Georges Dayan
Georges Dayan, né le à Oran (Algérie française)[1], mort le à Paris (14e arrondissement)[2], est un homme politique français.
| Georges Dayan | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Sénateur français | |
| – (1 an, 8 mois et 3 jours) |
|
| Circonscription | Paris |
| Député français | |
| – (1 an, 1 mois et 27 jours) |
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| Élection | 12 mars 1967 |
| Circonscription | 1re du Gard |
| Législature | IIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | FGDS |
| Prédécesseur | Paul Tondut |
| Successeur | Paul Tondut |
| Maire de Caveirac | |
| – (6 ans) |
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| Successeur | Francis Servière |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Oran |
| Date de décès | (à 64 ans) |
| Lieu de décès | 14e arrondissement de Paris |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | PS |
| Profession | Avocat |
| Résidence | Gard |
| modifier |
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Biographie
modifierJeunesse et études
modifierGeorges Dayan est issu d'une famille juive algérienne. Son père, Elias Daïan, originaire de Mostaganem, est directeur des Messageries nationales d'Oran. Durant la Grande Guerre, il fut mobilisé au sein du 7e régiment d'artillerie à pied[3].
Il étudie à l'université de Paris, où il obtient une licence de droit, et à l'École libre des sciences politiques[4].
Amitié avec François Mitterrand - Parcours professionnel
modifierIl rencontre François Mitterrand sur les bancs de la faculté de droit et devient son ami en 1938 pendant leur service militaire qu'ils font ensemble au 23e régiment d'infanterie coloniale basé au fort d'Ivry[5]. Ils sont dans le même régiment en 1940 et, après la Seconde Guerre mondiale, il invitera les Mitterrand à venir passer leurs vacances en Algérie[6].
Georges Dayan exerce la profession d'avocat dans sa ville natale et fréquente notamment Albert Camus. Il quitte l'Algérie pour s'inscrire au barreau de Paris en 1947, et commence une carrière politique, comme collaborateur de François Mitterrand. Il fait partie des rares collaborateurs du futur président à le tutoyer. Il est systématiquement membre des cabinets de ce dernier lorsque celui-ci exerce une responsabilité ministérielle pendant la IVe République.
Il s'engage au sein de l'UDSR dont il est le secrétaire général adjoint de 1952 à 1962.
En 1956, il est nommé Maître des requêtes au Conseil d'État, institution dans laquelle il fera le reste de sa carrière professionnelle. La même année, il est tête de liste de l'UDSR en Saône-et-Loire. Sa liste obtient 1,86 % des suffrages exprimés et n'a pas d'élu.
Le soir du , il était à la brasserie Lipp avec François Mitterrand quand, quelques minutes plus tard, eut lieu l'attentat de l'Observatoire, le lendemain ce dernier se réfugie chez lui[7].
En 1965, il participe à la création, derrière Mitterrand, de la Convention des institutions républicaines. Il en sera le vice-président entre 1970 et 1971. Il siège aussi à la commission exécutive de la FGDS et, après son élection comme député de la 1re circonscription du Gard en 1967, est vice-président du groupe FGDS à l'Assemblée Nationale.
Il perd cependant son siège en 1968 mais poursuit son implantation électorale dans le Gard, étant élu maire de Caveirac en 1971 jusqu'en 1977.
En 1971, il participe au congrès d'Epinay et rejoint donc le Parti socialiste. Il siège ensuite pendant plusieurs années dans les instances dirigeantes de ce parti, notamment au comité directeur.
En 1977, il quitte le Gard pour participer à la campagne municipale à Paris. Il est élu au conseil de Paris dont il préside le groupe des élus socialistes. Il devient également sénateur de Paris en 1977.

En 1978, il est victime d'une rupture d'anévrisme, et meurt d'une crise cardiaque l'année suivante.
Après la mort de Georges Dayan, François Mitterrand se rendait occasionnellement sur sa tombe au cimetière du Montparnasse (division 13), où il vint notamment le au lendemain de sa victoire à l'élection présidentielle[8].
L'ancienne orangerie du château de Caveirac fut baptisée à son nom en 1981 lors d'une visite du président François Mitterrand. Une avenue de Nîmes fut également baptisée à son nom. François Mitterrand vint en personne l'inaugurer en .
Sa fille Irène est très amie avec Christine Deviers-Joncour. Elles ont créé ensemble une galerie d'art boulevard Saint-Germain à Paris où François Mitterrand se rendait régulièrement[9].
Il est l'oncle du journaliste Pierre Bénichou.
Son épouse Irène Djian est décédée en .
Notes et références
modifier- ↑ Archives nationales d'outre mer, « État civil d'Oran, registre des naissances de 1915, vue 223 / 888 »
, sur http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr (consulté le ) - ↑ Archives de Paris, « État civil du 14e arrondissement, registre des décès du 19 mai au 21 juin 1979, vue 11 / 31, 14D 628 »
, sur https://archives.paris.fr (consulté le ) - ↑ Archives nationales d'outre mer, « Registres matricules militaires, bureau d'Oran, classe 1895, matricule n°101 DAÏAN Elias »
, sur http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr (consulté le ) - ↑ « DAYAN Georges – Maitron » (consulté le )
- ↑ Pierre Péan, Une jeunesse française, Fayard, 1994, p.96 et p.97 : "À la caserne, il se lie d'amitié avec Georges Dayan. N'étant pas du même bord, les deux hommes n'avaient fait jusque-là que se croiser à la faculté de droit."
- ↑ Roland Dumas, Coups et blessures, Paris, Le Cherche midi, (ISBN 978-2-7491-1745-4), p. 70 : "C'était son meilleur ami, son condisciple de la faculté de droit et son copain de régiment avec lequel il était monté au front en 1940. Les Mitterrand passaient chez les Dayan des vacances au soleil de l'Algérie, dans une ambiance insouciante"
- ↑ Roland Dumas, Coups et blessures, Paris, Le Cherche midi, (ISBN 978-2-7491-1745-4), p. 102
- ↑ « Les lendemains d'élections des prédécesseurs de Sarkozy », sur Nouvelobs.com,
- ↑ Roland Dumas, Coups et blessures, Paris, Le Cherche midi, (ISBN 978-2-7491-1745-4), p. 337 : "François Mitterrand avait, avant moi, fait la connaissance de Christine Deviers par l'intermédiaire d'Irène, la fille de Georges Dayan, son ami le plus cher. Christine et Irène, très copines, avaient monté une petite galerie d'objets d'art sur le boulevard Saint-Geramin. Quand il quittait l'Assemblée, Mitterrand redescendait souvent le boulevard à pied pour rentrer chez lui et passait leur dire bonjour".
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la vie publique :