Võ Nguyên Giáp
Võ Nguyên Giáp, né le à An Xá (actuel Vietnam), alors en Annam (Indochine française), et mort le à Hanoï, à l'âge de 102 ans[1], est un général et homme politique vietnamien. Chef de l'Armée populaire vietnamienne pendant la guerre d'Indochine, il est connu pour être le vainqueur de la bataille de Diên Biên Phu (1954), qui a sonné la défaite et le départ des Français d'Indochine. Il est le ministre de la défense du Vietnam du Nord durant la guerre du Vietnam, qui voit la défaite des États-Unis et la conquête du Vietnam du Sud par le Nord.
Le général Võ Nguyên Giáp est entré dans l’histoire militaire et les études militaires et stratégiques de son vivant, admiré par ses amis et ennemis, dont le général français Raoul Salan et le général américain William Westmoreland. « Général autodidacte », selon ses propres termes[2], il n'a suivi aucun cours d'une quelconque académie militaire[3].
Biographie
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Jeunesse et formation
modifierNé en 1911 à An Xá, dans la province de Quảng Bình, Võ Nguyên Giáp est un fils d'un mandarin pauvre et nationaliste[4]. À l'école maternelle, il apprend quelques rudiments de français[5]. En 1924, il fréquente la prestigieuse école Quốc Học à Hué (Ngô Đình Diệm et Hô Chi Minh y ont été élèves). C'est là que commence son apprentissage politique[6].
Dès l'âge de 14 ans, il commence à militer contre la présence française. En 1926, il découvre les écrits de Hô Chi Minh, en particulier son Procès de la colonisation française[7]. Il est expulsé de l'école à la suite de l'échec d'un mouvement de protestation contre l'interdiction des menées nationalistes[8]. Il est ensuite élève du lycée français Albert-Sarraut à Hanoï, pour y préparer le baccalauréat puis enseigne l'histoire dans une école privée de la capitale[9]. Les années suivantes, il devient successivement journaliste, comptable et enseignant, mais est rapidement fiché par les services de la Sûreté nationale pour ses idées et son militantisme[7].
De 1930 à 1932, il est emprisonné[10] à la prison de Lao Bảo, où il rencontre Nguyễn Thị Quang Thái[11], qu'il épousera en 1939 et qui lui donnera une fille[12]. De 1933 à 1938, il poursuit des études d’histoire, de droit et d’économie à l'université de l'Indochine à Hanoï où il obtient sa licence en droit et en histoire[13]. Le poète réunionnais Raphaël Barquissau est son professeur.
En 1937, Giáp adhère au Parti communiste vietnamien, fonde un journal Le Travail, et devient lui-même professeur d'histoire à l'école Thang-Long à Hanoï[7],[10]. À travers cet enseignement, il tente de rallier d’autres militants à la cause anticoloniale, tout en nourrissant ses propres connaissances en histoire militaire[7]. Il admire Napoléon Bonaparte , à tel point que ses élèves le surnomment « le général » ou « Napoléon »[10]. Ses cours portent essentiellement sur la Révolution française et sur la stratégie napoléonienne, dont il décortique les moindres mouvements tactiques des grandes batailles[7]. De la stratégie napoléonienne, il retiendra de nombreux enseignements notamment la prédilection pour la guerre de mouvement, pour la surprise stratégique, pour les manœuvres de diversion, pour la préparation, le renseignement et la création de lignes de communication très élaborées[7]. Sur un plan idéologique, il perçoit dans l'analyse de cette période de l'Histoire de France les bouleversements que peut provoquer une révolution populaire, notamment sur les appareils militaires et sur les rapports de forces géostratégiques[7]. Ce constat lui permet de dresser des parallèles avec la situation au Vietnam, convaincu que l’idéologie marxiste-léniniste est une suite historique de cette lutte des classes entamée en 1789[7]. En 1939, il épouse une militante originaire de la même province que lui, qui lui a donné un enfant en 1940[14].
Premiers engagements militaires
modifierEn , il fuit en Chine à la déclaration de guerre qui voit l'interdiction du Parti communiste indochinois lié à l'Union soviétique[7]. Cette dernière vient de signer, le , le pacte de non agression avec l'Allemagne. Il ne reverra jamais son épouse arrêtée peu de temps après son départ par la Sûreté française, et incarcérée dans une prison où elle se suicide en 1941[14]. Sa belle-sœur Nguyén-Thi-Minh-Khaï est également arrêtée à la suite de « la révolution d' » et guillotinée à Saïgon par l'Administration coloniale française[15]. Giáp en gardera une profonde rancœur anticolonialiste.
