Garde royale marocaine
La Garde royale marocaine (en arabe : الحرس الملكي المغربي) est un corps militaire des Forces armées royales marocaines chargé de la protection du roi du Maroc et de la garde des palais royaux.
| Garde royale | |
| Création | 1956 |
|---|---|
| Pays | |
| Allégeance | Forces armées royales |
| Type | Garde royale |
| Effectif | 6 000 |
| Garnison | Rabat |
| Commandant | Général de Division Abdelaziz Chater[réf. nécessaire] |
| modifier |
|
Créée sous sa forme actuelle en 1956, elle est issue de la Garde noire apparue à la fin du XVIIIe siècle à l'initiative du sultan alaouite Ismaïl ben Chérif, elle-même héritière d’une tradition militaire étatique bien antérieure, déjà consolidée sous les Almoravides au XIe siècle.
Histoire
modifierOrigines
modifierLa Garde Royale marocaine constitue un corps d'armée au service du souverain, héritage de la garde noire dont l'origine remonte à l'époque Alaouite[1],[2],[3] à la fin du XVIIIe siècle tout en s’inscrivant dans une tradition militaire plus ancienne déjà structurée sous les Almoravides au XIe siècle de recrutements forcés d'Africains subsahariens[4]. Elle était autrefois appelée Garde noire, ses soldats étant recrutés dans la population noire du sud du Maroc[5].
Elle tombe en second plan par la montée du féodalisme des Caïds au XIXe siècle qui s’appuient sur l'ancien système de police militaire provinciale anciennement nommé Mokhazni et aujourd'hui Forces Auxiliaires.
À l'établissement du protectorat français, la Garde noire compte 500 hommes. L'effectif est ensuite porté à 800 et la Garde est renommée garde chérifienne[6]. Le modèle du corps de cavalerie actuel est inspiré du corps de cavalerie traditionnel de spahis du dey d'Alger, intégration faite durant la domination française en Afrique[7].
- La garde noire en tenue de cérémonie devant une mosquée de Rabat où le sultan prie, en 1916.
- Gardes à cheval en 1917.
- Photographie colorisée de l'infanterie de la Garde noire en 1925.
- Photographie colorisée de la cavalerie de la Garde noire en 1925.
Après l'indépendance
modifierLors de l'indépendance du pays en 1956, le Garde royale est nommée au lieu de Garde Chérifienne et prend sa forme actuelle. Elle est créée et organisée en tant que corps autonome des Forces armées royales. Elle cesse d'être une unité noire mais est constituée de Marocains de toutes origines ethniques[6].
En 1999, elle compte environ 6000 hommes à pied, 350 cavaliers et 40 artilleurs[6].
- Garde à cheval devant l'entrée du mausolée Mohammed-V, en 2014.
- Gardes montés en patrouille devant le mausolée en 2011.
- Garde à pied devant le mausolée en 2012.
Organisation
modifierLes cavaliers de la Garde sortent pendant les fêtes nationales et religieuses, escortent le Roi et accueillent les chefs d'État étrangers. La Garde royale entraîne également ses chevaux aux sports équestres[8].
Références
modifier- ↑ (en) « ʿAbīd al-Bukhārī | Black Guard, Moroccan Army | Britannica », sur www.britannica.com (consulté le )
- ↑ Chouki El Hamel, « ‘Race’, slavery and Islam in Maghribi Mediterranean thought: the question of the Haratin in Morocco », The Journal of North African Studies, vol. 7, no 3, , p. 29–52 (ISSN 1362-9387, DOI 10.1080/13629380208718472, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Chouki El Hamel, Black Morocco: A History of Slavery, Race, and Islam, Cambridge University Press, (ISBN 978-1-107-02577-6, lire en ligne)
- ↑ Nazarena Lanza, « D’une Afrique à l’autre », dans Hommes et sociétés, Karthala, , 23–36 p. (ISBN 978-2-8111-0505-1, DOI 10.3917/kart.peral.2011.02.0023, lire en ligne)
- ↑ « La Garde royale marocaine sur les Champs-Elysées », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 « Un millier d'hommes au service de la dynastie chérifienne », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le )
- ↑ Jean Balazuc, Les troupes indigènes: ils sont morts pour la France, L'Harmattan, (ISBN 978-2-343-22118-2, lire en ligne), p. 16
- ↑ Sophie Landrin, Du rôle actuel du cheval au Maroc (thèse de doctorat vétérinaire), École nationale vétérinaire d'Alfort, (lire en ligne), p. 166, 196