George Osborne

politicien britannique

George Osborne, né le à Paddington (Londres), est un homme politique britannique, membre du Parti conservateur.

George Osborne
Illustration.
Fonctions
Premier secrétaire d'État

(1 an, 2 mois et 5 jours)
Premier ministre David Cameron
Gouvernement Cameron II
Prédécesseur William Hague
Successeur Damian Green
(indirectement)
Chancelier de l'Échiquier
Second lord du Trésor

(6 ans, 2 mois et 2 jours)
Premier ministre David Cameron
Gouvernement Cameron I et II
Prédécesseur Alistair Darling
Successeur Philip Hammond
Député britannique

(15 ans, 10 mois et 26 jours)
Élection 7 juin 2001
Réélection 5 mai 2005
6 mai 2010
7 mai 2015
Circonscription Tatton
Législature 53e, 54e, 55e et 56e
Groupe politique Conservateur
Prédécesseur Martin Bell
Successeur Esther McVey
Biographie
Nom de naissance George Gideon Oliver Osborne
Date de naissance (55 ans)
Lieu de naissance Paddington, Londres (Royaume-Uni)
Parti politique Parti conservateur
Diplômé de Magdalen College d'Oxford
Religion Anglicanisme
Résidence Londres

Signature de George Osborne

Parlementaire de 2001 à 2017 et chancelier de l'Échiquier de 2010 à 2016 sous la direction de David Cameron, il est, à 38 ans, le plus jeune titulaire du poste depuis 1886. En 2015, il acquiert le titre honorifique de Premier secrétaire d'État, mais le perd l'année suivante, à la suite du référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne et de la démission du gouvernement Cameron II. Il devient président du British Museum en 2021.

Biographie

modifier

Famille

modifier

Descendant d'une famille de l'aristocratie anglo-irlandaise, il est l'héritier apparent du titre de baronnet de la famille Osborne et diplômé en histoire moderne du Magdalen College de l'université d'Oxford. Là-bas, il fut également membre du très fermé, et aussi controversé Bullingdon club. Son père, Sir Peter Osborne, est fondateur d'Osborne & Little, société de papiers peints de luxe[1].

Jeunesse et début de carrière

modifier

George Osborne commence à travailler au National Health Service avec pour mission de recenser les décès survenus à Londres, après quoi il est engagé au siège du Parti conservateur, ayant échoué à poursuivre une carrière de journaliste.

En 1995, Osborne devient conseiller spécial de Douglas Hogg, ministre de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Alimentation, et conseiller au département politique du bureau du Premier ministre. Après la défaite des conservateurs aux élections de 1997, il est choisi par le nouveau Leader du parti, William Hague, comme secrétaire politique et rédacteur de discours.

Débuts et ascension comme député

modifier

En , George Osborne quitte son rôle de rédacteur de discours de William Hague afin de se concentrer sur sa candidature aux élections générales dans la circonscription de Tatton[2]. Il y est élu député lors des élections générales du , devenant alors le plus jeune membre du groupe parlementaire conservateur[3]. Après le scrutin et la démission de William Hague de la direction du Parti conservateur, Osborne soutient la candidature victorieuse d'Iain Duncan Smith lors de l'élection à la direction du mouvement[4].

Il est rapidement décrit comme une étoile montante du Parti conservateur[5]. En , il est nommé secrétaire en chef du Trésor du cabinet fantôme par le chef conservateur Michael Howard[6].

Il est réélu pour un deuxième mandat de député lors des élections générales de [7]. Après le scrutin, il est promu au poste de chancelier de l'Échiquier du cabinet fantôme par Michael Howard, alors chef démissionnaire du Parti conservateur[8]. Il devient alors un candidat potentiel à la succession de Howard, mais il annonce rapidement qu'il ne se présentera pas au scrutin interne[9]. Il devient alors un des principaux partisans de la candidature de David Cameron[10]. Après la victoire de ce dernier, Osborne est reconduit dans son rôle de chancelier fantôme[11].

Chancelier de l'Échiquier

modifier

Après que les conservateurs ont obtenu une majorité relative lors des élections générales de et la conclusion d'un accord de coalition avec les libéraux-démocrates, George Osborne est nommé chancelier de l'Échiquier dans le gouvernement formé par David Cameron le , devenant le plus jeune chancelier depuis 120 ans[12].

Fin 2013, alors que la croissance du Royaume-Uni remonte (de 1,4 %), que le chômage diminue dans le secteur privé, mais augmente dans le secteur public (pour chaque poste supprimé dans le secteur public, trois ont été créés dans le privé) et que le déficit se réduit, George Osborne se félicite du succès de la politique d'austérité menée par le gouvernement depuis trois ans. Il annonce en outre 3,6 milliards de nouvelles coupes budgétaires d'ici 2014, atteignant le niveau de dépense publique le plus bas depuis l'après-Seconde Guerre mondiale, et que l'âge de départ à la retraite sera repoussé à 68 ans dans les années 2030 et 69 ans dans les années 2040. En outre, les futures dépenses sociales seront plafonnées chaque année[13]. Cette politique a entrainé à plus long terme divers effets négatifs comme le recul des services publics et des investissements dans les infrastructures[14].

Après les élections générales de 2015 lors desquelles les conservateurs remportent une majorité absolue, Osborne est reconduit comme chancelier de l'Échiquier au sein du nouveau gouvernement formé par Cameron, au sein duquel il obtient également le titre de premier secrétaire d'État[15].

