Gerardo Huber
Gerardo Huber (retrouvé mort le ) était un colonel chilien de la DINA, la police politique. Chargé d'acheter des armes pour le compte de l'armée, voire de cercles à l'intérieur de celles-ci, il fut exfiltré, de façon contrainte, par des agents de la DINA en 1992, vers l'Uruguay, puis enlevé. On retrouva son cadavre en , alors qu'il devait témoigner devant la justice chilienne à propos d'une affaire de vente d'armes à la Croatie pendant les guerres en ex-Yougoslavie, qui contrevenait à l'embargo alors décrété par l'ONU contre la Croatie. L'affaire impliquait Augusto Pinochet, alors commandant en chef de l'armée.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Formation |
École militaire du Libertador Bernardo O'Higgins (d) |
| Activité |
Sous la dictature de Pinochet, Huber fut chargé d'infiltrer les rangs du MIR en Argentine, puis fut nommé gouverneur de la province de Talagante de 1987 à 1989. En il fut nommé au directoire de logistique de l'armée chilienne.
Procès pour assassinat
modifierEn , plusieurs hauts responsables de l'armée ou anciens responsables furent inculpés pour le meurtre de Huber - dans un premier temps, la justice chilienne avait conclu à un suicide. Le procès en appel s'est achevé en , avec la condamnation du général Víctor Lizárraga Arias (10 ans de prison, dont 5 pour homicide et 5 pour association de malfaiteurs), ex-sous directeur de la DINE, et du brigadier Manuel Provis Carrasco (4 ans et 4 ans respectivement pour les mêmes charges) [1]. En revanche, l'ex-chef de la DINE, le général Eugenio Covarrubias, et le supérieur direct de Huber, le général Carlos Krumm, furent acquittés[1].
Références
modifier- 1 2 Corte confirma condenas en el caso Huber, La Nación, 26 novembre 2010