Marixtste convaincu, il prend part au Congrès de Tsin-Ti qui voit la fondation du Việt Minh puis est chargé par Hô Chi Minh de l'organisation de la guérilla contre les Japonais en Indochine. En 1944, il fonde l'Armée populaire vietnamienne (APV). Sa réputation de fin connaisseur de la stratégie napoléonienne contribue à faire de lui un expert de la guerre que, jusqu’à présent, il ne connaît essentiellement qu’à travers les livres[7]. Comme Napoléon, il montre un talent singulier pour traiter toutes sortes d’informations et données complexes dans l’objectif de formuler des plans stratégiques cohérents[7]. Il étudie également les luttes de partisans en Chine et en URSS ainsi que les théories de Carl von Clausewitz[16]. Alors qu'en Europe, la France est défait lors de la Seconde Guerre mondiale, Giáp profite de la disparition de l'administration française pour intensifier le recrutement de membres du Viêt-Minh[7]. À partir de ce moment, il reçoit l'aide technique de conseillers militaires allemands puis chinois[17].
Contacts et négociations avec la France
modifierLe , le général Salan, commandant des forces françaises de l'Indochine du Nord, reçoit à sa demande, à Hanoï, Võ Nguyên Giáp qu'il ne connaît pas directement. Il vient discuter des conditions d’application, sous l'aspect militaire, de la convention franco-vietnamienne signée le précédent. Ces discussions conduisent, le , à la signature d'un accord entre le général Salan et Võ Nguyên Giáp. Les deux hommes se revoient le au matin, quand Nguyên Giáp se rend au domicile du général Salan pour offrir à son épouse un petit paravent laqué (leur fille Dominique étant née trois semaines plus tôt), et, le soir, lors d’un dîner avec Hồ Chí Minh, dîner au cours duquel les différends relatifs à l'application des Accords de mars apparaissent au grand jour.
Au cours de la conférence préparatoire de Đà Lạt, du au , le général Salan a pour principal interlocuteur Võ Nguyên Giáp avec lequel il noue des relations personnelles au cours des soirées suivant les séances officielles. Giáp aurait été alors jusqu'à offrir à Salan le commandement des troupes de la république démocratique du Vietnam. Giáp retrouve Salan à Hanoï le suivant, au cours d’un dîner informel, avant d’accompagner Hồ Chí Minh à la conférence de Fontainebleau avec Phạm Văn Đồng, le diplomate, resté alors à Paris.
Guerre d'Indochine
modifierLe , le bombardement de Haïphong par la marine française marque un revirement total de la politique menée jusqu'alors par le gouvernement français. Le 19 décembre 1946, Giáp déclenche une série de raids simultanés, après la tombée de la nuit, sur les garnisons françaises, notamment à Hanoï, ce qui marque le début de la guerre d'Indochine[7]. La même année, Võ Nguyên Giáp est nommé ministre de la Défense nationale de la république démocratique du Vietnam.
Salan revient en Indochine le , et jusqu'à son retour en métropole le , trouve en Giáp un adversaire implacable, d'autant plus impitoyable que son père est mort en 1947, torturé par les Français[18]. S’ensuit durant quatre années une guerre insurrectionnelle classique, qui voit le Vietminh progresser très lentement, mais Giáp et Hô Chi Minh espèrent que ces gains modestes produiront un effet d’accumulation, tout en permettant au Vietminh de poursuivre son travail auprès des populations locales[7]. La solide implantation du Vietminh dans les campagnes rend la tâche difficile aux Français, et leurs succès militaires se traduisent rarement par une percée politique[7]. En 1949, la victoire de Mao Zeong contre Tchang Kaï-chek et sa prise de pouvoir en Chine permet à Giáp de bénéficier d’un véritable sanctuaire et d’un soutien important décuplant ses effectifs[7]. Celui-ci remporte un premier grand succès l'année suivante avec la destruction sur la route coloniale 4 d’une garnison française qui perd plus de 4 000 soldats[7]. Il subit plusieurs revers en 1951 et 1952 à la bataille de Vĩnh Yên[19] (), puis à celles de Dong Trieu[20], Mao Khé ()[20],[19], Ninh Binh (), du Day () et de Nghia Lo ()[20]. Mais Giap parvient à combler ses pertes grâce au soutien croissant de la Chine et à son travail de terrain auprès des populations[7]. Celui-ci lui permet en parallèle de construire un réseaux d'espionnage et de renseignement très efficace, permettant de connaitre et d'anticiper les plans de son adversaire[7].
