Geoffroy Ier de Rancon

seigneur de Taillebourg

Geoffroy Ier de Rancon (♰ ap. 1154) est un noble saintongeais, seigneur de Vouvant, Benet, Civray, Marcillac et Taillebourg. Il commande l'avant-garde de l'armée française pendant la deuxième croisade.

Geoffroy Ier de Rancon
Fonctions
Gouverneur d'Aquitaine
Titres de noblesse
Seigneur de Vouvant, Benet,
Civray, Marcillac et Taillebourg
Biographie
Décès
Ap. 1154
Époque
Période d'activité
-
Famille
Maison de Rancon
Père
Aimery III de Rancon
Mère
Bourgogne
Fratrie
Aimery IV de Rancon
Robert de Rancon
Conjoint
Fossifie
Enfants
Bourgogne de Rancon
Aimery V de Rancon
Geoffroy II de Rancon
Berthe de Rancon
Autres informations
Grands-Parents

Géraud de Rancon
Ermengarde

Inconnu
Inconnue
Conflit
Faits d'armes
Héritier
Aimery V de Rancon

Biographie

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De nombreuses incertitudes existent concernant la généalogie de la famille de Rancon. Plusieurs auteurs ont commis des erreurs dans les filiations[1],[2],[3],[4],[5], incluant notamment dans la lignée des éléments de familles dépendantes, comme à Gençay où une famille a gardé pendant longtemps le château en leur nom, ou à Taillebourg où des personnages au rôle incertain se sont mis en évidence au XIe siècle[6].

Famille

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Geoffroy Ier de Rancon est le fils d'Aimery III de Rancon (♰ v. 1105), seigneur de Taillebourg, de Marcillac (1122-1137), et de Bourgogne (♰ ap. 1125)[7],[8] issue probablement des comtes de Nevers[9],[10].

Geoffroy a deux frères connus : Aimery IV dit le Jeune (♰ v. 1122), son aîné, auquel il succède comme chef de famille[11], et Robert dit le Bourguignon (♰ av. 1149) son cadet[7],[12].

Par sa fille Bourgogne, Geoffroy de Rancon est le grand-père de Geoffroy Ier de Lusignan, seigneur de Vouvant et de Mervent, des rois de Jérusalem et de Chypre, Guy et Aimery II de Lusignan[13],[14].

Alliance avec la maison de Lusignan

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Dans les années 1110, un violent conflit oppose les seigneurs de Parthenay et de Lusignan à leur suzerain, le duc d'Aquitaine et comte de Poitou, Guillaume IX[15],[16],[17],[18]. Le conflit se règle par la défaite des insurgés lors d'une bataille qui a lieu, le , à Taillebourg. Simon II de Parthenay est capturé[19],[20]. Il retrouve la liberté en 1120, après le versement d'une importante rançon[21],[22], mais décède subitement à Parthenay[23],[24]. Son jeune fils, Guillaume III Larchevêque, lui succède mais ne peut payer le rachat de la seigneurie. La guerre contre le comte de Poitou se poursuit jusqu'à la chute de Parthenay, le . L'année suivante, Guillaume et sa mère Emperie trouvent refuge chez Geoffroy de Rancon à Vouvant[25],[26].

À la suite de cet épisode, une alliance politique se forme entre la maison de Lusignan et celle de Rancon. Une union matrimoniale s’opère entre Bourgogne, fille aînée de Geoffroy, et Hugues VIII, héritier du seigneur de Lusignan. Cette alliance se consolide par le mariage de Berthe, seconde fille de Geoffroy, et Guillaume III Maingot seigneur de Surgères[11],[27],[28],[29].

Cette coalition s'organise afin de déstabiliser le pouvoir du comte d’Angoulême[30]. L'hostilité se matérialise en 1127 quand les seigneurs de Lusignan et de Taillebourg, soutenus par Bardon de Cognac et Itier II de Villebois, s'emparent et mettent en défense le château de Montignac, sur la Charente, situé au nord d'Angoulême[31]. En réaction, l'autorité comtale d'Angoulême et le pouvoir ducal aquitain font front commun pour reprendre la place forte[32]. Après un long siège, couteux en vies, les coalisés abandonnent de nuit Montignac[33],[34].

