Gaspar Willmann
Gaspar Willmann est un artiste plasticien français né en 1995 à Paris en France et ayant grandi à Royan, il est lauréat de la Maison des arts Yishu 8 à Pékin en 2023[1] et de la Fondation Salomon en 2024[2].
| Naissance | Paris |
|---|---|
| Nom de naissance |
Gaspar Willmann |
| Nationalité |
Française |
| Activité |
Artiste |
| Formation |
DNSEP, ENSBA Lyon, avec distinctions |
| Site web |
Biographie
modifierNé en 1995 à Royan, Gaspar Willmann est diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon en 2019[3]. Il remporte la même année le Prix de Paris et expose son travail à la Fondation d’Entreprise Ricard (Paris)[4].
Il obtient en 2020 une résidence à la Cité Internationale des Arts, suivit d’une résidence à la Villa Belleville en 2021, année où il participe au 65e salon de Montrouge et remporte le prix Roger Pailhas pour sa présentation avec la galerie Exo Exo à Art-O-Rama (Marseille)[5].
En 2022, Gaspar Willmann est finaliste du Prix des Amis du Palais de Tokyo[6].
En 2023, il présente son travail au FRAC Pays-de-la-Loire (Nantes) dans le cadre d’une exposition collective curatée par l’écrivain Théo Casciani[7]. La même année, il est lauréat du Prix de la Cité Internationale de la Tapisserie (Aubusson) et participe à l’exposition Sedimentation of the mind à la galerie Meessen de Clercq (Bruxelles)[8]. Cette même année, il a été lauréat de la Maison des arts Yishu 8 à Beijing. En 2023, son œuvre entre pour la première fois dans une collection publique française au FRAC Pays-de-la-Loire[9].
Une deuxième entrée dans une collection publique à lieu en 2024 au FRAC Bretagne[10].
En 2026, il réalisera une résidence à New York après avoir été lauréat de la Salomon Foundation residency en 2024[2].
Œuvre
modifierPeintre et vidéaste, il connecte ces deux pratiques par le flux des images générées, leur superposition et leur transformation. Grâce au photomontage, l’artiste combine la photographie, le « found footage », la retouche numérique ou encore la peinture à l’huile. Gaspar Willmann saisit les objets du quotidien, les formes et les images, il mobilise les représentations collectives et les comportements afin de questionner leur circulation et les problématiques qui y sont liées, dans un contexte de société technocratique qui agit sur l’affect[11],[12].
« Au-delà des histoires particulières que Gaspar Willmann fabrique en les recomposant, c’est une histoire de la circulation et de la transformation des images qu’il raconte dans son processus créatif. Dans son ordinateur tourne un fichier photoshop qui manipule une banque de données comme autant d’histoires virtuelles, non pas tant au sens aujourd’hui commun de leur existence numérique mais plutôt au sens de leur potentiel d’existence actuel ou réalisé. »[13]
Un exemple parfait de cette transformation des images est sa série des JUMAP[14], présentée notamment lors de l'exposition personnelle My ligature room in a glass house en 2024 à la galerie Exo Exo[15] qui représente l'artiste.
Expositions personnelles (sélection)
modifier2020
- La Petite Mort, Exo Exo, Paris
2021
- Fresh Widower, Art-O-Rama, Friche La Belle de mai, Marseille
2022
- Absolute bottomless baroque, Liste, Basel
- Dans des yeux clos, il n’entre pas de mouche, Exo Exo, Paris
2024
- My ligature room in a glass house, Exo Exo, Paris
Expositions collectives (sélection)
modifier2018
- ICH, Intangible cultural heritage, HFBK gallery, Hamburg
- HFBK-Jahresausstellung, HFBK, Hamburg
- Contre temps, ENSBA, Lyon
- 777, Vitrine Mini Market, Lyon
2019
- Epicenter, Wrong biennale 2019, CCCC, Valencia
- Rhizome parking garage, Wrong biennale 2019, online
- L’almanach des aléas, Fondation d’Entreprise Ricard, Paris
- Gustave, Gaspar et Hugo vont à la Salle, La Salle, Lyon
2020
- Until a new one comes along, Cité Internationale des Arts, Paris
- BAITBALL (01) I’ll slip an extra shrimp on the barbie for you, Palazzo San Giuseppe, Polignano a Mare
2021
- Keep your face to the sun and you will never see the shadows, Les laboratoires de la création, Paris
- Sentimental Hackers, Confort Mental, Paris
