Tin-Aouker et Wabaria,
  • le cercle d'Almoustrat comprenant les Arrondissements de Almoustrat central, Agharous, Ersane, M’Beikit Ljoul et Tabankort,
  • le cercle d'Ansongo comprenant les Arrondissements de Ansongo central, Ouattagouna, Talatatye et Tessit,
  • le cercle de Bourem comprenant les Arrondissements de Bourem central, Bamba et Téméra.

En , la Loi 2023-006 subdivise le pays en 19 régions et un district, la région de Gao est composée de 16 cercles, divisés en 41 arrondissements, 44 communes et 428 VFQ (villages, fractions ou quartiers).

Cercles de la région de Gao[10]
Code Cercle Arrondissements Communes
0701 Cercle de Gao 2 2
0702 Cercle de Bourem 2 2
0703 Cercle de Ansongo 2 4
0704 Cercle de Almoustrat 3 4
0705 Cercle de Bamba 2 2
0706 Cercle de Ouattagouna 3 3
0707 Cercle de Soni Aliber 2 2
0708 Cercle de Djebock 3 3
0709 Cercle de Talataye 2 2
0710 Cercle de Tessit 4 4
0711 Cercle de N'Tillit 2 2
0712 Cercle de Gabéro 2 2
0713 Cercle de Ersane 2 2
0714 Cercle de Tabankort 4 4
0715 Cercle de Tin-Aouker 2 2
0716 Cercle de Kassambéré 4 4

Démographie et population

modifier
Composition de la population régionale en % (2023)[11]
Groupe Région de Gao Drapeau du Mali Mali
Sonraï 54,14,8
Touaregs 32,73,9
Arabes 5,80,6
Bamanan 3,635,9
Peuls 2,112,8
Bozo 0,51,9
Maures, Souraka 0,31,1
Autres 0,939,0
Total 100100

La population régionale atteint 827 614 habitants soit 3,58 % de la population nationale malienne, lors du 5e recensement général de la population et de l'habitat réalisé en 2023. Les Sonrhaï et les Touaregs constituent les principales ethnies de la région.

La population a été multipliée par près de 1,4 depuis 1998, soit un taux d'accroissement moyen annuel de 3,0 % entre 1998 et 2009. Le cercle d'Ansongo a connu la plus forte augmentation de la population (+58 %) suivi par ceux de Gao et Bourem (respectivement +40 % et +35 %).

Les femmes représentent 49,8 % de la population.

La région de Gao est devenue, au fil des mouvements migratoires, pluri-ethnique, composée notamment de :

Conseil régional

modifier

A l’instar des autres régions du Mali, la Région de Gao est une Collectivité territoriale créée en , elle dispose d'un Conseil régional règlant les affaires de la Région relatives au développement économique, social et culturel[12].

Économie et transports

modifier
Pirogues sur les rives du Niger à Gao, Mali (1990)

Le , le président Amadou Toumani Touré a posé la première pierre du barrage de Taoussa dans le cercle de Bourem. Ce barrage est la composante principale d’un projet, dont le coût estimatif est de 142 milliards de francs CFA, qui prévoit également des ouvrages annexes, une route d’accès de 130 km entre le site du barrage et Gao via Bourem, une centrale électrique de 25 MW, un réseau d’énergie électrique desservant les villes de Bourem, Gao et Bamba et des aménagements hydro-agricoles avec 185 000 hectares de terre aménagée[13].

Culture

modifier

Voir aussi

modifier

Notes et références

modifier
  1. Loi N°99-035 du 10 août 1999 portant création des collectivités territoriales de cercles et de régions.
  2. Forêts classés de Djidara, Zindiga, Baria, Mozonga. République du Mali, Ministère de l’Environnement, Direction nationale de la conservation de la nature, Rapport annuel d’activités 2007, Bamako, janvier 2008, annexe 1
  3. République du Mali, Ministère de l’Environnement, Direction nationale de la conservation de la nature, Rapport annuel d’activités 2007, Bamako, janvier 2008, annexe 1
  4. Arrêté du 31 décembre 1907
  5. Archives nationales d'Outre-mer, Cercle de Gao, 29 décembre 2016
  6. Journal Officiel du Mali, Loi N°60-5/AL-RS du 7 juin 1960 portant sur l'organisation des régions et des assemblées régionales de la République soudanaise, p.III, 13 juillet 1960
  7. Ordonnance No 77-44/CMLN portant réorganisation territoriale et administrative de la République du Mali cité par Kô Samaké, Modibo Keïta, Recherche sur l’Historique de la Décentralisation au Mali : De la Période Coloniale à la 3e République, Penser pour agir.org, 7 février 2006
  8. 1 2 Gouvernement du Mali, « Conseil des Ministres du 14 décembre 2011 », journaldumali.com,
  9. (en) « CTD », sur connecting-in-times-of-duress.nl (consulté le ).
  10. Mali News Tv, Projet de loi portant création des circonscriptions administratives, 22 février 2023.
  11. « Recensement général de la population 2023, p.103 », sur instat-mali.org.
  12. Loi 99-035 du 10 août 1999 portant création des collectivités territoriales Cercles et Régions
  13. Chahana Takiou, Pose de la première pierre du barrage de Taoussa par ATT ce samedi : Le développement véritable du Nord a enfin commencé, 22 septembre, 1er février 2010