Gare de La Béraudière
La gare de La Béraudière est une gare ferroviaire française de la ligne de Saint-Étienne-Le Clapier à La Béraudière, située sur le territoire de la ville de Saint-Étienne, dans le département de la Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
| La Béraudière | |
Puits Ferrouillat à proximité de la gare de La Béraudière. | |
| Localisation | |
|---|---|
| Pays | France |
| Commune | Saint-Étienne |
| Quartier | La Béraudière |
| Coordonnées géographiques | 45° 25′ 04″ nord, 4° 22′ 39″ est |
| Gestion et exploitation | |
| Propriétaire | SNCF |
| Code UIC | 87726182 |
| Services | fermée |
| Caractéristiques | |
| Ligne(s) | Ligne de Saint-Étienne-Le Clapier à La Béraudière |
| Historique | |
| Mise en service | vers 1850 |
| Fermeture | vers 1960 |
| modifier |
|
C'est une gare fermée au service ferroviaire et désormais détruite. Elle est auparavant uniquement ouverte au trafic de marchandises et particulièrement de la houille extraite de certains puits du bassin houiller de la Loire.
Situation ferroviaire
modifierLa gare était située entre les tunnels de Montmartre et de La Béraudière à environ 2 km du début de la ligne en gare du Clapier[1]. Elle est située à proximité directe du puits Ferrouillat dont l'embranchement longe la voie[2]. La gare de La Béraudière est uniquement ouverte à l'expédition des agglomérés de houille, de la coke et de la houille[3].
Vue aérienne de la gare de La Béraudière en 1949.
|
Histoire
modifierLa ligne de Saint-Étienne-Le Clapier à La Béraudière constitue la seule section subsistante du Chemin de fer de Montrambert[4]. De 1859 à 1897, elle suit un tracé direct entre la gare de Saint-Étienne-Le Clapier et l'embranchement du puits Saint-Dominique via la gare de La Béraudière[1]. La ligne est embranchée en gare du Clapier à la ligne de Saint-Georges-d'Aurac à Saint-Étienne-Châteaucreux.
De 1897 aux années 1960, un second tracé est construit par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) en raison des affaissements du tunnel de Montmartre et de la dangerosité du plan incliné présent originellement entre Le Clapier et le puits Montmartre. Ce nouveau tracé réutilise la section de l'ancienne ligne traversant le lieu-dit de La Chauvetière où se situe la gare de La Béraudière. Il s'embranche sur la ligne de Saint-Georges-d'Aurac à Saint-Étienne-Châteaucreux près de la gare de Bellevue. La section située entre le tunnel de Montmartre désormais abandonné et la gare de La Béraudière est convertie en faisceau pour la réception des wagons vides et la formation des trains chargés du charbon extrait des puits Montmartre, Ferrouillat et Saint-Dominique[2],[5]. La SNCF devient propriétaire de la gare de La Béraudière en 1938. La ligne est entièrement abandonnée au début des années 1960[6] et les bâtiments de la gare sont laissés à l'abandon puis détruits avant 1973 avec l'urbanisation de la zone industrielle de La Chauvetière.
Notes et références
modifier- 1 2 « Montmartre à La Béraudière », sur wikiplm.railsdautrefois.fr (consulté le ).
- 1 2 « La gare de La Béraudière », Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire, (lire en ligne).
- ↑ Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, Nomenclature des gares, stations et haltes, , 180 p. (lire en ligne), p. 67.
- ↑ Une première gare de La Béraudière était alors présente sur cet embranchement à proximité du puits Saint-Dominique en haut du plan incliné de La Béraudière. Cette gare a vraisemblablemement été déplacée à proximité du puits Ferrouillat par la suite.
- ↑ Alban Dousson, « Annexe 7 », dans Mise en œuvre de voies vertes dans le cadre d’une politique de planification territoriale multiniveaux : cas de Saint-Étienne Métropole pour l’intégration d’anciennes voies ferrées, (lire en ligne [PDF]), p. 106.
- ↑ « Tunnel de La Béraudière », sur inventaires-ferroviaires.fr (consulté le ).
