Gaspard Abdon Delasoie

botaniste suisse

Gaspard Abdon Delasoie (ou De la Soie[note 1]) est un chanoine de la congrégation du Grand-Saint-Bernard et un naturaliste suisse, né à Sembrancher le et mort à Martigny le .

Gaspard Abdon Delasoie
Biographie
Naissance
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Abréviation en botanique
De la SoieVoir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Gaspard Abdon Delasoie naît à Sembrancher le . Après ses études à l'abbaye de Saint-Maurice, il entre le dans la congrégation des chanoines réguliers du Grand-Saint-Bernard[1]. Ceux-ci ne se limitent pas à leur vocation religieuse et caritative ; ils sont aussi connus dès le XVIIe siècle pour leur intérêt scientifique, qui va croissant depuis le milieu du XVIIIe siècle[2] et, à la suite des chanoines Laurent-Joseph Murith, Jean-Jerôme Darbellay et François-Joseph Biselx, Gaspard-Abdon Delasoie perpétue la tradition de naturaliste[3],[4],[5]. La botanique est son délassement favori, il y consacre les moments de loisirs que lui laisse son poste d'économe de l'hospice du Grand-Saint-Bernard avec charge de la réception des voyageurs, du mois d' au mois de , date à laquelle il est nommé chapelain et professeur à Sembrancher[6].

Devenu membre de la Société helvétique des sciences naturelles en 1861[7], il figure la même année, aux côtés de son confrère le chanoine Pierre-Germain Tissières, parmi les membres fondateurs de la Société hallérienne de Genève, renommée Société murithienne de botanique quelques années plus tard[3],[8]. En 1862, il devient membre de la Société d'histoire de la Suisse romande[7].

En 1865, il est nommé curé de Bovernier, fonction qu'il exerce jusqu'à sa mort en 1877[9]. Au décès de Tissières en 1868, il lui succède en devenant le deuxième président de la Société murithienne[6],[2].

Gaspard Abdon Delasoie meurt à Martigny le après quelques mois de maladie ; conformément à son souhait, ses obsèques ont lieu à Bovernier où il est inhumé[10].

Œuvres

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Publications

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Gaspard Abdon Delasoie est l'auteur de plusieurs contributions botaniques publiées dans le Bulletin de la Murithienne, parmi lesquelles[11] :

  • Catalogue des plantes de la vallée de Bagnes (1862) ;
  • Les Hieracia du Valais (1862) ;
  • Observations sur le gui (1870) ;
  • Description de nouvelles roses, déterminées par Messieurs Puget et Lagger, trouvées par M. De la Soie (1873) ;
  • Notes du Rév. Chanoine De la Soie pour servir à l'étude du genre Sempervivum (1875).

S'intéressant aussi à la géologie, il est également l'auteur de « Notes sur le terrain géologique du Valais » (1876).

Manuscrits

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Le chanoine Delasoie est également l'auteur de manuscrits inédits, certains présentés sous forme de communications à la société Murithienne[12],[13], notamment :

  • Altidude de différentes stations du Valais : ce tableau destiné à renseigner l'altitude des localisations des espèces de plantes donne l'altitude de près de 500 stations ;
  • Arbres et arbustes du Valais : liste de 188 espèces avec indication des localités et des dates de floraison ;
  • Plantes suisses qui ne se trouvent qu'en Valais : liste de 117 espèces avec indication des localités et des dates de floraison.

Herbier

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À sa mort, son herbier comptait plus de 4 000 spécimens[14].

Postérité

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Les archives de Gaspard Abdon Delasoie sont conservées avec les archives du Grand-Saint-Bernard à l'abbaye de Saint-Maurice[13].

Son nom a été donné à une espèce de roses, Rosa delasoiei, et une espèce de joubarbes, Sempervivum delasoiei[15].

Notes et références

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  1. ↑ La plupart des sources adoptent la graphie « Delasoie », mais l'IPNI retient « De la Soie » qui correspond à la signature de ses publications.

Références

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  1. ↑ Emonnet 1877, p. 11-12.
  2. 1 2 Jean-Pierre Voutaz, « Des chanoines érudits », sur notrehistoire.ch, (consulté le ).
  3. 1 2 Gregor Zenhäusem, « Le Grand-Saint-Bernard », dans Les chanoines reguliers de Saint-Augustin en Valais, coll. « Helvetia Sacra, Section IV » (no 1), (ISBN 3-7190-1595-5, lire en ligne), p. 93.
  4. ↑ Lucien Quaglia, « Notice sur les chanoines du Saint-Bernard qui se sont distingués dans les sciences naturelles », Bulletin de la Murithienne, vol. 100,‎ , p. 9-14 (lire en ligne, consulté le ).
  5. ↑ Hans Peter Fuchs, « Histoire de la botanique en Valais : I. 1539-1900 », Bulletin de la Murithienne, vol. 106 ,‎ , p. 119-168 (lire en ligne, consulté le ).
  6. 1 2 Emonnet 1877, p. 12-13.
  7. 1 2 Emonnet 1877, p. 13.
  8. ↑ « La Murithienne, société valaisanne des sciences naturelles : Son histoire », sur fondationmarietan.ch (consulté le ).
  9. ↑ « Notre paroisse a été administrée par les curés suivants », sur bovernier.ch (consulté le ).
  10. ↑ Emonnet 1877, p. 18.
  11. ↑ Paul Tillet, « Notice sur la Société Murithienne du Valais », Annales de la Société botanique de Lyon, vol. 7, Mémoires – Comptes-rendus des séances 1878-1879,‎ , p. 251-255 (lire en ligne, consulté le ).
  12. ↑ Emonnet 1877, p. 14.
  13. 1 2 « Gaspard Delasoie, chanoine », Archives du Grand-Saint-Bernard, sur abbaye de Saint-Maurice (consulté le ).
  14. ↑ Emonnet 1877, p. 16.
  15. ↑ (en) « delasoiei », sur IPNI (consulté le ).

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Jules Emonnet, « Notice biographique sur le Chanoine Gaspard Delasoie, curé de Bovernier », Bulletin de la Murithienne, nos 7-8,‎ , p. 11-18 (lire en ligne, consulté le ).

Liens externes

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