Mariage d'Aliénor d'Aquitaine

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En 1137, selon le Recueil des chroniques de Touraine (Chronicon turonense magnum), Geoffroy de Rancon aurait reçu dans son château de Taillebourg, pour leur nuit de noces, la duchesse Aliénor et Louis VII le Jeune, de retour de Bordeaux où a été célébré leur mariage[35],[36]. En revanche, selon la Chronique de Geoffroy de Vigeois cette première nuit se serait déroulée à Saintes[37].

Croisade

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Louis VII se croisant[38]

L'appel de Bernard de Clairvaux

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Le , Geoffroy est présent à l'assemblée convoquée par le roi à Vézelay. En compagnie de son allié Hugues VII de Lusignan, il prend la croix à la suite de la prédication de Bernard de Clairvaux[39]. Il entraine une grande partie de la noblesse saintongeaise et accompagne Louis VII de France et son épouse, Aliénor d'Aquitaine, dont il est le vassal, à la deuxième croisade en 1147[40],[41].

Le mont Cadmos

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Bataille entre Louis VII et turcs (1147/1148)
Geoffroy de Rancon et l'avant-garde[42]

En , le jour où les croisés doivent traverser le mont Cadmos, le roi de France Louis VII choisit de prendre en charge, avec son escorte, l'arrière de la colonne où marchent les pèlerins non armés et les trains de bagages. Ni Eudes de Deuil, témoin direct de l'évènement, ni Guillaume de Tyr ne mentionnent la reine, mais rien ne permet d'affirmer qu'elle ne se trouve pas au milieu de la troupe, comme à l'accoutumée. L'avant-garde, est commandée conjointement par Geoffroy de Rancon, « l'un des principaux vassaux d'Aliénor et porte-étendard du roi »[43], et par l'oncle du roi, Amédée III de Savoie, comte de Maurienne. Sans contrainte de bagages, ils atteignent le sommet du col du mont Cadmos, où ils ont reçu l'ordre de camper pour la nuit. Cependant Geoffroy choisit de continuer, décidant de concert avec le comte de Maurienne, qu'une vallée voisine, sur l'autre versant, ferait un meilleur site pour établir le campement. Une telle désobéissance aurait été courante[44],[45],[46].

En conséquence, le , au milieu de l'après-midi, l'arrière de la colonne croyant que la marche du jour est presque terminée traîne. L'armée s'est donc séparée, certains ayant déjà franchi le sommet et d'autres s'en approchant encore. À ce moment, les Turcs du sultan de Rûm, Mas`ûd Ier, qui suivent et font subir un harcèlement constant aux croisés depuis plusieurs jours[43], saisissent leur chance et attaquent ceux qui n'ont pas encore franchi le sommet. Les Francs, soldats et pèlerins, surpris, sont pris au piège. Ceux qui tentent de s'échapper sont tués. Beaucoup d'hommes, de chevaux et une grande partie des bagages sont jetés dans le canyon en contrebas. Les pertes sont lourdes et le roi se retrouve même isolé. Aujourd'hui cet évènement est connu sous le nom de la bataille du mont Cadmos[47],[48].

La responsabilité officielle du désastre est attribuée à Geoffroy de Rancon et au comte de Maurienne qui ont pris la décision de continuer. Les survivants suggèrent de pendre les fautifs. Grâce au rang de l'oncle du roi les coupables sont épargnés[49],[50],[51],[52].

Les conséquences

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Odon de Deuil[53], proche de l'abbé Suger, chapelain du roi et observateur des faits, livre son témoignage dans une chronique qu'il a rédigée, intitulée L'expédition de Louis VII en Orient[54] :

« à force de soins et de prudence nous arrivâmes ainsi jusqu'à Satalie, sans que nos forces eussent reçu aucun échec, si ce n'est cependant ce jour où l'on avait envoyé en avant Geoffroy de Rancon, messager de mort et de dommage. »

 Odon de Deuil, De profectione Ludovici VII in orientem.