- La vie normale, Exo Exo, Paris
- Maze, cur. Eladio Aguilera Hermoso, ChezKit, Pantin
- 65e Salon de Montrouge, Paris
2022
- 72e Festival Jeune Création, Fondation Fiminco, Romainville
- Des corps libres - Une jeune scène Française, Reiffers Art Initiatives, Paris
- Like Dracula dodging the Cross, Galerie Imane Farès, Paris
2023
- Kelley Walker, Gaspar Willmann, Tyler Wood Gallery, New York
- A Sedimentation of the Mind, Meessen de Clercq, Brussels
- Vous n’avez pas besoin d’y croire pour que ça existe (It doesn’t go away even if you stop believing in it), cur. Théo Casciani,
FRAC Pays de la Loire, Carquefou
- Rooms, cur. Rawad Baaklini, Huidenclub, Rotterdam
- 100%, La Villette, Paris
- Babele, Spazio Muza, Turin
2024
- Lossy Life, Exo Exo hosted by Wanda Gallery for Constellations 2024, Wanda Gallery, Warsaw
- Caroline’s home, Maison Populaire, Montreuil
Prix et sélections
modifierPrix
modifier2019
- Lauréat du Prix de Paris, ENSBA Lyon
- Lauréat du Prix Linossier ENSBA Lyon
- Lauréat du Prix du Jury, Festival de la Jeune Vidéo, ENSAD, Paris
2020
- Lauréat de l'aide à la production FRAC Nouvelle-Aquitaine MÉCA, Bordeaux
2021
- Lauréat du prix Roger Pailhas, Art-o-rama, Marseille
2023
- Lauréat, Prix Yishu 8 France, Beijing
- Lauréat du prix Cité internationale de la tapisserie, Aubusson
2024
- Lauréat, Salomon Foundation residency, NYC
Sélections
modifier2022
- Finalist, Prix des amis du Palais de Tokyo, Paris
Résidences
modifier2020
- Sigg Art Foundation residency, Le Beausset
- La Cité Internationale des Arts, Paris
2021
- Villa Belleville, Paris
2022
- Artagon Pantin, Pantin
Collections Publiques
modifier- 2023 : FRAC Pays-de-la-Loire
- 2024 : FRAC Bretagne
Notes et références
modifier- ↑ (en) Li Yingxue, « New impressions of Beijing », China Daily, (lire en ligne)
- 1 2 « salomon foundation residency award », sur Fondation Salomon (consulté le )
- ↑ Ingrid Luquet-Gad, « Gaspar Willmann, l’artiste qui digère les images du monde post-Internet », Numéro Art,
- ↑ « L'Almanach des aléas », sur Fondation d'entreprise Pernod Ricard (consulté le )
- ↑ « Prix Roger Pailhas », sur Art-o-rama (consulté le )
- ↑ Line Ajan, « Prix des Amis du Palais de Tokyo, Sept. 2022 », (consulté le )
- ↑ « Vous n’avez pas besoin d’y croire pour que ça existe », sur Frac des Pays de la Loire (consulté le )
- ↑ (en + fr + nl) « A Sedimentation of the Mind », sur Meessen (consulté le )
- ↑ « Le pixel mort (dusk) », sur Frac des Pays de la Loire (consulté le )
- ↑ « DTVMYSSF ou De trop voir, mes yeux se sont fermés », sur Frac Bretagne (consulté le )
- ↑ Temple Magazine, « Gaspar Willmann », Temple Magazine, (lire en ligne)
- ↑ (en) Mathieu Buard, « GASPAR WILLMANN : The naked eye ? Falsifications, AI and captcha, a true story. », Temple Magazine, vol. 11, (lire en ligne [PDF])
- ↑ Antoine Champenois, « Gaspar Willmann : la petite mort », Artaïs Art Contemporain, 27 novembre 2020 (lire en ligne)
- ↑ (en) Duncan Poulton, « Gaspar Willmann », YAC Interviews with Artists, (lire en ligne)
- ↑ (fr + en) Nastasia Hadjadji, « My ligature room in a glass house », sur Exo Exo (consulté le )
Voir aussi
modifierPublications
modifier- Gaspar Willmann, NEW AGE SAME SAME, Exo Exo, 2022
- Gaspar Willmann, Lento violento, 2022
- Gaspar Willmann, Jeudi matin et mon trisaïeul, Éditions Extensibles, 2019
- Gaspar Willmann, I,Mago, 2018
- Gaspar Willmann, Ifoop, 2018
Presse
modifier- Li Yingxue, New impressions of Beijing, China Daily, 2024
- Camille Velluet, Caroline’s Home à la Maison Pop, ZeroDeux #107, 2024
- Claire Moulène, Caroline’s Home, le réduit séduit, Libération,
- Duncan Poulton, Interview by Duncan Poulton, Young Artists in Conversation, janvier 2023
- Ingrid Luquet-Gad, Gaspar Willmann, l’artiste qui digère les images du monde post-Internet, Numéro Art, novembre 2021
- FreeTime, Issue no 3
- Portfolio, Mouvement Magazine no 110
- Portrait, Temple Magazine, février 2021
- Painters for a new millenium, Numéro Art no 7, 2020
- Antoine Champenois, Gaspar Willmann : la petite mort, Artaïs Art Contemporain,
