Gaston Cotte

chirurgien français

Gaston Cotte, né le à Lyon et mort le dans la même ville, est un chirurgien et gynécologue français.

Gaston Cotte
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Gaston Léon Gratien CotteVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Fratrie
Albert Cotte

Professeur à la faculté de médecine de Lyon et chirurgien des hôpitaux de Lyon, il a travaillé notamment sur la chirurgie abdominale, la chirurgie biliaire, la chirurgie réparatrice et le traitement chirurgical des douleurs gynécologiques[1].

Biographie

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Formation et débuts

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Gaston Léon Gratien Cotte naît à Lyon le 14 novembre 1879. Il est le second de quatre enfants, le fils de Léon Cotte (1843-1917), négociant en soieries, tout comme son grand-père l'avait été, après avoir exercé le métier de percepteur, dans l'Isère, et de Sophie Pirjantz (1854-1943), d’origine turc (Smyrne). Son frère, Albert Cotte (1878-1954) était un célèbre marchand de soie, époux de Jeanne Perriollat, la sœur de son épouse, Louise Perriolat.

Il entreprend des études scientifiques et médicales, entre en 1897 à la Faculté des Sciences du quai Claude-Bernard, puis devient interne des hôpitaux de Lyon. Il travaille dans l’entourage de plusieurs figures de la chirurgie lyonnaise (Antonin Poncet, René Leriche) et s’intéresse rapidement à la chirurgie abdominale, à la chirurgie biliaire, à la chirurgie osseuse et à la gynécologie. En 1908, il soutient à la faculté de médecine et de pharmacie de Lyon une thèse intitulée Traitement chirurgical de la lithiase biliaire et de ses complications[2].

Carrière hospitalière et universitaire

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Gaston Cotte accomplit l’essentiel de sa carrière à Lyon. Il devient chirurgien des hôpitaux de Lyon et professeur à la faculté de médecine. Ses premiers travaux portent principalement sur la chirurgie digestive et biliaire. Il publie également sur la chirurgie des cancers, les maladies infectieuses, les affections tuberculeuses et la chirurgie gynécologique[1].

Il s’intéresse ensuite de plus en plus aux troubles fonctionnels de l’appareil génital féminin. Son ouvrage Les troubles fonctionnels de l’appareil génital de la femme, consacré à leur étude physiologique, clinique et thérapeutique, reçoit le prix Huguier de 1928 de l’Académie de médecine et le prix Montyon de 1929 de l’Académie des sciences[3].

Première Guerre mondiale

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Au début de la Première Guerre mondiale, Gaston Cotte est chirurgien des hôpitaux de Lyon. Il sert comme médecin militaire dans les formations sanitaires rattachées au XIVe corps. Il participe au traitement des blessés sur plusieurs secteurs du front, notamment en Alsace, en Lorraine et dans la Somme.

Son activité militaire porte en particulier sur la chirurgie des blessures de guerre et la chirurgie osseuse réparatrice. Des notices biographiques indiquent également qu’il travaille à l’hôpital du Grand-Palais, à Paris, puis qu’il est envoyé à Salonique en 1917 comme chirurgien consultant de l’armée d’Orient. Ce dernier point devra toutefois être confirmé par les archives militaires et les dossiers du Service de santé des armées.

Gaston Cotte est nommé chevalier de la Légion d’honneur à la fin de l’année 1918, alors qu’il est médecin-major de première classe territoriale. Il reçoit également la Croix de guerre[1].

Travaux en gynécologie

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Après ses travaux de chirurgie générale et de chirurgie abdominale, Gaston Cotte se spécialise progressivement dans la gynécologie. Il s’intéresse notamment aux douleurs pelviennes et aux dysménorrhées résistantes aux traitements.

En 1929, il publie dans Lyon médical un article intitulé « Sur le traitement des dysménorrhées rebelles par la résection du nerf présacré ». Ce travail est cité dans des publications médicales consacrées à la chirurgie du plexus hypogastrique et au traitement des douleurs pelviennes. La résection du nerf présacré consiste à interrompre certaines voies nerveuses impliquées dans la transmission des douleurs pelviennes. L’intervention sera ultérieurement désignée sous le nom d’« opération de Cotte »[4].

En 1949, Gaston Cotte publie encore un article en anglais consacré à la technique de la neurectomie présacrée dans The American Journal of Surgery[4].

Gaston Cotte poursuit son activité scientifique jusqu’à la fin de sa vie. En 1951 paraît, avec Jacques Mathieu, l’ouvrage Clinique thérapeutique gynécologique, publié chez Masson. La Bibliothèque nationale de France recense par ailleurs plusieurs dizaines de ressources textuelles associées à son nom

Gaston Cotte est décédé à Lyon en 1951, à l'âge de 71 ans.

Postérité

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Une rue du huitième arrondissement de Lyon porte son nom.

Notes et références

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  1. 1 2 3 « CTHS - COTTE Gaston », sur cths.fr (consulté le )
  2. ↑ « Gallica | Vérification de sécurité », sur gallica.bnf.fr (consulté le )
  3. ↑ COTTE Gaston, Les Troubles fonctionnels de l'appareil génital de la femme. Etude physiologique, clinique et thérapeutique. Ouvrage couronné par l'Académie de médecine (prix Huguier 1928) et par l'Académie des sciences (prix Montyon 1929), Impr. Durand, (lire en ligne)
  4. 1 2 G. Cotte, « Technic of presacral neurectomy », American Journal of Surgery, vol. 78, no 1,‎ , p. 50–53 (ISSN 0002-9610, PMID 18145852, DOI 10.1016/0002-9610(49)90184-1, lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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