Lorsqu'en 1953, le général Henri Navarre prend la tête du corps expéditionnaire français, celui-ci compte, avec les alliés locaux, plus de 400 000 hommes[7]. Néanmoins, Giáp s’est arrogé l’initiative stratégique et Navarre se retrouve dans une posture défensive[7]. Cherchant à convaincre les Français qu’un retrait serait préférable à la poursuite des hostilités Giáp désire accomplir un coup d’éclat susceptible de générer un choc psychologique[7]. Ce choc a lieu, à Diên Biên Phu, un petit village à la frontière entre le Laos et la Vietnam, dans une vallée longue de dix-sept kilomètres[7].

La bataille de Diên Biên Phu qu se déroule entre mars et mai 1954 consacre la stratégie de Giáp, qui réussit à attirer l’ennemi dans une confrontation décisive, sur un terrain favorable à son dispositif et à ses moyens[7]. L’issue de cette bataille est déterminée par l’effet de surprise créé par Giáp qui organise autour de Diên Biên Phu son artillerie dont les pièces sont démontées pour être acheminées sur les collines qui surplombent le camp retranché[7],[14]. Il organise le ravitaillement de ses soldats grâce à 260 000 porteurs, plus de vingt mille bicyclettes, 11 800 radeaux, 400 camions et 500 chevaux[14]. Il décrit cette organisation logistique en citant Napoléon Ier: « Là où une chèvre passe, un homme peut passer ; là où un homme passe, un bataillon peut passer. »[14]. Enfin, il tente des manœuvres de diversion pour obliger l’adversaire à disperser ses forces[7].
À partir du 13 mars 1954, Giáp jette toutes ses forces dans une séries d'offensives dont l'ampleur et la férocité déconcertent les Français, abasourdis par les déluge d'obus qui s’abattent sur eux[7]. Les répercussions de sa victoire sont décuplées par un calendrier politique international soigneusement étudié[7]. L'historien Arnaud Blin décrit cette bataille comme « une magistrale victoire du Vietminh et le chef-d’œuvre stratégique du général Giáp »[7].
Le 20 , les accords de Genève mettent fin à la guerre d'Indochine et instaurent une partition du pays le long du 17e parallèle et à l'issue desquels la France quitte la partie Nord du Vietnam en octobre- — mais qui restera encore au Sud Vietnam jusqu'en .
Guerre du Vietnam
modifierDans les années 1950, les combats recommencent au Sud. Une insurrection communiste (les communistes sud-vietnamiens étant appelés en abrégé Viêt Cong) contre le gouvernement pro-occidental de Saïgon se développe et obtient le soutien du le Vietnam du Nord. En réaction l'armée américaine intervient massivement pour soutenir le gouvernement allié du sud marquant le début de la guerre du Vietnam[7]. Giáp y joue un rôle déterminant[7]. En 1968, c'est lui qui organise l'offensive du Têt vers le sud qui, si elle finit par être repoussée, cause des dommages considérables à l'adversaire pour qui le choc psychologique est immense[7]. Plus tard dans la même année, Giáp, conformément à son plan, déclenche deux nouvelles offensives et maintenir la pression[7]. L'année suivante, il est envoyé en Europe de l'Est. En 1972, il est rappelé au poste de commandement en chef, avec tous pouvoirs pour organiser la défense du Nord, notamment de Hanoï, contre les bombardements aériens américains auxquels participent les B-52[14].
Il dirige ainsi les opérations de l'ensemble de la guerre durant quinze ans et forcera les Américains à quitter le sud du pays. Il obtient la victoire finale en 1975 à la suite de la « campagne Hô Chi Minh » durant laquelle il lance ses célèbres mots d'ordre aux soldats communistes : « rapidité, audace et victoire sûre ». Le 1975, ses troupes entrent à Saïgon.
Guerres contre le Cambodge et la Chine en 1979
modifierEn 1978, Võ Nguyên Giáp est appelé à l'aide par des réfugiés cambodgiens, notamment des soldats déserteurs, subissant la dictature de Pol Pot, dont la répression meurtrière est qualifiée de « génocide » par certains historiens[21]. Préparant une grande offensive; il sollicite l'aide des Français qu'il combattait vingt-cinq ans plus tôt pour leur connaissance géographique du pays, le Cambodge ayant été, comme le Vietnam, intégré à l'Indochine française[22]. En décembre 1978, une armée vietnamien de près de 170 000 soldats, déferle sur le territoire du pays voisin et renverse en janvier de l'année suivante le régime génocidaire des Khmers rouges[22].
