Gertrude LeMoyne
femme de lettres québécoise
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Gertrude Le Moyne (née Hodge, -) est une poète, traductrice, éditrice et conseillère littéraire québécoise. Active dès les années 1930, elle a joué un rôle discret mais central dans l’essor de la littérature et de la critique au Québec moderne[1],[2].
Gertrude LeMoyne
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
103 ans Montréal |
| Nationalité |
Canadienne |
| Activité |
Poète, traductrice, éditrice, conseillère littéraire |
| Conjoint |
Jean Le Moyne (1942-1970) |
Biographie
modifierGertrude Le Moyne est née de William Hodge et Pétronille d’Auray à Montréal en 1912. Elle avait un frère, William P. Hodge[3].
Premiers cercles littéraires (années 1930)
modifier- Proche du poète Hector de Saint-Denys Garneau, ainsi que de Robert Charbonneau, Claude Hurtubise et Paul Beaulieu.
- Intégrée dans l’un des cercles les plus influents de l’histoire littéraire du Québec[1].
Années 1940–1950
modifier- Mariée au journaliste et essayiste Jean Le Moyne[4], dont elle accompagne et corrige les écrits.
- En 1952, participe à une rencontre fondatrice à Québec avec Anne Hébert et Jeanne Lapointe, aux côtés de Monique Bosco et Gilles Marcotte.
- Visite au manoir des Garneau, puis balade à l’Île d'Orléans.
- Épisode décrit par Marie-Andrée Lamontagne dans sa biographie d’Anne Hébert[5].
Années 1960–1970
modifier- Travaille aux Éditions Hurtubise HMH comme conseillère et correctrice.
- Collabore à La Presse et à la revue Châtelaine comme lectrice et traductrice.
- Membre du comité de rédaction des Écrits du Canada français.
- Correspondances conservées avec Michel Van Schendel, Gilles Marcotte et Claude Hurtubise (fonds BAC)[1].
Reconnaissance tardive
modifier- Le Fonds Gertrude LeMoyne (R15734‑0‑9‑F) est conservé à Bibliothèque et Archives Canada.
- Il témoigne de son rôle comme poète, éditrice et conseillère littéraire, ainsi que de ses affinités avec Garneau et ses correspondances avec les écrivains majeurs du Québec[1].
Vie personnelle
modifierElle s'est mariée le samedi à Jean Le Moyne à l'Église de Notre-Dame-de-Pitié à Québec[6].
Œuvre
modifier- Factures acquittées (1963), publié par Gaston Miron aux Éditions de l'Hexagone[7],[8], puis réédité en 1992 par Nota Bene, puis avec postface de Gilles Marcotte, édition augmentée, Le lézard amoureux, coll. « L’auriculaire », , 60 p. (ISBN 9782923398204), chap. 1.
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 Fonds Gertrude LeMoyne, Bibliothèque et Archives Canada.
- ↑ « Décès de Gertrude LeMoyne », sur BAnQ, Le Devoir, (consulté le ), p. 4
- ↑ « Décès, prières, remerciements », sur BAnQ, La Presse (Montréal), (consulté le ), p. 11
- ↑ Caroline Quesnel, Rencontre de Jean Le Moyne, le mauvais contemporain, Les Presses de l’Université Laval, (ISBN 978-2-7637-3717-1, lire en ligne), p. 14
- ↑ Marie-Andrée Lamontagne, Anne Hébert – Une vie, Boréal, 2010, p. 147.
- ↑ « Nouveaux mariés », sur BAnQ, Le Canada, Montréal, (consulté le ).
- ↑ Clement LOCKQUELL, « Factures acquittées poèmes de Gertrude LE MOYNE », sur BAnQ, Le Soleil (Québec), (consulté le ), p. 20
- ↑ « Les Livres, Factures acquittées », sur BAnQ, Bulletin du Cercle Juif, (consulté le ), p. 3
Annexes
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Archives conservées par : Bibliothèque et Archives Canada (R15734‑0‑9‑F)
- Notice du Fonds Gertrude LeMoyne sur le site de Bibliothèque et Archives Canada
- Son portrait dans les Archives nationales à Montréal
- Son avis de décès