« Et en ceci nous avons à garder une éternelle rancune contre Geoffroy de Rancon, que le roi lui-même avait envoyé en avant avec son oncle le comte de Maurienne. »

 Odon de Deuil, De profectione Ludovici VII in orientem.

Geoffroy est relevé de son commandement[44],[55],[56]. Il est remplacé par Évrard des Barres, maître de l'Ordre du Temple[47]. Louis VII le renvoie en Aquitaine, avant la fin de la croisade, pour administrer le duché. Geoffroy est spécialement chargé d’acquitter une dette de 30 000 sous aux Templiers et mettre en état les forteresses du pays[57],[58],[59],[60].

Retour en Poitou

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Le , à Saint-Jean d'Angely, Geoffroy souscrit à un jugement de Louis VII, roi de France et duc d'Aquitaine, en compagnie de son gendre, Hugues VIII de Lusignan[61],[62],[63].

Décès

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Geoffroy Ier de Rancon disparaît de la documentation après 1154[64].

Mariage et descendance

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Geoffroy épouse Fossifie dont l'origine reste inconnue. Le couple donne naissance à quatre enfants[7],[63],[65] :

Notes et références

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  1. Camille Fouché, Taillebourg et ses seigneurs, Chef-Boutonne, , 425 p. (lire en ligne).
  2. Jean le Saintongeais, Revue de la Saintonge et de l'Aunis, t. XXXI, Saintes, Prévost, (lire en ligne), p. 188-194.
  3. Paul Billy, Histoire de Taillebourg, Saint-Maixent-l'École, Payet, , 63 p. (lire en ligne).
  4. Marcel Fouché, « Chronologie des Seigneurs de Gençay », Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, 4e série, vol. X, 2e trim. 1969, p. 95-118 ; 256 (lire en ligne).
  5. André Debord, « Les seigneurs de Taillebourg », dans La Société laïque dans les pays de la Charente : Xe – XIIe siècles, Paris, Éditions Picard, (lire en ligne), p. 505-508.
  6. Jacques Duguet, « La famille de Rancon dans le diocèse de Saintes des origines aux environs de 1150 », Roccafortis, 3e série, vol. 1, no 6, , p. 207 (lire en ligne [PDF]).
  7. 1 2 3 André Debord, La Société laïque dans les pays de la Charente : Xe – XIIe siècles, Paris, Éditions Picard, (lire en ligne), p. 507, fig. Les seigneurs de Taillebourg et de Marcillac.
  8. Jacques Duguet, « La famille de Rancon dans le diocèse de Saintes des origines aux environs de 1150 », Roccafortis, 3e série, vol. 1, no 6, , p. 206 (lire en ligne [PDF]).
  9. Jean le Saintongeais, Revue de la Saintonge et de l'Aunis, t. XXIV, Saintes, Fragnaud, (lire en ligne), p. 408-409.
  10. Jacques Duguet, « La famille de Rancon dans le diocèse de Saintes des origines aux environs de 1150 », Roccafortis, 3e série, vol. 1, no 6, , p. 209 (lire en ligne [PDF]).
  11. 1 2 3 4 (en) Sidney Painter, « The Lords of Lusignan in the Eleventh and Twelfth Centuries », Speculum, Medieval Academy of America, vol. 32, no 1, , p. 39 (lire en ligne [PDF]).
  12. Jacques Duguet, « La famille de Rancon dans le diocèse de Saintes des origines aux environs de 1150 », Roccafortis, 3e série, vol. 1, no 6, , p. 209-211 (lire en ligne [PDF]).
  13. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 4 : Annexes 7 à 10 - Bibliographie (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), Annexe 10 : Tableaux de filiation et schémas, chap. 9 (« Le réseau familial aquitain des Lusignan à la fin du XIIe siècle »), p. 168.
