Benoîte des ruisseaux
Geum rivale
| Règne | Plantae |
|---|---|
| Sous-règne | Tracheobionta |
| Division | Magnoliophyta |
| Classe | Magnoliopsida |
| Sous-classe | Rosidae |
| Ordre | Rosales |
| Famille | Rosaceae |
| Sous-famille | Rosoideae |
| Genre | Geum |
| Clade | Angiospermes |
|---|---|
| Clade | Dicotylédones vraies |
| Clade | Rosidées |
| Clade | Fabidées |
| Ordre | Rosales |
| Famille | Rosaceae |
La Benoîte des ruisseaux (Geum rivale) est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Rosaceae.
Description
modifierC'est une plante herbacée vivace.
- Fleur et boutons.
- Détail de fleur.
Habitat
modifierPrairies et bois humides, bords des ruisseaux et fossés à une altitude comprise entre 200 et 2 000 m, très rare en plaine, absente d'environ un tiers sud-ouest de la France.
L’espèce est dite circumboréale à aire disjointe. Elle se rencontre dans les zones tempérées boréales d’Europe et d’Amérique du Nord. Elle préfère les lieux humides, en forêt ou non, au bord de ruisseau, dans les marécages et tourbières ou les prairies alpines[1]. En Amérique du Nord, son aire de distribution s’étend du nord des États-Unis jusqu’à la limite des arbres au Canada[2].
Au Québec, on la trouve dans les Basses-Terres du Saint-Laurent et dans les Appalaches, notamment en Gaspésie[3]. On peut même la croiser occasionnellement au Nord du Québec, jusqu'à Kuujjuaq[2].
Protection
modifierEn France, cette espèce est protégée dans les régions Basse-Normandie, Centre et Île-de-France (Article 1).
Synonymes
modifier- Bernullia rivalis (L.) Raf.
- Caryophyllata rivalis (L.) Scop.
- Bernullia hybrida Raf.
- Caryophyllata aquatica Lam.
- Caryophyllata nutans Moench
- Geum hybridum Wulfen ex Jacq.
- Geum nutans Crantz
Utilisations
modifierLa Benoîte des ruisseaux a des usages médicinaux similaires à la Benoîte commune, bien que sa teneur en principes actifs soit plus faible[4].
En Amérique du Nord, les Iroquois faisaient un usage médicinal de la Benoîte des ruisseaux, contre les fièvres et les diarrhées et pour d'autres usages. Avec la racine aromatique, il concoctait un breuvage qui avait l'apparence, et non le goût, du chocolat. Le nom anglais « chocolate root » viendrait de cet usage[1].
Références
modifier- 1 2 Gisèle Lamoureux, Flore printanière, Saint-Henri-de-Lévis, Québec, Fleurbec éditeur, , 576 p. (ISBN 2-920174-15-0), p. 216-217
- 1 2 « Data - Canadensys », sur www.canadensys.net (consulté le )
- ↑ Marie Victorin, F.E.C., Flore laurentienne, Montréal, Les Presses de l'Université de Montréal, , 3e édition mise à jour et annotée par Luc Brouillet, Isabelle Goulet éd. (1re éd. 1935), 1093 p. (ISBN 2-7606-1650-9), p. 344
- ↑ Kammer, Peter M. et Champion, Emmanuelle (traductrice). (trad. de l'allemand), Reconnaître pas à pas 700 plantes communes, Paris, Delachaux et Niestlé, 415 p. (ISBN 978-2-603-02523-9 et 2-603-02523-6, OCLC 992986442, lire en ligne)
Liens externes
modifier- (en) Flora of China : Geum rivale
- (en) BioLib : Geum rivale L.
- (en) Catalogue of Life : Geum rivale L. (consulté le )
- (fr + en) ITIS : Geum rivale L.
- (en) NCBI : Geum rivale (taxons inclus)
- (en) GRIN : espèce Geum rivale L.
- (fr) Tela Botanica (France métro) : Geum rivale L.
- (fr) INPN : Geum rivale L., 1753 (TAXREF)
- (fr) Site FloreAlpes
- (fr) Geum rivale répandue en Suisse