Gianni Caraccio
Gianni Caraccio, né le 5 septembre 1950 à Buonalbergo en Italie, est un boxeur amateur italo-suisse ayant fait l'essentiel de sa carrière sportive en Suisse. Évoluant dans la catégorie des poids coqs, il a notamment été double champion suisse amateur en 1971 et 1972, puis champion suisse des résidents étrangers en 1974.
| Gianni Caraccio | |
Gianni Caraccio, champion de Suisse poids coqs | |
| Fiche d’identité | |
|---|---|
| Nom de naissance | Giovanni Caraccio |
| Nationalité | italienne |
| Naissance | Buonalbergo, Italie |
| Catégorie | Poids coqs |
| Palmarès | |
| Titres amateurs | Champion de Suisse des poids coqs (1971 et 1972) |
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Biographie
modifierOrigines et formation
modifierNé en Italie, Gianni Caraccio s'installe en Suisse durant sa jeunesse. Parallèlement à sa carrière sportive, il obtient un diplôme commercial à l'École supérieure de commerce de Neuchâtel, puis poursuit des études supérieures de droit. Il mènera par la suite une carrière professionnelle de cadre dans le commerce international et la métallurgie de précision.
Carrière sportive et consécration nationale
modifierLes titres et la domination en poids coqs (1971-1974)
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Le 28 février 1971, lors des finales des championnats suisses amateurs disputées à Brugg, il remporte le titre national dans la catégorie des poids coqs[1],[2]. Il confirme sa suprématie nationale en renouvelant cet exploit les années suivantes[3].
Le 7 mai 1972 à Yverdon, il récidive en battant Cajochen (Uster) aux points en finale, conservant ainsi son titre de champion suisse des poids coqs[4]. Ses performances et sa nationalité italienne font alors l'objet d'articles de fond dans la presse nationale sur la place des sportifs étrangers dans le sport helvétique[5].
L'affaire de 1973 et la question du statut des étrangers
modifierEn mai 1973, lors des demi-finales des championnats de Suisse à Genève, Gianni Caraccio est opposé à Erhard Spavetti. À la suite d'une décision arbitrale controversée qui suscite de vives réactions dans la presse romande[6],[7], le débat sur la participation des résidents étrangers aux championnats nationaux est relancé.
Face aux polémiques et aux débats de l'époque — souvent qualifiés de « l'Omerta » par les observateurs[8] —, la Fédération suisse de boxe (FSB) finira par faire évoluer ses règlements pour assouplir ces distinctions et créer temporairement deux championnats distincts (nationaux et résidents)[9]. C'est dans ce cadre réformé que Gianni Caraccio décroche le titre de champion suisse des résidents étrangers en 1974.
Expériences internationales et sparring-partner
modifierActif sur la scène internationale, il participe à plusieurs rencontres interclubs et sélections nationales, notamment lors du gala de Villers-le-Lac contre Antoine Montero[10], lors de la sélection suisse contre La Rochelle[11] ou lors du match Suisse-France[12].

Durant l'été 1973, il sert également de sparring-partner au champion d'Europe professionnel Fritz Chervet lors de sa préparation au championnat du monde à Bad Vals[13].
Sa régularité au plus haut niveau amateur s'étend jusqu'en 1974[14], avant d'être saluée par la presse spécialisée et internationale[15].
Implication et transmission
modifierFort de son expérience de haut niveau, Gianni Caraccio s'est également investi dans l'encadrement des jeunes générations et la vie des clubs (notamment à Neuchâtel et Bâle). Bien qu'appelé à exercer des responsabilités au niveau fédéral en tant qu'entraîneur, ses impératifs professionnels — en particulier sa carrière de directeur aux exports, extrêmement exigeante en temps — l'ont conduit à limiter cette fonction à quelques meetings internationaux avant de privilégier sa vie professionnelle et ses engagements en club.
Distinctions et hommages
modifier- En mars 1990, il reçoit une distinction à l'Ambassade de France à Rome à la suite de sa participation à la finale internationale du Championnat du monde d'orthographe de Bernard Pivot.
Notes et références
modifier- ↑ « Championnats suisses de boxe à Brugg : Le triomphe de Gianni Caraccio », Feuille d'avis de Neuchâtel, 1er mars 1971, p. 12.
- ↑ « Victoire éclatante de Gianni Caraccio en poids coqs », L'Impartial, 1er mars 1971, p. 9.
- ↑ « La consécration de Gianni Caraccio sur la scène nationale », Sport suisse, mars 1971, p. 14.
- ↑ « Yverdon Finales Championnats de Suisse : Caraccio (La Chaux-de-Fonds) bat Cajochen (Uster) aux points », L'Impartial, 8 mai 1972, p. 7.
- ↑ « Le point sur la carrière amateur de Gianni Caraccio et son statut », Journal de Genève, 12 mai 1972, p. 11.
- ↑ « Les demi-finales des championnats de Suisse à Genève : Les larmes de Gianni Caraccio "Si j'avais été Suisse..." », Tribune de Lausanne, 7 mai 1973, p. 9.
- ↑ « La boxe suisse au stade des demi-finales : Une décision saugrenue à Genève », 24 Heures - Feuille d'Avis de Lausanne, 8 mai 1973, p. 14.
- ↑ Pierre Pralong, « L'Omerta », La Semaine Sportive, 2 mars 1971.
- ↑ « Importante réunion demain soir », L'Express, 8 mars 1974, p. 4.
- ↑ « Gala de boxe de Villers-le-Lac : Compte-rendu du combat contre Montero », L'Est Républicain, 1973.
- ↑ « Schweizer Auswahl gegen La Rochelle : Caraccio schlägt Lecouffe nach Punkten », Bieler Tagblatt, 3 novembre 1973, p. 6.
- ↑ « Rencontre internationale Suisse-France : La performance de Caraccio », Le Matin, 15 octobre 1973, p. 5.
- ↑ « Entraînement et préparation avec Fritz Chervet à Bad Vals », La Suisse, 10 août 1973, p. 15.
- ↑ « Bilan de la saison pugilistique suisse », Revue de la boxe, décembre 1974, p. 22.
- ↑ « Hommage à la trajectoire internationale de Gianni Caraccio », Corriere del Ticino, 18 mars 1975, p. 9.
Liens externes
modifier- (en) Carrière de « Gianni Caraccio », sur BoxRec.com