  14. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 4 : Annexes 7 à 10 - Bibliographie (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne), Annexe 10 : Tableaux de filiation et schémas, chap. 15 (« L'insertion des Lusignan dans le réseau aristocratique de l'Orient latin (années 1170-1180) »), p. 174.
  15. Chartes et documents pour servir à l'histoire de l'abbaye de Saint-Maixent (éd. Alfred Richard), vol. 1, t. XVI : Archives historiques du Poitou, Poitiers, Oudin, (lire en ligne), CCXXXVIII, p. 265-266 :
    « quando Guillelmus comes et Ugo Brunus habuerunt guerram, et illa terra et alie multe combuste sunt et destructe »
    1110 : Le Plessis, à la Chapelle-Montreuil, proche du château comtal de Montreuil-Bonnin fait partie des nombreuses terres ravagées par le feu.
  16. Chartes et documents pour servir à l'histoire de l'abbaye de Saint-Maixent (éd. Alfred Richard), vol. 1, t. XVI : Archives historiques du Poitou, Poitiers, Oudin, (lire en ligne), CCXLVI, p. 272-273 :
    « Guillelmo comite, qui ipsam combuserat propter guerram Hugonis Liziniaci et cognati sui Simonis de Gastina. »
    1111 : Ingelelme de Ternant donne à l'abbaye de Saint-Maixant une borderie de terre, des maisons à Ternant (commune de Mazières-en-Gâtine) qui avaient été brulées par le comte de Poitou pendant sa lutte avec Hugues [VII] de Lusignan et Simon [II] de Parthenay.
  17. Chartes et documents pour servir à l'histoire de l'abbaye de Saint-Maixent (éd. Alfred Richard), vol. 1, t. XVI : Archives historiques du Poitou, Poitiers, Oudin, (lire en ligne), CCXLVIII, p. 275-276 :
    « Guillelmo comite impugnante Ugone et Simone nepote suo. »
    1111 : Le comte Guillaume [VII] attaque Hugues [VII] et son neveu Simon [II].
  18. Alfred Richard, Histoire des comtes de Poitou : 778-1204, t. I : 778-1126, Paris, Alphonse Picard et fils, (lire en ligne), p. 425 :
    « Andegavini fuerunt in exercitu castello Campolinario. »
    1111, Champdeniers : attaque des troupes angevines.
  19. Bélisaire Ledain, Histoire de la ville de Parthenay, de ses anciens seigneurs et de la Gâtine du Poitou : depuis les temps les plus reculés jusqu'à la révolution, Paris, Auguste Durand, (lire en ligne), Simon II, seigneur de Parthenay (1110-1121), p. 76-77.
  20. « Chronicon Sancti-Maxentii Pictavensis », dans Chroniques des églises d'Anjou (éd. Paul Marchegay et Emile Mabille), Société de l'histoire de France, Paris, Jules Renouard, (lire en ligne), MCXVIII, p. 428 :
    « Comes pugnavit cum Simone Partiniacensi et avunculo suo Hugone ; v° idus augusti devicit eos et Simonem cepit cum multis aliis. »
  21. Alfred Richard, Histoire des comtes de Poitou : 778-1204, t. I : 778-1126, Paris, Alphonse Picard et fils, (lire en ligne), p. 487.
  22. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), p. 68-70.
  23. Bélisaire Ledain, Histoire de la ville de Parthenay, de ses anciens seigneurs et de la Gâtine du Poitou : depuis les temps les plus reculés jusqu'à la révolution, Paris, Auguste Durand, (lire en ligne), Simon II, seigneur de Parthenay (1110-1121), p. 79.
  24. « Chronicon Sancti-Maxentii Pictavensis », dans Chroniques des églises d'Anjou (éd. Paul Marchegay et Emile Mabille), Société de l'histoire de France, Paris, Jules Renouard, (lire en ligne), MCXXI, p. 430 :
    « Simon mortuus est Partiniaco, morte subitanea. »
    1121, Parthenay : décès de Simon II de Parthenay.
