Gaëtan Bonnier
Gaëtan Bonnier (Saint-Leu, - Le Cannet, Alpes-Maritimes, ), est le premier général aviateur ou d'aviation de l'Armée française.
| Naissance | Saint-Leu |
|
|---|---|---|
| Décès | (à 86 ans) Le Cannet |
|
| Origine | Français | |
| Allégeance | ||
| Arme | Troupes coloniales | |
| Grade | Général de division | |
| Années de service | 1877 – 1919 | |
| Commandement | 2e Régiment d'Artillerie Coloniale 3e Régiment d'Artillerie Coloniale 16e Division d'Infanterie 19e Division d'Infanterie 35e Division d'Infanterie 16e Division d'Infanterie Coloniale |
|
| Faits d'armes | Bataille de la Somme Caporal Chef lors de l'Assaut d'Aomi | |
| Distinctions | Légion d'honneur Croix de guerre 1914-1918 |
|
| modifier |
||
Biographie
modifierFrançois Xavier Louis Henry Gaëtan Bonnier, né à Saint-Leu de La Réunion le , est le fils d'Eugène Constant Marc Bonnier (1818-1888) et de Marie Elisa Henriette de Pindray d'Ambelle[1]. Il est le frère du lieutenant-colonel Eugène Bonnier (1856-1894), surnommé « le conquérant de Tombouctou »[2]. Il est le grand-oncle de Fernand Bonnier de la Chapelle qui assassine l'amiral Darlan en 1942. Il épouse Mlle Conrad d'origine alsacienne et devient donc l'oncle par alliance de l'écrivain Paul Vialar (1898-1996).
Comme son frère aîné, Eugène, il choisit la carrière militaire. Polytechnicien promotion 1877 et officier d'artillerie de marine, il participe à la conquête du Soudan français. De 1883 à 1892, il se bat avec bravoure sous les ordres du colonel Archinard. Blessé et décoré pour faits de guerre à Oussébungou. Rentré en France, il est attaché à la direction de l'artillerie au ministère de la Marine. Il apprend la mort héroïque de son frère Eugène lors d'une reconnaissance autour de Tombouctou, le et décide de retourner au Soudan. Nommé chef de cabinet civil et militaire du gouverneur général de l'Afrique-Occidentale française, (AOF), il se fait un devoir de ramener en 1896 les cendres de son frère Eugène et de ses hommes massacrés.
Promu colonel en 1900, il enseigne à l'École supérieure de la Marine avant de diriger le laboratoire central de la Marine. Successivement il est inspecteur des fabrications d'artillerie navale, commandant de 2e régiment d'Artillerie Coloniale puis commandant supérieur de la défense de Dakar. Il rentre en France pour commander le 3e régiment d'artillerie coloniale, puis la brigade d'artillerie coloniale.
Nommé général de brigade en 1908, il passe son brevet de pilote, No 137. Gaëtan Bonnier devient ainsi le premier général aviateur de l'armée française. Nommé au commandement supérieur des troupes de l'AOF, il va révolutionner la tactique militaire en y introduisant l'aviation.
Pendant la Première Guerre mondiale, il commande du au la 19e division d'infanterie qui est mobilisée dans la 10e région militaire. Sa division est transportée par voie ferrée dans la région de Vouziers les Alleux en mission de. couverture de Sedan, vers la Meuse. Il est engagé dans la bataille de Charleroi à Arsimont. Sa division y subit de lourdes pertes et est repoussée bien au-delà de la Sambre. Sa division participe à la grande retraite des armées françaises et est engagée dans la première bataille de Guise et y est blessé le à Sains-Richaumont. Il est mis en disponibilité du au . Du au , il commande la 35e division d'Infanterie qui est engagée dans la première bataille de l'Aisne. Sa division occupe le secteur vers Moussy-sur-Aisne.
Il est mis en disponibilité du au .
Il participe à la bataille de la Somme à la tête de la 16e division coloniale du au . Il est relevé de son commandement à la suite des lourdes pertes de sa division d'infanterie. Il était en effet surnommé « sème la mort », ayant la réputation de faire peu de cas de ses hommes.
Il est réaffecté comme président de la Commission des emplois. Il est ensuite commandant supérieur des éléments des troupes coloniales ne faisant pas partie des formations engagées du camp retranché de Paris. Il termine sa carrière en 1919 comme commandant des forces de l'AOF.
Après un pèlerinage à Fort Bonnier (fort de Tirailleurs Sénégalais situé à Tombouctou, édifié le par le commandant Joffre qui reprit cette place des mains des Touaregs responsables de la mort de son frère le lieutenant-colonel Eugène Étienne Bonnier), il rentre en France pour s'adonner à l'écriture. Il meurt au Cannet, Alpes-Maritimes, le
Grades
modifier- 16/06/1908 général de brigade des troupes coloniales
- 15/02/1915 général de division des troupes coloniales
Postes
modifier- 24/04/08-12/11/10 commandant la brigade d'artillerie coloniale à Paris.
- 12/11/10-20/11/12 commandant supérieur des troupes du groupe de l'Afrique Occidentale Française.
- 20/11/12-11/04/13 en congé de fin de campagne.
- 11/04/13-24/06/14 membre du Comité technique du Génie.
- 15/11/13-24/06/14 membre du Comité consultatif de défense des colonies.
- 24/06/14-24/07/14 commandant de la 16e Division d'Infanterie et des subdivisions de région de Cosne, de Bourges, de Nevers et d'Autun.
- 24/07/14-05/09/14 commandant de la 19e Division d'Infanterie.
- 24/07/14-02/08/14 commandant des subdivisions de région de Guingamp, de Saint-Brieuc, de Rennes et de Vitré.
- 05/09/14-03/10/14 en disponibilité.
- 03/10/14-07/05/15 commandant de la 35e Division d'Infanterie.
- 07/05/15-28/06/15 en disponibilité.
- 28/06/15-27/07/16 commandant de la 16e Division d'Infanterie Coloniale.
- 27/07/16-27/10/16 en congé de repos de 3 mois.
- 27/10/16-12/12/16 en disponibilité.
- 12/12/16-28/04/17 président de la Commission de classement des candidats aux emplois réservés aux militaires et engagés et rengagés de l'armée active
- 01/05/17-24/12/17 commandant supérieur des dépôts des Troupes Coloniales
- 24/12/17-03/12/19 commandant supérieur des troupes du groupe de l'Afrique Occidentale Française
- 03/12/19 placé dans la section de réserve.
Décorations
modifier
Grand officier de la Légion d'honneur : Chevalier (05/07/83), Officier (14/12/92), Commandeur (30/12/09), Grand Officier (11/01/16)[3]
Croix de guerre - avec palme
Médaille commémorative interalliée « médaille de la Victoire » (1914-1918)- Médaille commémorative de la Grande Guerre
Médaille coloniale
Officier de l'Instruction publique
Commandeur de l'ordre royal du Cambodge
Références
modifier- ↑ Côte S.H.D: 11 Yd 51
- ↑ Bénédicte Vergez-Chaignon, Une juvénile fureur : Bonnier de la Chapelle, l'assassin de l'amiral Darlan, Paris, Perrin, , 464 p. (ISBN 978-2-26207-690-0).
- ↑ « Cote LH/290/17 », base Léonore, ministère français de la Culture
Liens externes
modifier- Archives conservées par : Service historique de la Défense (GR 11 YD 51, FRSHD_PUB_00000355.pdf)
- Ressource relative à la vie publique :