Gennady Trifonov, né en 1945[1] et mort en [2], est un poète russe et un opposant politique connu pour avoir critiqué le régime soviétique pour son oppression des homosexuels[3].

Gennady Trifonov
Gennady Trifonov en 2010
Biographie
Naissance
Décès
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Геннадий Николаевич ТрифоновVoir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

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Trifonov naît à Leningrad (aujourd'hui Saint-Pétersbourg) en 1945[1]. Il est harcelé par les autorités soviétiques depuis son service militaire, après avoir refusé de dénoncer d'autres homosexuels[4]. En 1976, Trifonov est arrêté et battu par la police soviétique. Bien que les motifs exacts de sa punition soient contestés, il est probable qu'il ait été pris pour cible pour avoir écrit de la poésie à thématique homosexuelle[3],[4],[2],[5]. En 1977, il écrit une lettre ouverte[6] dénonçant le traitement infligé aux hommes homosexuels dans les camps de travail soviétiques. Même s'il ne parvint pas à la faire publier en Union soviétique, cette lettre est diffusée ultérieurement grâce aux efforts de Simon Karlinsky. Ses contacts dans les pays occidentaux publient son histoire en 1977 dans plusieurs médias afin de prévenir de nouveaux abus de la part du KGB[4],[3].

Après quatre ans de détention, Trifonov est libéré mais se voit refuser un visa de sortie malgré des offres d'emploi dans des pays occidentaux. Victime de discrimination à l'embauche, il est contraint d'occuper des emplois manuels contre sa volonté. En 1986, il est de nouveau inculpé dans son pays.

Trois de ses poèmes, adressés à une danseuse géorgienne, ont été publiés au printemps 1977 dans le Gay Sunshine Journal.[5]

Après la chute de l'Union soviétique, Trifonov s'insurge des anciens dissidents qui avaient ignoré ou ridiculisé le sort des homosexuels dans les camps soviétiques[7],[8]. Il se montre sceptique quant à la tolérance future envers ceux qu'il appelle les « dissidents sexuels » dans la Russie post-soviétique, et doute également du respect des libertés individuelles et de la démocratie. Trifonov estime qu'une prise de conscience fondamentale des crimes soviétiques est nécessaire à la réforme de la Russie[8]. Selon ses estimations, plus de 60 000 personnes furent arrêtées en vertu des lois soviétiques anti-homosexualité[7].

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Gennady Trifonov » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 Shatalov, « Untitled », Index on Censorship, vol. 24, no 1,‎ , p. 45–53 (DOI 10.1080/03064229508535828)
  2. 1 2 McDaniel, « Gennady Trifonov, Dissident Russian Poet, Dies at 65 », The Gay & Lesbian Review, (consulté le )
  3. 1 2 3 Feruza Aripova, Fifty shades of vice: decolonizing the Soviet homophobic legacy. (thèse), Northeastern University, (lire en ligne)
  4. 1 2 3 (en) Simon Karlinsky, « The Case of Gennady Trifonov », The New York Review of Books,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. 1 2 Gay Sunshine Journal Spring 1977 last page
  6. ↑ Mogutin, « Gay in the gulag », Index on Censorship, vol. 24, no 1,‎ , p. 66–69 (DOI 10.1080/03064229508535832)
  7. 1 2 (en) Sasha Raspopina, « Freedom fighters: have Russia’s dissidents past and present neglected LGBTQ struggles? », New East Digital Archive,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. 1 2 Thomas Keenan, Media Cultures of the Russian 1990s: Inventing the Post-Soviet Public Sphere, , 139-174 p., « Russia’s Gay (and Not-So-Gay) Nineties: Sexual and Gender-Expression Pluralism in the First Post-Soviet Decade »

Bibliographie

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  • (en) Kevin Moss, Out of the Blue: Russia's Hidden Gay Literature : an Anthology, Gay Sunshine Press, (ISBN 978-0-940567-19-1).

Liens externes

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