  25. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Laon de Thouars (éd Hugues Imbert), t. XIV : Mémoires de la Société de statistique du département des Deux-Sèvres, Niort, Clouzot, (lire en ligne), Emperie, uxoris Simonis de Partiniaco, de dono Molendinorum de Secundiniaco, p. 286.
    « Hoc donum fecit Emperia predicta apud Voventium, in camera Gaufridi de Rancum »
    1123, château de Vouvant : Emperie, veuve de Simon II de Parthenay fait une donation à l'abbaye de Fontevraud dans la chambre de Geoffroy Ier de Rancon.
  26. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), p. 70.
  27. 1 2 Jacques Duguet, « Notes sur quelques vicomtes de Châtellerault », Bulletin de la Société des Antiquaires de l'ouest, 4e série, vol. XVI, , p. 268 (lire en ligne).
  28. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), p. 849.
  29. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 4 : Annexes 7 à 10 - Bibliographie (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne), Annexe 10 : Tableaux de filiation et schémas, chap. 6 (« La coalition châtelaine des années 1120 »), p. 165.
  30. Sophie Bressan-Verdier, Une Famille, les Taillefer, comtes d’Angoulême, au Moyen Age (Mémoire de DEA sous la direction de Martin Aurell), Université de Poitiers, , p. 61.
  31. « Ex Historia Pontificum et Comitum Engolismensis », dans Recueil des historiens des Gaules et de la France (éd. Léopold Delisle), t. XII, Paris, Victor Palmé, (lire en ligne), p. 396, § A.
    « adversantibus Iterio de Villaboe, Bardone de Coniaco, Gaufredo de Rancone, Hugone Bruno de Leziniaco et multis aliis baronibus, tam de Pictaviensi quam de Xantonensi pago, qui contra eum castrum illud munierant »
  32. « Ex Historia Pontificum et Comitum Engolismensis », dans Recueil des historiens des Gaules et de la France (éd. Léopold Delisle), t. XII, Paris, Victor Palmé, (lire en ligne), p. 396, § A.
    « Wulgrinus ipse in præsentia Guillermi minoris Ducis Aquitaniæ, et ejus auxiliis fultus, ipsum castellum obsedit »
  33. « Ex Historia Pontificum et Comitum Engolismensis », dans Recueil des historiens des Gaules et de la France (éd. Léopold Delisle), t. XII, Paris, Victor Palmé, (lire en ligne), p. 396, § A-B.
    « Sed tamen innumeris mortibus et longa obsidione et multis assultibus compulsi, quadam nocte furtim castrum dimiserunt et aufugerunt »
  34. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), p. 71.
  35. Recueil des chroniques de Touraine (éd. André Salmon), Tours, Ladevèze, (lire en ligne), p. 134.
    « Quam Alienordem Ludovicus Junior rex Franciæ cum ducatu Aquitaniæ in uxorem accepit et eam apud Taillebourc desponsavit. »
  36. Alfred Richard, Histoire des comtes de Poitou : 778-1204, t. 2 : 1126-1204, Paris, Alphonse Picard et fils, (lire en ligne), p. 60.
  37. Chronique de Geoffroy prieur de Vigeois (trad. François Bonnélye), Tulle, Detournelle, (lire en ligne), p. 76.
    « Le roi poursuivit son chemin vers Bordeaux où il épousa la fille du duc d'Aquitaine qui devint, par ce mariage , reine de France ; il la conduisit de là à Saintes où il passa, dit-on , la première nuit de ses noces. »
  38. Sébastien Mamerot (ill. Jean Colombe), « Louis VII se croisant », dans Passages d'Outremer (manuscrit français), Paris, BnF, Département des manuscrits, coll. « Français / 5594 », 1474-1475 (lire en ligne), fo 138 ro.
  39. Suger (éd. et publ. Auguste Molinier), Vie de Louis le Gros suivie de l'Histoire du roi Louis VII, Paris, Éditions Picard, (lire en ligne), X : Unde rex et alii principes cruces sumpserunt, p. 157-160 :
