Geneviève Jourdain

ingénieure, professeure d'université et chercheuse française

Geneviève Jourdain, née le à Entre-deux-Guiers et morte le à La Tronche, est une ingénieure, professeure et chercheuse française ayant joué un rôle éminent dans le traitement du signal[1]. Elle a particulièrement développé ses travaux en acoustique sous-marine, et a enseigné à partir de 1970 la théorie de l'information, le traitement du signal et les télécommunications.

Geneviève Jourdain
Geneviève Jourdain en 2006.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 61 ans)
La TroncheVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Geneviève Anne Marie GaramponVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
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Distinctions

Biographie

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Geneviève Jourdain naît le à Entre-deux-Guiers. Elle est diplômée ingénieure en 1966 de l'institut national polytechnique de Grenoble (INPG) - alors appelé ENSERG[1].

Spécialiste du traitement du signal et des systèmes de télécommunications, sa thèse de doctorat d'ingénieur de 1970[2] porte sur « la conception des signaux », où elle utilise de façon originale des signaux aléatoires. Elle continue d'innover dans sa thèse de doctorat ès sciences à l'INPG de 1976 (« Filtres linéaires aléatoires et non stationnaires : modèles, simulations et applications[3]) » et dans ses travaux périphériques, en intégrant des données non-stationnaires dans des modélisations sur l'acoustique sous-marine[4].

Elle enseigne à l'INPG à partir de 1973[4].

Elle a fait des contributions importantes dans le domaine de la tomographie acoustique océanique. Il s'agit de découvrir l'emplacement et l'évolution des différents courants marins en analysant comment les ondes sonores se propagent dans une zone donnée. Cette analyse est réalisée grâce à un réseau d'émetteurs et de récepteurs immergés dans l'eau, répartis autour d'une zone de quelques centaines de kilomètres de côté. Elle et son équipe ont participé à plusieurs campagnes de mesures dans le cadre de recherches organisées par l'IFREMER dans les années 1980. Ces travaux ont conduit à la fois à des avancées fondamentales dans le domaine du traitement du signal et à des améliorations concrètes dans le domaine de la tomographie acoustique des océans[5].

Elle s'oriente vers les télécommunications vers la fin des années 1990. Elle a notamment été à l'origine, avec sa collègue Marylin Arndt, d'une collaboration entre son laboratoire et France Télécom R&D Meylan. Elle a également collaboré avec un laboratoire du CEA sur les questions des réseaux radio mobiles et des réseaux sans fil, et a participé à une équipe d'évaluation et de conseil sur ces activités[6].

Elle a joué un rôle moteur dans la construction de la discipline du traitement du signal[2]. Elle s'est notamment engagée, avec Dominique Barba, dans la création de la section « Signal et image », séparée de la section « Automatique » du Club E.E.A. (électronique, électrotechnique, automatique), qui rassemble les enseignants-chercheurs de ces disciplines[7],[8].


Publications

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  • « Synthèse de signaux certains dont on connait la fonction d’ambiguïté de type Woodward ou de type en compression », Annales Des Télécommunications, vol. 32, no 1,‎ , p. 19–23 (ISSN 1958-9395, DOI 10.1007/BF02999820, lire en ligne, consulté le ).
  • (en) avec G. Ginolhac et Jourdain, « Principal component inverse algorithm for detection in the presence of reverberation », IEEE Journal of Oceanic Engineering, vol. 27, no 2,‎ , p. 310–321 (ISSN 0364-9059, DOI 10.1109/JOE.2002.1002486, lire en ligne, consulté le ).

Distinction

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Hommage

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Portrait réalisé par les étudiantes et les étudiants de l'école Brassart.

La revue Traitement du Signal : Signal, Image, Parole lui consacre un numéro spécial en 2007, peu de temps après sa mort[10].

Une résidence étudiante CROUS, inaugurée en 2016, porte son nom sur le campus scientifique de la Presqu’île de Grenoble[11].

En 2026, elle a été choisie pour figurer dans la liste des 72 femmes scientifiques dont le nom figurera sur la tour Eiffel à côté des noms des 72 hommes scientifiques qui y figurent depuis sa construction[12].

Les étudiantes et étudiants de l'école Brassart réalisent son portrait, ainsi que celui d'autres femmes scientifiques, lors d'un éditathon[Quoi ?] sur le thème « Femmes & ingéniosité ».

Références

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  1. 1 2 « Sciences. Qui était la Grenobloise Geneviève Jourdain, dont le nom va être écrit sur la tour Eiffel ? », sur www.ledauphine.com, (consulté le )
  2. 1 2 Paul Jacquet, « Hommages à Geneviève Jourdain », Traitement du Signal : Signal, Image, Parole, vol. 24, no 4,‎ , p. 243-243 (lire en ligne [PDF])
  3. ↑ Notice du Mathematics Genealogy Project
  4. 1 2 J.L. Lacoume; B. Faure; J.Y.Jourdain. Geneviève Jourdain. Sa carrière et son œuvre, Colloque GRETSI, 11-, Troyes, p. 977-996
  5. ↑ Jean-Louis Lacoume, « Mesure de retard De l’acoustique sous-marine à la tomographie acoustique océanique », Traitement du Signal : Signal, Image, Parole, vol. 24, no 4,‎ , p. 247-257 (lire en ligne [PDF])
  6. ↑ J.L. Lacoume, B. Faure, J.Y.Jourdain et et al., « Geneviève Jourdain - Sa carrière et son œuvre », sur gretsi.fr, (consulté le )
  7. ↑ Guy Demoment, « Geneviève Jourdain et la genèse de la section « Signal et image » du Club EEA », Traitement du Signal : Signal, Image, Parole, vol. 24, no 4,‎ , p. 245-246 (lire en ligne Accès libre [PDF])
  8. ↑ « Le club EEA... - Le Club EEA » (consulté le )
  9. ↑ « Geneviève Jourdain - JORFSearch », sur jorfsearch.steinertriples.ch (consulté le )
  10. ↑ Michel Guglielmi, « Hommages à Geneviève Jourdain », Traitement du Signal : Signal, Image, Parole, vol. 24, no 4,‎ , p. 241-241 (lire en ligne [PDF])
  11. ↑ « Qui sont Geneviève Jourdain et Cécile DeWitt-Morette, dont les noms seront bientôt inscrits sur la tour Eiffel ? », sur France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, (consulté le )
  12. ↑ Isabelle Vauglin (direction), « 72 femmes de sciences pour la tour Eiffel », Femmes & sciences, (consulté le ).

Article connexe

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Liens externes

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