Georg August Schweinfurth
Georg August Schweinfurth, né le à Riga et mort le à Berlin, est un botaniste, ethnologue et explorateur germano-balte.
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Georg Schweinfurth |
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Georg August Schweinfurth |
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Explorateur, collectionneur scientifique, collectionneur zoologique, dessinateur, africaniste, naturaliste, collectionneur de plantes, zoologiste, botaniste, anthropologue, ptéridologue, géologue |
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| Abréviation en botanique |
Schweinf. |
Il est connu pour ses recherches botaniques et ethnographiques en Afrique centrale, en Afrique du Nord-Est et dans la péninsule Arabique.
Biographie
modifierFormation et premiers travaux
modifierGeorg August Schweinfurth étudie à l'université de Heidelberg, à l'université Louis-et-Maximilien de Munich et à l'université Humboldt de Berlin. Il se spécialise dans la botanique et la paléontologie[1].
Il est chargé de classer les collections rapportées du Soudan par le baron Adalbert von Barnim et le médecin Robert Hartmann. Ce travail l'amène à s'intéresser aux régions du nord-est de l'Afrique[1].
En 1863, il entreprend un voyage sur les côtes de la mer Rouge, puis se rend à Khartoum. Il collecte des spécimens végétaux dans les territoires correspondant au Soudan et à l'actuelle Érythrée, avant de revenir en Europe en 1866[1].
Exploration de l'Afrique centrale
modifierLes résultats de ses premiers travaux suscitent l'intérêt de la fondation Alexander von Humboldt de Berlin, qui lui confie en 1868 une mission scientifique dans l'intérieur de l'Afrique[1].
Depuis Khartoum, Schweinfurth remonte le Nil Blanc et pénètre dans la région du Bahr el-Ghazal. Accompagnant des marchands d'ivoire, il traverse des territoires habités par les Djour, les Dinka, les Bongo et les Zandés, alors désignés dans certaines publications européennes sous le nom de « Niam-Niam »[1].
Il atteint ensuite le territoire des Mangbetu. Le , il découvre l'Uele, alors appelée Welle dans les récits européens. Il établit que cette rivière n'appartient pas au bassin du Nil, mais suppose à tort qu'elle se dirige vers le lac Tchad. Des explorations ultérieures montrent que l'Uele rejoint le Mbomou pour former l'Oubangui, affluent du fleuve Congo[2].

Au cours de cette expédition, Schweinfurth recueille des informations sur les populations, les langues, les pratiques sociales, la faune et la flore de l'Afrique centrale. Ses descriptions des Mangbetu comprennent des récits de pratiques anthropophages rapportées ou observées au cours de son voyage[3].
Il rencontre également des membres du peuple Aka, alors désignés par les explorateurs européens sous le nom d'« Akka ». Ses observations contribuent à confirmer auprès des savants européens l'existence de populations de petite taille en Afrique centrale[4].
Le récit de cette expédition paraît en allemand sous le titre Im Herzen von Afrika, puis en anglais sous le titre The Heart of Africa et en français sous celui d’Au cœur de l'Afrique[5].
Séjour en Égypte et nouvelles expéditions
modifierEn 1873 et 1874, Schweinfurth accompagne Gerhard Rohlfs au cours d'une expédition dans le désert Libyque. Il s'installe au Caire en 1875 et participe à la création de la Société khédiviale de géographie, devenue par la suite la Société de géographie d'Égypte[6].
Il poursuit ses recherches botaniques, géologiques et ethnographiques en Égypte, en particulier dans la vallée du Nil et dans la région du Fayoum. Avec l'alpiniste et géologue Paul Güssfeldt, il explore également certaines régions de la péninsule Arabique.
Schweinfurth revient vivre à Berlin en 1889. Il effectue encore plusieurs voyages dans la colonie italienne d'Érythrée en 1891, 1892 et 1894.
Il meurt à Berlin le , à l'âge de 88 ans.