    « Qua de causa in paschali sollempnitate ejusdem anni apud Vizeliacum magnum colloquium tenuit, ubi archiepiscopos et episcopos, abbates quoque, plures etiam optimates et barones sui regni congregari fecit, inter quos fuit Bernardus, abbas Clarevallensis. Itaque ipse et pontifices ibidem in consistorio assistentes, predicaverunt de terra in qua Dominus noster Jesus Christus corporaliter conversatus pro redemptione generis humani passionem crucis sustinuit. Quorum predicationibuset ammonitionibus rex Ludovicus, divina inspirante gratia, inflammatus crucem accepit, et post eum Aleenor uxor sua. Quod videntes optimates ibidem adstantes postea crucem acceperunt Symon, Noviomensis episeopus, Godefridus, Linguonensis episcopus, Arnulfus, Lexoviensis episcopus, Herbertus, abbas Sancti Petri Vivi Senonensis, Theobaldus, abbas Sancte Columbe, Anfulsus comes Sancti Egidii, Terricus, cornes Flandrensis, Henricus, filius comitis Blesensis palatini Theobaldi, qui tune temporis vivebat, Guillelmus, comes Nivernensis, Reinaldus, frater ejus, comes Tornodorensis, Robertus comes, frater regis, Ivo, comes Suessionensis, Guido, comes de Pontivo, Willermus, comes de Garenna, Erchembaudus de Borbono, Ingerrannus de Coceio, Gaufridus de Rancono, Hugo de Lizeniaco... »
    .
  40. Camille Fouché, Taillebourg et ses seigneurs, Chef-Boutonne, (lire en ligne), chap. X Geoffroy III 1137-1153 »), p. 77.
  41. Jean Flori, Aliénor d'Aquitaine : La reine insoumise, Paris, Payot et Rivages, (présentation en ligne), p. 75.
  42. Sébastien Mamerot (ill. Jean Colombe), « Bataille entre Louis VII et turcs (1147/1148) - Geoffroy de Rancon et l'avant-garde », dans Passages d'Outremer (manuscrit français), Paris, BnF, Département des manuscrits, coll. « Français / 5594 », 1474-1475 (lire en ligne), fo 143 vo.
  43. 1 2 Ralph V. Turner, Aliénor d'Aquitaine, Paris, Fayard, (présentation en ligne), p. 100.
  44. 1 2 Alfred Richard, Histoire des comtes de Poitou : 778-1204, t. II : 1126-1204, Paris, Alphonse Picard et fils, (lire en ligne), p. 92.
  45. Jean Flori, Aliénor d'Aquitaine : La reine insoumise, Paris, Payot et Rivages, (présentation en ligne), p. 75-77.
  46. Martin Aurell, Aliénor d'Aquitaine : Souveraine femme, Paris, Flammarion, coll. « Grandes Biographies », (présentation en ligne), p. 35 ; 319.
  47. 1 2 Edmond Sénemaud, « Documents inédits sur l'histoire de l'Angoumois (principauté de Marcillac) », dans Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, t. II, Angoulême, Nadaud, (lire en ligne), p. 269-271.
  48. Camille Fouché, Taillebourg et ses seigneurs, Chef-Boutonne, (lire en ligne), chap. X Geoffroy III 1137-1153 »), p. 78-79.
  49. Martin Aurell, Aliénor d'Aquitaine : Souveraine femme, Paris, Flammarion, coll. « Grandes Biographies », , Note 60, p. 35 ; 358.
  50. Odon de Deuil (trad. François Guizot), Histoire de la croisade de Louis VII, Paris, Jean-Louis-Joseph Brière, (lire en ligne), Livre septième :
    « Inter hec populus omnis Gaufredum judicabat dignum suspendio, qui de dieta non obedierat precepto regio, et forsitan ejus avunculum quem habebat in culpa socium habuit etiam de vindicta patronum »