Lors du débat sur le Brexit, il prend position en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne[16]. Après le vote des Britanniques pour le départ du pays de l'UE, il renonce à briguer la succession du Premier ministre démissionnaire David Cameron, estimant ne pas être « le mieux placé pour donner à [s]on parti l'unité dont il a besoin »[17].

Après sa victoire à l'élection du successeur de David Cameron à la tête du Parti conservateur, Theresa May devient Première ministre le . Marquant sa volonté de se démarquer de son prédécesseur, elle ne reconduit pas Osborne dans son rôle de Chancelier de l'Échiquier, où il est remplacé par Philip Hammond[18].

Le , il rejoint le think tank du gérant d'actifs BlackRock[19].

En , il annonce qu'il quitterait la politique lors des élections générales cette année[20].

En , il devient rédacteur en chef du quotidien Evening Standard[21].

Après son départ du Parlement, il critique fréquemment le leadership de Theresa May sur le Parti conservateur, l'accusant notamment de mal défendre le bilan économique du parti, et appelle le cabinet à la pousser à la démission en [22],[23],[24].

Il participe à la réunion du groupe Bilderberg de 2013, 2014, 2015, 2017[25],[26],[27],[28],[29].

Années 2020

modifier

En 2021, il devient président du British Museum[30].

En 2023, il lance le podcast Political Currency qu'il co-anime avec l'ancien député travailliste Ed Balls, qui occupait le rôle de chancelier fantôme quand Osborne était chancelier[31].

En , il annonce rejoindre l’entreprise OpenAI, notamment avec la mission de gérer les engagements pris par le groupe vis-à-vis des gouvernements[32].

Références

modifier
  1. Les Echos, 14/05/2010
  2. (en) « George Osborne is no longer Opposition leader William Hague's speechwriter », sur warringtonguardian.co.uk, (consulté le )
  3. (en) « One of the most hotly contested seats in the country has returned to Conservative control », sur warringtonguardian.co.uk, (consulté le )
  4. (en) « OSBORNE BACKS DUNCAN SMITH », sur warringtonguardian.co.uk, (consulté le )
  5. (en) « GEORGE IS ONE OF BEST, SAYS JOURNALIST », sur warringtonguardian.co.uk, (consulté le )
  6. (en) « Howard expands shadow cabinet in reshuffle », sur The Daily Telegraph, (consulté le )
  7. (en) « ELECTION: MPs hold their seats », sur warringtonguardian.co.uk, (consulté le )
  8. (en) « Howard reshuffles top Tory team », sur BBC News, (consulté le )
  9. (en) « Osborne will not enter Tory race », sur BBC News, (consulté le )
  10. (en) « MP to take stage », sur warringtonguardian.co.uk, (consulté le )
  11. (en) « Cameron's frontline team unveiled », sur BBC News, (consulté le )
  12. (en) « Full list of new cabinet ministers and other government appointments », sur The Guardian, (consulté le )
  13. Florentin Collomp, « Le Royaume-Uni repousse la retraite à 69 ans », qv. Le Figaro, encart « Économie », vendredi 6 décembre 2013, page 23.
  14. « A deux pas de Westminster, un repaire de lobbys ultraconservateurs », Le Monde.fr, (lire en ligne)
  15. (en) Nicholas Watt, « George Osborne made first secretary of state in cabinet reshuffle », sur The Guardian, (consulté le )
  16. (en) « George Osborne: EU referendum a 'once-in-a-lifetime' decision », sur BBC News, (consulté le )
  17. (en) Nicola Slawson, « George Osborne will not contest Tory leadership race », sur The Guardian, (consulté le )
  18. (en) « George Osborne ‘was sacked by Theresa May' as Chancellor », sur The Independent, (consulté le )
  19. Anne Bodescot, « BlackRock recrute l'ancien ministre des Finances britannique », lefigaro.fr, 22 janvier 2017.
  20. (en) « George Osborne to quit as MP for Tatton at election », BBC News, (lire en ligne, consulté le )
  21. « George Osborne, ancien ministre des finances britannique, se reconvertit en rédacteur en chef », Le Monde.fr, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  22. (en) Jessica Elgot, « Osborne says Theresa May is a 'dead woman walking' », sur The Guardian, (consulté le )
  23. (en) Heather Stewart, « George Osborne accuses Theresa May of being 'against the future' », sur The Guardian, (consulté le )
  24. (en) Beth Rigby et Rebecca Taylor, « George Osborne: Former chancellor urges cabinet to move against Theresa May », sur Sky News, (consulté le )
  25. (en) « Osborne, Clarke and Balls to attend Bilderberg Group meeting », Telegraph.co.uk, (lire en ligne, consulté le )
  26. (en-GB) Charlie Skelton et with photographs by Hannah Borno, « Bilderberg 2014: George Osborne and the man at the centre of everything », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
  27. (en-GB) Charlie Skelton, « Forget the G7 summit – Bilderberg is where the big guns go », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
  28. (en-GB) « Bilderberg guests include George Osborne and Ed Balls », BBC News, (lire en ligne, consulté le )
  29. (en-GB) Charlie Skelton, « Bilderberg 2017: secret meeting of global leaders could prove a problem for Trump », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
  30. « George Osborne: Former chancellor named British Museum chairman », BBC News, (lire en ligne [archive du ], consulté le ).
  31. (en) Jim Waterson, « ‘We’re frenemies’: George Osborne and Ed Balls to launch economics podcast », sur The Guardian, (consulté le )
  32. (en) Anthony Cuthbertson, « Former UK Chancellor George Osborne announces surprising career move », sur The Independent, (consulté le )

Annexes

modifier

Articles connexes

modifier

Liens externes

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :