George Simpson (explorateur)
George Simpson (1786/1787 ou 1792 – ) fut le gouverneur-en-chef de la Compagnie de la Baie d'Hudson (CBH) pendant la période de sa plus grande puissance. Au cours de cette période (1820-1860), il était dans la pratique, sinon en droit, le vice-roi britannique pour l'ensemble de la Terre de Rupert.
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| Père |
George Simpson (d) |
| Conjoint |
Frances Ramsay Simpson (en) (de à ) |
| Parentèle |
Aemilius Simpson (d) (demi-cousin) Thomas Simpson (cousin germain) |
| A travaillé pour | |
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| Distinction |
| Sir |
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Considéré comme l'un des hommes d'affaires les plus efficaces du commerce des fourrures, il parvient dès les années 1820 à redresser la Compagnie de la Baie d'Hudson, alors au bord de la faillite. Il se distingue par sa gestion ferme, sa vision novatrice dans le domaine des transports et son endurance physique exceptionnelle lors de ses nombreux voyages. À sa mort, il laisse une entreprise florissante et un héritage toponymique important au Canada.
Biographie
modifierNé en Écosse en 1786, 1787[1] ou 1792[2], George Simpson devient une figure centrale de l'Amérique du Nord britannique.
Redressement de la Compagnie de la Baie d'Hudson
modifierSurnommé le « petit empereur[3] », sa gestion despotique[4] et redoutablement efficace des territoires autochtones qui se trouvent dans les provinces actuelles du Manitoba, de la Saskatchewan et de l'Alberta a mené à la colonisation anglaise de l'Ouest canadien. Il se distingue par sa compréhension des détails administratifs. Durant son mandat, la CBH a souvent retourné un bénéfice de 10%. À sa mort, la compagnie était devenue une entreprise des plus florissantes[5].
Innovations et voyages
modifierIl se révèle visionnaire en investissant massivement dans le développement des transports modernes (chemins de fer et bateaux à vapeur), ce qui bouleversa les méthodes traditionnelles de la traite des fourrures pratiquées depuis le XVIe siècle[5]. Voyageur infatigable, il fait preuve d'une endurance physique digne des plus grands voyageurs canadiens-français. À l'exception de ces derniers et de leurs équivalents de Sibérie, peu d'hommes ont passé autant de temps à voyager dans les terres sauvages. Il est la première personne connue à avoir fait le tour du monde par voie terrestre.
Dans le cadre de ses entreprises privées, il construit le Prince of Wales Terrace, rangée de maisons de ville, à Montréal en 1860[6],[7].
Il est l'oncle de l'explorateur Thomas Simpson. De nombreuses rues, bâtiments et lieux géographiques perpétuent sa mémoire au Canada[5].
Notes et références
modifier- ↑ Voir le profil de http://www.patrimoinehbc.ca/hbcheritage/accueil, dictionnaire du Canada biographie en ligne, biographi.ca, consulté le 19 juin 2015.
- ↑ Raffan, p. 26
- ↑ John S. Galbraith, The little emperor : Governor Simpson of the Hudson's Bay company, Macmillan of Canada, (ISBN 0-7705-1389-1 et 978-0-7705-1389-4, OCLC 2970696, lire en ligne)
- ↑ James W. Daschuk, La destruction des Indiens des Plaines : maladies, famines organisées et disparition du mode de vie autochtone, (ISBN 978-2-7637-3675-4 et 2-7637-3675-0, OCLC 1032018884, lire en ligne), p. 156
- 1 2 3 « Dossier patrimoine Simpson », sur Encyclopédie du patrimoine culturel de l'Amérique française (consulté le ).
- ↑ « Les maisons en rangée Prince de Galles (démolies) », sur McGill virtuel (consulté le )
- ↑ (en-CA) Jean-Claude Marsan, Montreal in Evolution: Historical Analysis of the Development of Montreal's Architecture and Urban Environment, McGill-Queen's Press - MQUP, (ISBN 978-0-7735-8037-4, lire en ligne), p. 258
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- « Dossier patrimoine Simpson », sur Encyclopédie du patrimoine culturel de l'Amérique française
- http://www.patrimoinehbc.ca/hbcheritage/accueil