Gasterophilus intestinalis
Gasterophilus intestinalis (horse bot-fly pour les anglosaxons) est une grosse mouche de la famille des Oestridae.
dont la larve est un
parasite intestinal).
Ce diptère fait partie d'une catégorie autrefois nommée « Œstre » dont les larves sont des parasites.
La larve de Gastrophilus intestinalis cause chez les équidés (cheval, âne) une maladie parasitaire dite gastérophilose ou gastrophilose du cheval (ou de l’âne). D'autres animaux peuvent aussi être infestés [1].
Synonymie
modifier- Gasterophilus intesinalis Deg.,
- Gastrophilus equi
Morphologie
modifierLa mouche adulte mesure entre 10 et 15 millimètres[2.1]. Elle est épaisse, foncée, et son corps est recouvert de petits poils[2.1].
Il en existe différentes descriptions pour un même nom d’insecte, qui laissent penser qu’il a pu exister des confusions de classification ou d’identification[source insuffisante]. Le Larousse agricole de 1921 décrit une mouche de couleur jaunâtre à abdomen plus foncé (fig, 830) aux ailes transparentes et traversées en leur milieu par une bande brune. D'autres auteurs présentent cette mouche comme un cosmopolite, au thorax plus foncé que l’abdomen et en forme de goutte d’eau, sans mentionner ni décrire la barre colorée sur l’aile[3].
Bioécologie
modifierGasterophilus intestinalis est retrouvée dans le monde entier[2.2].
Saisonnalité
modifierElle est saisonnière et mal connue chez les chevaux sauvages, mais elle peut être évaluée à partir d'études vétérinaires faites sur les chevaux tués dans les abattoirs. En Suède, 12.3% d'un lot de 461 chevaux âgés de 1 à 30 ans présentaient à l'abattoir des larves (entre octobre et juin)[4]. Dans le Kentucky, un suivi sur 22 ans (1951-1973) des larves de Gasterophilus intestinalis de 2e et 3e stades a montré que G. intestinalis avait infecté 98,7% de ces chevaux (avec en moyenne 168 larves par cheval), atteignant son minimum en septembre et son maximum en mars[5].
Cycle de vie
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b : œuf collé sur poil
c, d et e : différents stades larvaires.
Le cycle complet de vie de l'espèce dure un an, sous un climat tempéré[2.1].
La mouche adulte, qui vit quelques jours, pond jusqu'à mille œufs sur les poils d'un équidé, généralement au niveau des membres antérieurs[6] et des épaules. Les œufs sont beiges, allongés et mesurent entre un et deux millimètres[2.1].
Les larves de Gasterophilus sont ensuite ingérées par léchage et se fixent pour plusieurs semaines dans la cavité buccale, en creusant des galeries dans les muqueuses orales[2.1]. Les larves (L2) atteignent le pharynx puis l'estomac pour se fixer à la paroi gastrique et y poursuivre leur développement pendant une dizaine de mois[2.1]. Les larves matures L3 sont ensuite excrétées dans les matières fécales au printemps ou en été. Elles se transforment en pupe et restent un à deux mois dans le sol, avant de se transformer en adultes[6].
Importance épidémiologique et médicale
modifierLes Gasterophilus intestinalis sont à l'origine de myiases chez les chevaux et les ânes[2.2]. Les insectes adultes sont à l'origine de vives réactions chez les chevaux, lorsque les femelles cherchent à pondre leurs œufs sur la robe des équidés[2.2]. Les larves ingérées peuvent engendrer des ulcères et de l'inflammation, les lésions pouvant ensuite se compliquer d'infections bactériennes[2.2].
Lutte
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(Musée zoologique de Strasbourg).
- médicaments antiparasitaires:
- Macrolides: ivermectine, moxidectine (endectocide à large spectre); seule l'ivermectine est efficace contre tous les stades larvaires
- organophosphorés : trichlorfon, dichlorvos sont actifs contre les L3
Notes et références
modifier- ↑ Barakaeli Abdieli Ndossi, Eblate Ernest Mjingo, Maulid Mzinga Mdaki, Marry Wokusima Zebedayo, Seongjun Choe, Mohammed Mebarek Bia, Heejae Yang, Sungbo Seo et Keeseon S. Eom, « Gasterophilus intestinalis infestation in lion (Panthera leo) and plains zebra (Equus quagga) in the Serengeti ecosystem: Morphological and molecular profiling », Parasite, vol. 31, , p. 58 (ISSN 1776-1042, DOI 10.1051/parasite/2024060)
- (en) Domenico Otranto et Richard Wall, Veterinary Parasitology, Wiley-Blackwell, , 896 p. (ISBN 978-1-394-17635-9)
- ↑ Zahradnik-Severa, dans leur Guide des insectes publié chez Hatier (1984 et rééditions).
- ↑ Höglund, J., Ljungström, B. L., Nilsson, O., Lundquist, H., Osterman, E., & Uggla, A. (1996). Occurrence of Gasterophilus intestinalis and some parasitic nematodes of horses in Sweden. Acta Veterinaria Scandinavica, 38(2), 157-165 (résumé)
- ↑ Drudge J.H, Lyons E.T, Wyant Z.N & Tolliver S.C (1975) Occurrence of second and third instars of Gasterophilus intestinalis and Gasterophilus nasalis in stomachs of horses in Kentucky. American journal of veterinary research, 36(11), 1585-1588 (résumé).
- 1 2 « Gastérophiloses des chevaux - Gastérophiles - ESCCAP France », sur www.esccap.fr (consulté le )
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- (en) Fauna Europaea : Gasterophilus intestinalis (De Geer, 1776) (consulté le )
- (fr + en) ITIS : Gasterophilus intestinalis (De Geer, 1776)
- (en) Animal Diversity Web : Gasterophilus intestinalis
- (en) NCBI : Gasterophilus intestinalis (taxons inclus)