    « Tout le peuple cependant jugeait que Geoffroy avait mérité d'être pendu pour avoir désobéi aux ordres du roi relativement à la marche de la journée ; et peut-être aussi le peuple eût-il voulu que l'on pendît également l'oncle du roi, qui avait commis la même faute que Geoffroy, et qui du moins protégea celui-ci contre la vindicte publique. Comme tous deux en effet étaient coupables, et qu'il fallait bien épargner l'oncle du roi, il devenait impossible de condamner l'autre. »
  51. Jean Flori, Aliénor d'Aquitaine : La reine insoumise, Paris, Payot et Rivages, (présentation en ligne), p. 76.
  52. Laurent Ripart, « La croisade du comte Amédée III de Maurienne : un potlatch sans contrepartie ? », dans Benoît Grévin, Annliese Nef et Emmanuelle Tixier, Chrétiens, juifs et musulmans dans la Méditerranée médiévale. Mélanges en l’honneur d’Henri Bresc, Paris, De Broccard, (lire en ligne [PDF]), p. 159-161.
  53. ou Eudes de Deuil.
  54. De profectione Ludovici VII in orientem.
  55. Michel Dillange, Les Comtes de Poitou, Ducs d'Aquitaine (778-1204), Mougon, La Geste éditions, , p. 220.
  56. Laurent Vissière, « La deuxième croisade : ambitions divergentes, combats tragiques et disputes royales dans l'Orient du XIIe siècle », sur historia.fr, , § Le désastre du mont Cadmos.
  57. Alfred Richard, Histoire des comtes de Poitou : 778-1204, t. 2 : 1126-1204, Paris, Alphonse Picard et fils, (lire en ligne), p. 95-97.
  58. Camille Fouché, Taillebourg et ses seigneurs, Chef-Boutonne, (lire en ligne), chap. X Geoffroy III 1137-1153 »), p. 78-79.
  59. André Debord, La Société laïque dans les pays de la Charente : Xe – XIIe siècles, Paris, Éditions Picard, (lire en ligne), p. 372.
  60. Michel Nortier, « Étude sur un recueil de lettres écrites par Suger ou à lui adressées (1147-1150) », dans Journal des savants, Paris, Éditions De Boccard (no 1), (lire en ligne), no 71, p. 54-55.
  61. « Instrumenta Ecclesiæ Burdigalensis », dans Gallia Christiana (éd. Denis de Sainte-Marthe), t. 2, Paris, 1720. (lire en ligne), XXII : Diploma Ludovici regis VII. pro cœnobio Malleacensi contra Sebrannum Chabot, qui in illud jus custodiæ sibi vindicabat, col. 282-283.
    1151, 2 février, Saint-Jean d'Angély : Jugement déboutant Sebrand II Chabot de ses prétentions à la garde de l'abbaye de Maillezais.
  62. Auguste Lacurie, Histoire de l'abbaye de Maillezais depuis sa fondation jusqu'à nos jours suivies de pièces justificatives la plupart inédites, Fontenay-le-Comte, Edmond Fillon, (lire en ligne), XLI : Diploma Ludovici regis VII pro cœnobio Malleacensi contra Sebrannum Chabot qui in illud jus custodiæ sibi vindicabat, p. 256-257.
    1151, 2 février, Saint-Jean d'Angély : Jugement déboutant Sebrand II Chabot de ses prétentions à la garde de l'abbaye de Maillezais.
  63. 1 2 Jacques Duguet, « La famille de Rancon dans le diocèse de Saintes des origines aux environs de 1150 », Roccafortis, 3e série, vol. 1, no 6, , p. 211 (lire en ligne [PDF]).
  64. André Debord, La Société laïque dans les pays de la Charente : Xe – XIIe siècles, Paris, Éditions Picard, (lire en ligne), p. 385.
  65. Bertrand Beauvoit, « La famille de Rancon et les seigneurs de Taillebourg pendant les conflits franco-anglais du XIIIe siècle », Roccafortis, no 57, , p. 39, fig. La famille de Rancon au XIIIe siècle (lire en ligne [PDF]).
  66. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne), p. 642 :
    « Elle [Bourgogne de Rancon] est la fille de Geoffroy de Rancon, seigneur de Vouvant, qui lui remet ce château en dot. »
