Georges Vandenbeusch
Georges Vandenbeusch, né le à Meudon (Hauts-de-Seine), est un prêtre catholique français, otage de l'organisation terroriste Boko Haram entre le et le [1].
| Vicaire général Diocèse de Nanterre | |
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| depuis | |
| Curé Paroisse Saint-Pierre-Saint-Paul de Courbevoie (d) | |
| - | |
| Curé Paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux (d) | |
| - | |
Jacques Épaulard (d) Jean-Grégoire Houlon (d) |
| Naissance | À Meudon |
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| Nationalité | |
| Activité |
| Distinction |
|---|
Biographie
modifierEnfance
modifierFils unique, Georges, dans la nuit du , accompagne ses parents Jean-Louis Vandenbeusch, ingénieur commercial, et sa femme Jeanine à bord d'un voilier pour faire le tour de la Corse. Au cours de la navigation nocturne par temps de tempête le père de famille disparait (il est sans doute tombé à l'eau lors d'une manœuvre).La mère de famille se jette à l'eau en invitant son fils à faire de même. ; seul le petit Georges, alors âgé de 7 ans, gagne l'Ile des Sanguinaires au large d'Ajaccio. On retrouve le corps de sa mère, jamais celui de son père. Maintenant orphelin, Georges Vandenbeusch est élevé par ses grands-parents à Meudon[2].
Vie sacerdotale
modifierIl étudie au lycée Notre-Dame de Meudon, puis est ordonné prêtre en 1998 pour le diocèse de Nanterre. Le père Georges Vandenbeusch occupe alors la charge de vicaire à Rueil-Malmaison, avant de devenir en 2002, curé de l'église Saint-Jean-Baptiste de Sceaux.
En 2009, il reçoit la médaille de bronze de Florian pour son implication dans la félibrée de Sceaux[3].
En 2011, il décide de quitter la région parisienne pour devenir prêtre Fidei donum[4] à Nguetchewe dans l’extrême nord du Cameroun, à la frontière nigériane, afin d'aller porter la foi dans des zones reculées et instables[5],[6].
Otage de Boko Haram
modifierLe , il est enlevé, à Koza, par une dizaine d'hommes armés se réclamant de Boko Haram[7]. Il est libéré sept semaines plus tard[8]. Boko haram déclare alors à l'AFP n'avoir reçu aucune rançon et affirme que : « La direction a décidé de libérer le prêtre par compassion. Le prêtre a offert ses services médicaux à des membres [du groupe] malades pendant sa période de captivité. La direction a senti qu'il n'y avait plus besoin de le garder. » Ces propos sont cependant contestés par Georges Vandenbeusch, puisqu'il témoigne avoir été échangé contre une quinzaine d'hommes de Boko Haram prisonniers au Cameroun. Le vers 3h du matin il est échangé à la frontière entre le Nigéria et le Cameroun. Aussi il déclare : « Je ne suis ni infirmier ni médecin. S'ils m'avaient amené quelqu'un à soigner avec une hémorragie, j'aurais fait ce que je pouvais, mais ils ne l'ont pas fait. Ils n'ont de compassion pour personne »[9].
Vie post-otage
modifierLe , il fait partie de la délégation du président François Hollande lors de sa visite au pape François. La rencontre est alors marquée par la chaleureuse accolade du pape : « Mon frère, je suis très heureux de vous voir »[10].
Très vite, l'abbé Vandenbeusch reprend son ministère au sein de la paroisse Saint-Pierre-Saint-Paul de Courbevoie, dont il est officiellement nommé curé en [11].
Il est nommé vicaire général du diocèse de Nanterre en [12].
Références
modifier- ↑ Bernadette Sauvaget, « Georges Vandenbeusch, otage sans désespoir », Libération, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Jacques Duplessy et Guillaume de Morant, « Otage au Cameroun - Le chemin de croix du père Georges », Paris Match, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ https://www.sceaux.fr/sites/default/files/files_d6/sm_394_0.pdf.
- ↑ « Qui est Georges Vandenbeusch, le prêtre français enlevé au Cameroun ? », Sud Ouest, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Prêtre enlevé au Cameroun: qui est Georges Vandenbeusch? », L'Express, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Laurence Valdes, « Prêtre français enlevé au Cameroun : qui est le père Georges Vandenbeusch ? », sur lci.tf1.fr, (consulté le ).
- ↑ Vincent Trémolet de Villers, « L'épreuve africaine du père Georges », Le Figaro, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Charles Wright, « Georges Vandenbeusch, otage des islamistes », La Vie, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Le père Vandenbeusch libéré « par compassion », sans rançon, selon Boko Haram », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Sébastien Maillard, « Le président François Hollande au Vatican, une visite sans faute, ni éclat », La Croix, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Christophe Champin, « La nouvelle vie du père Vandenbeusch, ex-otage de Boko Haram », sur rfi.fr, (consulté le ).
- ↑ « P. Georges Vandenbeusch », sur Église catholique en France, (consulté le ).
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à la religion :
- Pascale Krémer, « Heureux comme un curé à Sceaux »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur sceaux.blog.lemonde.fr,
- « Georges Vandenbeusch, un prêtre engagé », Le Figaro, (lire en ligne)
- Laurent Larcher et Anne-Bénédicte Hoffner, « Le P. Georges Vandenbeusch, enlevé au Cameroun, avait choisi de rester près de ses paroissiens », La Croix, (lire en ligne)
- Claire Lesegretain, « Le P. Georges Vandenbeusch, un prêtre « destiné au service des autres », La Croix, (lire en ligne)
- « L'ex-otage Georges Vandenbeusch est attendu mercredi en France », Libération, (lire en ligne)
- « Otages : qui est Georges Vandenbeusch ? », Metronews, (lire en ligne)
- « Le prêtre Georges Vandenbeusch, enlevé au Cameroun, a été libéré », Mediapart, (lire en ligne
) - François-Xavier Maigre, « Les premiers pas français du P. Georges Vandenbeusch après sa libération », La Croix, (lire en ligne)
- « Le prêtre Georges Vandenbeusch est rentré en France », Libération, (lire en ligne)
- Paula Pinto-Gomes, « P. Georges Vandenbeusch : « Je savais que beaucoup de gens priaient pour moi » », La Croix, (lire en ligne)