Georges Bichet

missionnaire spiritain français

Georges Bichet, né le à Paris et mort le à Cannes, est un missionnaire spiritain français actif au Gabon (Congo français) entre 1880 et 1900.

Georges Bichet
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 45 ans)
CannesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
MissionnaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Albert Bichet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Ordre religieux
Distinction

Biographie

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Né le 5 mai 1855 au no 1 de la cité Bergère, Georges Bichet est le fils d' Anne-Marie-Alphonsine Bichet, née Rimbault (1819-1895), et de Jean Bichet (1801-1857), rentier[1]. Veuve depuis 1857, la mère de Georges se remarie en 1864 avec Marcel-Téodor Tissot (1807-1888)[2], père du peintre James Tissot, né d'un premier mariage avec Marie Durand (1802-1861). En 1868, les familles Bichet et Tissot renforcent leur alliance par le mariage de Marcel-Affrican Tissot (1835-1877), frère de James, avec Claire-Marie Bichet (1844-1909), sœur de Georges[3].

Après son baccalauréat, Georges Bichet entre au scolasticat des pères de la congrégation du Saint-Esprit à Langonnet. Il reçoit les ordres mineurs le 19 mars 1876 puis est ordonné prêtre le 27 octobre 1878[4].

Après avoir fait sa profession religieuse au séminaire des Missions de Chevilly-Larue le 24 août 1879, il s’embarque à Cardiff le 20 novembre suivant et débarque à Libreville en avril 1880. Il est tout d'abord affecté aux paroisses Saint-Paul de Donguila et Saint-François-Xavier de Lambaréné[4].

Entre 1883, le père Bichet et le père Paul Davezac prennent part à une expédition de Pierre Savorgnan de Brazza sur l'Ogooué. Fixé chez les Adouma à Madiville (rebaptisée Lastoursville peu de temps après), il y fonde la mission de Saint-Pierre-Claver[4].

De retour à Libreville au début de l'année 1887, Georges Bichet part peu de temps après pour la lagune Fernan Vaz, où vivent les Nkomi, et qu'il avait déjà visitée en 1882. Accompagné du père Buléon, il s'installe sur un terrain acheté en 1883 par le père Neu et situé sur la pointe Igumbi, près du village d'Odimba, où il fonde la mission Sainte-Anne le 7 mars 1887. Supérieur de cette mission, où il fait élever une église en 1890-1891[5], il marque durablement la société Nkomi, tout d'abord en menant une politique de rachat des esclaves domestiques afin de les affranchir, puis en payant les dots des jeunes filles élèves de l'école des sœurs de l’Immaculée Conception afin de les unir aux élèves de l'école des pères spiritains, et enfin en intervenant dans les contentieux locaux, notamment en combattant l'usage du poison d'épreuve (mbundu ou bundu) alors utilisé dans les procès pour sorcellerie. Son prestige, concurrençant déjà celui du Rengondo (ethnarque des Nkomi) Oyari Nkongu, est renforcé en 1897, après la révocation de l'administrateur colonial Auguste Forêt, installé depuis 1895 à Omboué et qui semble avoir intrigué contre les missionnaires et les factoreries anglaises. Lors de la fête patronale du 26 juillet 1897, les Nkomi investissent Bichet du titre honorifique de Renima (ou Ré-Nima)[4].

Malade, le père Bichet doit rentrer en France en avril 1900[4]. Il meurt à la villa Noémie de Cannes le 28 décembre suivant[6]. Sa dépouille est ramenée à la mission Sainte-Anne en mars 1901[7].

En 1885, son portrait a été peint par le peintre James Tissot. Ce tableau sera légué au Musée d'Arts de Nantes par le frère aîné de Georges, Albert Bichet (1840-1920)[8].

Notes et références

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  1. Archives de Paris, état civil reconstitué, naissances du 5 mai 1855 (vue 44 sur 51).
  2. Archives de Paris, état civil du 2e arrondissement, registre des mariages de 1864, acte no 432 (vue 28 sur 31).
  3. Archives de Paris, état civil du 2e arrondissement, registre des mariages de 1868, acte no 517 (vue 12 sur 13).
  4. 1 2 3 4 5 Gaulme 1977, p. 90-92.
  5. Jean Ernoult, « Les église en fer de Boma et Fernan-Vaz », Mémoire spiritaine, no 8, 2e semestre 1998, p. 115-132 (consultable en ligne).
  6. Archives départementales des Alpes-Maritimes, état civil de Cannes, registre des décès de 1900, acte no 590 (vue 305 sur 317).
  7. Gaulme 1974, p. 396.
  8. Cyrille Sciama, Le Beau bizarre. Les peintures du XIXe siècle du musée d'arts de Nantes, Paris, Le Passage, , p. 292, cat. 618.

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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