  67. Manuscrits de Dom Fonteneau : Cartulaire de Montazay, vers 1120-1295, t. XVIII (manuscrit latin, français, copie du XVIIIe siècle d'après le cartulaire de Montazay, d'après original perdu), Poitiers, Médiathèque François Mitterrand, coll. « Dom Fonteneau / Ire série / Ms 472 », xviiie siècle (lire en ligne), fo 297. :
    « Agnoscant presentes et futuri quod Ugo de Leziniaco et uxor sua Burgundia dederunt Deo et beate Marie et sancti monialibus Montis azesii pro salute animarum suorum parentumque suorum in manu Petri Ademari prioris et Amelie priorisse supradicti loci omnes consuetudines tocius terre sue scilicet venditiones et pedagium ut habeant libertatem rerum suarum vendendi et emendi, ducendi et reducendi per omnem terram eorum in perpetuum, audientibus et videntibus Gaufrido de Ranconio in cujus manu hoc donum fuit factum, et Johanne Audoini et Butenbau et Arnaudo Maumarchet. »
    1160 : Hugues [VIII] de Lusignan et son épouse, Bourgogne [de Rancon], exemptent le prieuré de Montazay de tous les droits sur les ventes et les péages qui pouvaient leur revenir dans toute leur terre de Civray.
  68. Chartes de la commanderie Magistrale du Temple de La Rochelle (1139-1268) (éd. Louis-Marie Meschinet de Richemond), Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, Saintes, Société des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, (lire en ligne), XIII, p. 39-40 :
    « Willelmus Maingoti, filius Willelmi Maingoti et domine Berte filie G. de Rancone »
    1217 : Cession faite aux Templiers par Guillaume Maingot.
  69. Cartulaire et chartes de l'abbaye de l'Absie (éd. Bélisaire Ledain), t. XXV : Archives historiques du Poitou, Poitiers, Oudin, (lire en ligne), p. 102.
    Guillaume Maingot fait une donation à l'Absie pour l'âme de sa femme Berthe récemment défunte, en présence de Geraud, abbé de Fontdouce. En 1174 Geraud est remplacé par Arnaud.
  70. Edmond Sénemaud, « Documents inédits sur l'histoire de l'Angoumois (principauté de Marcillac) », dans Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, t. II, Angoulême, Nadaud, (lire en ligne), p. 272-276.

Sources et bibliographie

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Sources diplomatiques

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Sources narratives

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Bibliographie

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  • Bertrand Beauvoit, « La famille de Rancon et les seigneurs de Taillebourg pendant les conflits franco-anglais du XIIIe siècle », Roccafortis, no 57, , p. 32-41. [lire en ligne]
  • André Debord, « Les seigneurs de Taillebourg », La Société laïque dans les pays de la Charente : Xe – XIIe siècles, Paris, Éditions Picard, 1984, p. 505-508. [lire en ligne]
  • Jacques Duguet, « La famille de Rancon dans le diocèse de Saintes des origines aux environs de 1150 », Roccafortis, 3e série, t. 1, no 6, , p. 206-216. [lire en ligne]
  • Alfred Richard, Histoire des comtes de Poitou : 778-1204, t. 2 : 1126-1204, Paris, Alphonse Picard et fils, 1903. [lire en ligne]
  • Edmond Sénemaud, « Documents inédits sur l'histoire de l'Angoumois (principauté de Marcillac) » Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 3e série, t. II, Angoulême, Nadaud, 1862, p. 248-333. [lire en ligne]
  • Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell, Université de Nantes, 4 vol., 2 797 p., . [lire en ligne]

Annexes

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