Travaux scientifiques et ethnographiques
modifierLes travaux de Schweinfurth portent sur la botanique, la géographie, l'ethnographie et l'étude des cultures matérielles africaines. Il rassemble de nombreux spécimens végétaux et objets ethnographiques au cours de ses voyages.
Son ouvrage Artes Africanae, publié en 1875, présente des objets et des productions artisanales provenant de plusieurs populations d'Afrique centrale. Il contribue à faire connaître en Europe les arts et les techniques de ces sociétés[7].
Une partie de ses archives et de sa documentation consacrées à l'Afrique centrale est conservée par le Musée royal de l'Afrique centrale à Tervuren[8].
Publications
modifier- The Heart of Africa: Three Years' Travels and Adventures in the Unexplored Regions of Central Africa from 1868 to 1871, 1873.
- Im Herzen von Afrika, Leipzig, 1874, deux volumes.
- Au cœur de l'Afrique : 1868-1871, voyages et découvertes dans les régions inexplorées de l'Afrique centrale, Paris, Hachette, 1875, deux volumes.
- Artes Africanæ: Illustrations and Descriptions of Productions of the Industrial Arts of Central African Tribes, 1875.
- Georg Schweinfurth et Paul Ascherson, « Primitiæ Floræ Marmaricæ », Bulletin de l'Herbier Boissier, volume 9, Genève, septembre 1893, p. 433-546[9].
Postérité
modifierL'abréviation botanique normalisée Schweinf. est utilisée pour désigner Georg Schweinfurth comme auteur dans la nomenclature botanique.
Plusieurs espèces végétales portent son nom, parmi lesquelles :
Ses travaux géographiques et ses expéditions en Afrique centrale ont fait l'objet de plusieurs études historiques[10].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 Francis Duranthon et Sylvie Le Berre, Histoires de mammifères, Éditions Bréal, (ISBN 978-2-7495-0547-3), p. 70
- ↑ Jules Rouch (dir.), Époque contemporaine, vol. 4 : Histoire universelle des explorations, Paris, Nouvelle Librairie de France, , p. 173
- ↑ (en) Robert O. Collins, Eastern African History, Markus Wiener Publishers, (ISBN 978-1-55876-016-5), p. 69
- ↑ Victor Bissengué, Contribution à l'histoire ancienne des Pygmées : L'exemple des Aka, Paris, L'Harmattan, (ISBN 978-2-7475-7272-9), p. 73
- ↑ (de) Georg Schweinfurth, Im Herzen von Afrika, vol. 2, Leipzig,
- ↑ (en) H. Glenn Penny, Objects of Culture : Ethnology and Ethnographic Museums in Imperial Germany, Chapel Hill, University of North Carolina Press, (ISBN 978-0-8078-2676-8), p. 63
- ↑ René Verneau, « Sur l'ouvrage de M. Georg Schweinfurth intitulé : Artes Africanæ », Bulletins de la Société d'anthropologie de Paris, vol. 11, , p. 673-675 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Archives Georg Schweinfurth », sur Musée royal de l'Afrique centrale (consulté le )
- ↑ (la) Georg Schweinfurth et Paul Ascherson, « Primitiæ Floræ Marmaricæ », sur Biodiversity Heritage Library, (consulté le )
- ↑ (de) Max Linke, « Georg Schweinfurth und sein Wirken als Geograph », Petermanns geographische Mitteilungen, vol. 121, , p. 247-251 (ISSN 0031-6229)
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Archives conservées par :
- musée royal de l'Afrique centrale (HA.01.0140, AE_4765)
- Forschungsbibliothek Gotha
- Museum für Naturkunde Berlin, archives (MfN, HBSB, N021 Nachlass Georg Schweinfurth, nachlaesse)
- bibliothèque d'État de Berlin
- Ressources relatives à la recherche :
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
Schweinf. est l’abréviation botanique standard de Georg August Schweinfurth.
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