En représailles, le mois suivant, la Chine anciennement alliée de Pol Pot attaque le nord du Vietnam, mais en est repoussée au bout d'un mois, en mars 1979[23]. Même si cette guerre est brève et de basse intensité, elle donne à Võ Nguyên Giáp la réputation d’un homme ayant résisté successivement à trois grands empires : français, américain et chinois[23].
Fin de carrière militaire
modifierVõ Nguyên Giáp démissionne du poste de ministre de la Défense en 1980[10]. En 1982, il n'est pas réélu au bureau politique du Parti communiste vietnamien (PCV)[10], en raison d'accusations sur son tropisme pro-chinois, de son doute sur l'intérêt de l'invasion du Cambodge et de son souhait de réformes économiques[24]. Cependant, il reste vice-Premier ministre jusqu’en 1991 et est réhabilité lors du 6e congrès du PCV. En 1990, Giap tente de reprendre en mains le parti, mais sa tentative, à l'époque de la chute du Mur de Berlin, n'aboutie pas[14]. En 1996, il est chassé du Comité central et perd, six mois plus tard, son portefeuille de vice-premier ministre en charge de superviser l'économie[14].

Les années suivantes, Võ Nguyên Giáp vit retiré à Hanoï mais il s'exprime régulièrement sur l'évolution politique de son pays. On lui attribue ainsi des lettres critiquant la corruption et certains projets industriels jugés dangereux pour la sécurité du Vietnam, notamment s'ils sont pro-Chine, notamment lorsqu'éclate, en 2009, la controverse sur l'exploitation par des Chinois des énormes gisements à ciel ouvert de bauxite sur les hauts plateaux du Sud[14].
En 2004, il est célébré pour le cinquantenaire de la bataille de Diên Biên Phu ; également, en 2005 pour l'anniversaire de la chute de Saïgon et en 2011 pour ses cent ans[24]. En 2012, le gouvernement vietnamien décide de lui consacrer un musée[14].
Décès et funérailles
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Le , un responsable gouvernemental annonça la mort de Võ Nguyên Giáp à l'hôpital militaire central 108 à Hanoï où il était hospitalisé depuis 2009[24]. Il avait 102 ans (103 selon la façon de compter l'âge en Asie). Des funérailles nationales eurent lieu les 12 et en présence des principaux dirigeants vietnamiens. Elles furent retransmises en direct dans tout le pays par la chaîne de télévision nationale Vietnam Television et la radio nationale Voix du Vietnam. Võ Nguyên Giáp est enterré dans sa province natale de Quảng Bình le [25],[26].
Appréciation critique d'un adversaire
modifierEn 1998, dans un entretien, le général américain William Westmoreland, ancien commandant des forces armées américaines lors de la guerre du Vietnam, critiqua les prouesses militaires de Giàp, tout en reconnaissant que ce dernier avait été un « adversaire redoutable ». Si Giàp « avait été formé aux tactiques de la guérilla en petites unités, il s'était toutefois obstiné à faire la guerre en grandes unités avec des pertes effroyables pour ses propres hommes. De son propre aveu, au début de 1969 je crois, il avait perdu, quoi, un demi-million de soldats ? Il n'en a pas fait mystère. Maintenant, un tel mépris pour la vie humaine peut donner un adversaire redoutable, mais cela ne donne pas un génie militaire. Un commandant américain perdant des hommes comme cela n'aurait guère duré plus de quelques semaines »[27].
L'avis de l'historien américain Derek Frisby vient contrebalancer celui de Westmoreland, incapable, selon lui, de saisir les fondements de la philosophie de la « guerre révolutionnaire » professée par le général vietnamien. Giáp était bien conscient qu'une guerre prolongée ferait de nombreux morts mais aussi que ce n'était pas cela qui faisait qu'une guerre était gagnée ou perdue. Giáp gagna la guerre bien qu'ayant perdu nombre de batailles car tant que l'armée vietnamienne était en mesure de continuer à combattre un jour de plus, l'idée du Vietnam perdurait dans le cœur de ses partisans et c'est là l'essence même de la « guerre révolutionnaire »[28].
