George Cheyne

médecin écossais

George Cheyne (1672-1743) est un philosophe et médecin écossais diplômé du King's college d'Aberdeen.

George Cheyne
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Biographie

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George Cheyne, né dans la paroisse de Methlick au nord d’Aberdeen entre avril et , vient d'une famille membre de l'église épiscopalienne d' Écosse. Son éducation pieuse à Aberdeen le destine à l'église mais la révolution de 1688 qui établit le presbytérianisme comme religion officielle en Écosse, l'oblige à changer d'orientation et, influencé par sa rencontre à l'université d'Edimbourg du Pr Archibald Pitcairne, professeur de physique, assimilée à l'époque au Royaume Uni à la médecine, s'intéresse à la pensée médicale qui cherche à mettre les sciences mathématiques au service de la médecine[1].

Mais George Cheyne n’obtient pas le droit d’exercer la médecine auprès du Royal College of Physicians à son arrivée à Londres et son penchant pour les excès de la table et la dégradation de son état physique l’éloignent rapidement des cercles savants. Il part alors pour Bath, ville thermale, afin de soigner un mal qui ne le quittera jamais, mais dont il fera un cas d'études dans son ouvrage The English Malady qui le rendra célèbre dans la médecine psychiatrique[2].

Avant cette publication parue en 1733, il a écrit en 1724 Essay of health and long life qui fait de son auteur un précurseur de la médecine préventive qui réglemente tous les aspects du mode de vie des êtres humains qu'il s'agisse de l'air respiré, de l'alimentation, de l'activité économique ou émotionnelle[3].

Sur le plan familial, George Cheyne, avec son épouse Margaret Middleton, a eu trois enfants, un fils John qui a embrassé la carrière ecclésiastique en devenant vicar dans le Northamptonshire, et deux filles Frances et Peggy, cette dernière ayant conseillée le romancier Samuel Richardson pour son roman Clarissa (1748), lequel roman reprend la thèse de George Cheyne sur les effets des troubles de l'esprit sur le corps[4].

George Cheyne décède à Bath le [5].

Bibliographie

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En français

  • L'art de conserver la santé des personnes valétudinaires, et de leur prolonger la vie, traduit du latin de M. Cheyne, Paris, 1755, lire en ligne
  • Essai sur la santé et sur les moyens de prolonger la vie, traduit de l'anglais de M. Cheyne, Paris, 1725, lire en ligne

En anglais

  • The English Malady or a Treatase of Nervous Diseases of all Kinds, London,1733, lire en ligne
  • Observations concerning the Nature and due Method of Treating the Gout, London, 1720
  • The Natural Method of Cureing the Diseases of the Body, and the Disorders of the Mind depending on the Body, London, 1742

Voir aussi

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Notes et références

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  1. Jean Vivies, George Cheyne, médecin de son siècle 1672-1743, Aix-en-Provence, Presses Universitaires de Provence, , 115 p. (ISBN 979-10-320-0429-6, lire en ligne)
  2. Sylvie Kleiman-Lafon, « Jean Viviès, George Cheyne, médecin de son siècle (1672–1743). Malaise dans la civilisation anglaise », Revue de la Société d'études anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles, (lire en ligne)
  3. Claire Crignon de Oliveira, « Docteur George Cheyne : Règles sur la santé, et sur les moyens de prolonger la vie », Dix-huitième Siècle, no 36, , p. 598-599 (lire en ligne)
  4. Jean Vivies, « Un ouvrage curieux », dans George Cheyne, médecin de son siècle 1672-1743, Presses universitaires de Provence, (lire en ligne), ligne 80 sur OpenEdition Books
  5. (en) Leslie Stephen, Dictionary of National Biography (lire en ligne), p. 219 George Cheyne du volume X