Gevrolles

commune française du département de la Côte-d'Or

Gevrolles est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Gevrolles
Gevrolles
Blason de Gevrolles
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Nolwenn Labbé
2026-2032
Code postal 21520
Code commune 21296
Démographie
Gentilé Gévrollais(es)
Population
municipale
162 hab. (2023 en évolution de −8,99 % par rapport à 2017)
Densité 6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 18″ nord, 4° 46′ 45″ est
Altitude Min. 216 m
Max. 353 m
Superficie 27,05 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Châtillon-sur-Seine
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Gevrolles
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Gevrolles
Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or
Voir sur la carte topographique de la Côte-d'Or
Gevrolles
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
Voir sur la carte administrative de Bourgogne-Franche-Comté
Gevrolles

Géographie

modifier

Située à l'extrême nord de la Côte-d'Or, dans le Chatillonais.

Hydrographie

modifier

Communes limitrophes

modifier

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 886 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cunfin à 10 km à vol d'oiseau[7], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 900,4 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

modifier

Typologie

modifier

Au , Gevrolles est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].

Occupation des sols

modifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (61,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (61,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (59,3 %), terres arables (26,5 %), prairies (9,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,9 %), eaux continentales[Note 2] (1,9 %), zones urbanisées (1,3 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

modifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Gevrellas (885)[16] ; Gibreliae (1085-1100) ; Jevrellae (1085-1101) ; Gyvrellae (1101) ; Giverolae (1103) ; Gibrellae (1129) ; In finibus Geborole (1129) ; Geveroles (1135) ; Gevrellae (1136) ; Girollae (1145) ; Givreles (1163) ; Gibroliae (1170) ; Gebrollae (1185) ; Gevroles (1188) ; Gevrolae (1188) ; Gevrolles (1192) ; Gevrelles (1194) ; Givroles (vers 1214) ; Gevreles (1247) ; Gevroliae (1254) ; Gevrolle (1537) ; Geverolles (1587-1592) ; Geuvrolles (1640)[17].

Issu du gaulois gabra (chèvre) avec le suffixe diminutif -olles ; gabrilla (chevrette), mot reconstitué à partir du nom de lieu Gevrellas en 885[18].

Histoire

modifier

Antiquité

modifier

Des tessons de poteries et des restes de céramiques ont été mis au jour vers 1840 le long de la route de Montigny.

Moyen Âge

modifier

Le village dépend du comté de Champagne et du diocèse de Langres.

L'ancienne bergerie nationale.

Temps modernes

modifier

Au milieu du XIXe siècle, l'exploitation de la forêt, des forges et des fourneaux occupe une importante main-d'œuvre : le village compte plus de 600 habitants.

De 1846 à 1864, une bergerie nationale tente de sélectionner une race à haut rendement lainier. Le château est construit à cette époque[19].

Économie

modifier

Politique et administration

modifier

Administration municipale

modifier

Élections de 2026

modifier

Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Gevrolles, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[20]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 3] étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze[21].

Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Nolwenn Labbé (50,44 %) et Henri Maitrehenry (49,56 %). Neuf sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Nolwenn Labbé et deux à celle de Henri Maitrehenry[22]. Nolwenn Labbé est élue maire le [23],[Note 4].

Liste des maires

modifier
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Henri Maitrehenry    
mai 2020 en cours Nolwenn Claudon   Contremaître, agent de maîtrise
Réélue en 2026[23]

Gevrolles appartient :

Démographie

modifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[25].

En 2023, la commune comptait 162 habitants[Note 5], en évolution de −8,99 % par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
470527515577578613590660667
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
532532499454444425415414395
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
377357356280279266247286341
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
301251203201176170160159177
2017 2022 2023 - - - - - -
178167162------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

modifier
  • Église Saint-Pierre-es-Liens, entièrement reconstruite au XIXe siècle[28].
  • Château de Gevrolles.
  • L'ensemble mairie-école-lavoir est un bel édifice de style classique qui témoigne de la prospérité passée de la commune.

Personnalités liées à la commune

modifier

Héraldique

modifier
Blason de Gevrolles Blason
D'azur à deux cotices ondées et abaissées d'argent, accompagnées en chef d'un gland versé, tigé et feuillé d'or; à une enclume de sable surmontée de deux marteaux adossés posés en chevron tous de sable brochant en pointe; au franc-quartier de gueules chargé de deux clefs d'or passées en sautoir et liées par une chaîne du même[29].
Détails
Création JF Binon. Adoption le 10 novembre 2023.

Voir aussi

modifier

Liens externes

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références

modifier
  1. ↑ Les records sont établis sur la période du au .
  2. ↑ Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. ↑ Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
  4. ↑ La liste officielle des maires du département de la Côte-d'Or en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.
  5. ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

modifier
  1. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
  3. ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
  4. ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  5. ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
  6. ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  7. ↑ « Orthodromie entre Gevrolles et Cunfin », sur fr.distance.to (consulté le ).
  8. ↑ « Station Météo-France « Cunfin_sapc », sur la commune de Cunfin - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
  9. ↑ « Station Météo-France « Cunfin_sapc », sur la commune de Cunfin - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
  11. ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  12. ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
  13. ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  15. ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  16. ↑ André Déléage, La vie rurale en Bourgogne jusqu'au début du onzième siècle, vol. 2, Protat frères, , p. 857.
  17. ↑ Alphonse Roserot, Dictionnaire topographique de la France : Dictionnaire topographique de la Côte-d’Or, Paris, Impr. nationale, , p. 183.
  18. ↑ Jean-Paul Savignac, Dictionnaire Fraçais-Gaulois, La Différence, p. 102.
  19. ↑ René Paris 1987, p. 128.
  20. ↑ « Quelles sont les principales règles des élections municipales ? », sur vie-publique.fr, (consulté le )
  21. ↑ art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  22. ↑ « Publication des résultats au 1er tour - commune de Gevrolles », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr, (consulté le )
  23. 1 2 « Répertoire national des élus (RNE) - version du 11 août 2026 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  24. ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  28. ↑ Monuments remarquables de Gévrolles
  29. ↑ Armorial de France, p. 20770 Blasonnement amendé

Bibliographie

modifier
  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Montigny-sur-Aube, Recey-sur-Ource, Châtillon-sur-Seine, La Bourgogne, Document utilisé pour la rédaction de l’article