Publications
modifierLivres
modifier- L’Armée populaire de libération du Viet-Nam, Service d’Information du Vietnam, Hanoï, 1951.
- Dien Bien Phu, Éditions en langues étrangères, Hanoï, 1959.
- Guerre du peuple armée du peuple (contient aussi : La guerre de libération du peuple vietnamien contre les impérialistes français et les interventionnistes américains; Les grandes expériences de notre Parti dans la direction de la lutte armée et de l’édification des forces armées révolutionnaires; Dien Bien Phu), Éditions en Langues Etrangères, Hanoï, 1961, (réédité en 1973).
- Le peuple du Sud-Vietnam vaincra, Éditions en langues étrangères, Hanoï, 1965.
- Guerre du peuple armée du peuple, Librairie François Maspero, coll. « Cahiers libres » ; Réédité en Petite collection Maspero no 14, Paris, 1966.
- Encore une fois nous vaincrons, Éditions en langues étrangères, Hanoï, 1966.
- Victoire totale, tâche grandiose, Éditions John Didier, 1968.
- Notre guerre du peuple a vaincu la guerre de destruction américaine (contient aussi : Les succès éclatants et la puissance de la guerre du peuple au niveau régional dans le nord Vietnam socialiste), Éditions en langues étrangères, Hanoï, 1969.
- La guerre de libération nationale au Vietnam : ligne générale, stratégie, tactique, Éditions en langues étrangères, Hanoï, 1970.
- Guerre de libération, Éditions sociales, Paris, 1970.
- Armement des masses révolutionnaires: édification de l’armée du peuple, Éditions en langues étrangères, Hanoï, 1974.
- Des journées inoubliables, Hanoï, 1975.
- Guerre du peuple contre guerre aéronavale, Éditions en langues étrangères, Hanoï, 1975.
- Écrits, Éditions en langues étrangères, Hanoï, 1977 (contient les textes : Guerres du peuple contre guerre aéronavale US, La guerre de libération nationale au Viet Nam, Armement des masses révolutionnaires. Édification de l’armée du peuple).
- Mémoires 1946-1954 : Tome 1 : La résistance encerclée, Éditions Anako, Fontenay-sous-Bois, 2003.
- Mémoires 1946-1954 : Tome 2 : Le chemin menant à Diên Biên Phu, Éditions Anako, Fontenay-sous-Bois, 2004.
- Mémoires 1946-1954 : Tome 3 : Diên Biên Phu Le rendez-vous avec l’histoire, Éditions Anako, Fontenay-sous-Bois, 2004
- La route vers Điên Biên Phủ, Éditions Thể Giới, Hanoï.
- Điên Biên Phủ : le rendez-vous de l’histoire, Éditions Thể Giới, Hanoï.
Participation à des ouvrages collectifs
modifier- Échec à l’agresseur américain : Vietnam 1974, Éditions sociales, Paris, 1967.
- Récits de la résistance vietnamienne, 1925-1945, Librairie François Maspero, coll. « Cahiers libres » ; réédité dans la Petite collection Maspero no 80, Paris, 1971.
- Điên Biên Phủ: Histoire Impressions Souvenirs, Éditions Thể Giới, Hanoï, 2004.
- Điên Biên Phủ: La décision la plus difficile de la carrière du général Giáp (sélection d’articles), Éditions Thể Giới, Hanoï, 2004.
Notes et références
modifier- ↑ « Vietnam : le général Giap, héros de l'indépendance, est mort », sur lepoint.fr, Le Point, (consulté le ).
- ↑ (en) Stanley Karnow, Vietnam : a History, Penguin Books, 1997, p. 153.
- ↑ (en) Tom Pendergast, The Vietnam War, Omnigraphics, 2007, p. 166-169.
- ↑ Jean Lacouture, « Giap, l'éternel révolté », Jeune Afrique, (ISSN 1950-1285).
- ↑ (en) Stanley Karnow, « Giap remembers », The New York Times, : « At the village kindergarten Giap was taught elementary French, but at home his parents spoke only Vietnamese. »
- ↑ Karnow 1990 : « In 1924, he went to the old imperial capital of Hue to attend the prestigious Quoc Hoc Academy, whose alumni included Ho Chi Minh and Ngo Din Diem, later the anti-Communist president of South Vietnam. Then, barely 13, he began his political education. »
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 Arnaud Blin, « Võ Nguyên Giáp, génie de la guerre asymétrique », dans Les grands capitaines, Éditions Perrin,
- ↑ Karnow 1990 : « the youths protested openly against a French ban on nationalist activities. The protest fizzled, and Giap was expelled from school. »
- ↑ Gérard Lê Quanǵ, Giap ou la guerre du peuple, Paris, Denoël, coll. « Grands reportages », , 252 p. (lire en ligne), p. 23.
- 1 2 3 4 5 Jean-Claude Pomonti, « Le général Giap, héros de l'indépendance vietnamienne, est mort », sur lemonde.fr, Le Monde, (consulté le ).
- ↑ (en) Cecil B. Currey, Victory at Any Cost: The Genius of Vietnam's Gen. Vo Nguyen Giap, 2005, p. 25.
- ↑ Phillip B. Davidson, Vietnam at war:The history, p. 7.
- ↑ Bernard B. Fall, Le Viet-Minh – La République Démocratique du Viet-Nam 1945-1960, Paris, Colin, , 376 p. (lire en ligne), p. 183.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 « Le général Giap, héros de l'indépendance vietnamienne, est mort », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Gilbert David, Chroniques secrètes d'Indochine (1928-1946) : la cardinale, t. II, Paris, Éditions L'Harmattan, coll. « Mémoires asiatiques », , 861 p. (ISBN 978-2-7384-2463-1, lire en ligne), p. 602.
- ↑ T. Derbent, Giap et Clausewitz, éditions ADEN, Bruxelles 2006.
- ↑ Schütte Heinz, « Les Doktors germaniques dans le Viet Minh », Aséanie, vol. 15, , p.61-85 (DOI 10.3406/asean.2005.1846, lire en ligne).
- ↑ Gabriel Georges Marcel Bonnet, La Guerre révolutionnaire du Vietnam – Histoire, techniques et enseignements de la guerre américano-vietnamienne, Payot, , 274 p. (lire en ligne), p. 40.
- 1 2 « Jean de Lattre de Tassigny », sur ordredelaliberation.fr, ordre de la Libération, (consulté le ).
- 1 2 3 René Gilli, « La « Marque » du général de Lattre en Indochine », sur Saint-Cyr.org, archivé par wikixwix, (consulté le ).
- ↑ (en) « Genocide Studies Program », sur macmillan.yale.edu, (consulté le )
- 1 2 Chroniqueur, « Cambodge & Histoire : Le 7 janvier 1979, Phnom Penh « tombait » pour la deuxième fois », sur Cambodgemag, (consulté le )
- 1 2 Le Diplomate, « PORTRAIT – Giap : Le général qui vainquit trois empires », sur Le Diplomate, (consulté le )
- 1 2 3 Alain Barluet, « Giap, le Napoléon vietnamien », Le Figaro, samedi 5 / dimanche 6 octobre 2013, page 35.
- ↑ (en) AFP, « Vietnam honours military genius Vo Nguyen Giap who beat France, US », The Australian, (lire en ligne).
- ↑ Vietnam : funérailles nationales pour le général Giap, RFI, 6 octobre 2013.
- ↑ Entretien avec William Westmoreland, par W. Thomas Smith, Jr. (en), dans George, novembre 1998. Cet entretien fait partie d'un dossier sur la guerre du Vietnam comportant également l'entretien avec le général Giàp, réalisé par John F. Kennedy, Jr., texte d'origine : « Of course, he [Giap] was a formidable adversary. Let me also say that Giap was trained in small-unit, guerrilla tactics, but he persisted in waging a big-unit war with terrible losses to his own men. By his own admission, by early 1969, I think, he had lost, what, a half million soldiers? He reported this. Now such a disregard for human life may make a formidable adversary, but it does not make a military genius. An American commander losing men like that would hardly have lasted more than a few weeks. »
- ↑ (en) Gabriel Domínguez, "Vo Nguyen Giap – 'A master of revolutionary war'", Deutsche Welle, 7 October 2013 : « Giap understood that protracted warfare would cost many lives but that did not always translate into winning or losing the war. In the final analysis, Giap won the war despite losing many battles, and as long as the army survived to fight another day, the idea of Vietnam lived in the hearts of the people who would support it, and that is the essence of 'revolutionary war' ».
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- (en) Bibliography: Books about Vo Nguyen Giap.
- Gérard Le Quang, Giap ou la guerre du peuple, Paris, Denoël, 1973.
Liens externes
modifier- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressource relative à la musique :
- Ressource relative à la recherche :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- (en) Vo Nguyen Giap's interview - PBS.