Gille Wittig

militante féministe, dessinatrice et peintre française

Gille Wittig, née le à Manspach et morte le dans le 12e arrondissement de Paris, est une militante féministe, dessinatrice, et peintre française[1],[2].

Gille Wittig
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Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Gilberte Maria WittigVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Fratrie
Enfant
Dominique Samson - Née le 30 janvier 1959

Biographie

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Enfance et formation

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Gilberte Maria Wittig, dite Gille Wittig, naît le à Manspach dans le Haut-Rhin dans une famille d'origine modeste, catholique pratiquante et conservatrice.

Après l'annexion de l'Alsace par l'Allemagne, la famille déménage à Audincourt (Doubs), puis près de Rodez (Aveyron), et enfin en région parisienne, où elle est scolarisée avec sa sœur Monique Wittig dans un lycée expérimental.

Engagement féministe

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Le groupe de Vincennes

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En 1970, Gille Wittig organise avec le soutien de Margaret Stephenson (Namascar Shaktini), Marcia Rothenburg et sa sœur Monique Wittig une réunion à la faculté de Vincennes. La réunion a pour but de préparer une manifestation. À cette occasion, il est décidé de constituer une assemblée de femmes en non-mixité. Là se crée le « Groupe de Vincennes »[3],[4].

Cofondatrice du Mouvement de Libération des Femmes

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À la suite de cette action, en , Gille Wittig cosigne ensemble le manifeste rédigé par Monique Wittig qui sera le premier texte fondateur du Mouvement de libération des femmes (MLF) dans le mensuel L'Idiot international : « Combat pour la libération de la femme »[5]. Le texte s'appelait « Pour un mouvement de libération des femmes »[6],[7]et est modifié par le journal pour « Combat pour la libération de la femme »[8].

Elle dessine la première couverture du journal du MLF, Le Torchon Brûle (n°0) paru en .

Carrière artistique

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Dans les années 1980, Gille Wittig peint des encres théâtrales, portée sur le décor, dans un style empruntant à l'Art Déco. Elle représente des femmes hiératiques aux corps masqués par la végétation[2].

Dans les années 2000, elle peint des acryliques et des huiles avec cette même attention portée au décor théâtral à travers la série Hammams, Prairies ou Fenêtres notamment où les fonds prennent des formes étonnantes[2].

En 2008, Gille Wittig publie un recueil de photographies d'enfance rendant hommage à sa sœur, Monique Wittig, Ma sœur sauvage.

Publications

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  • Gille Wittig, « Combat pour la libération de la femme », L'Idiot international no 6, avec Monique Wittig, Margaret Stephenson, Marcia Rothenburg, Paris, , p. 13-16 ; « For a Women's Liberation Movement », traduction en anglais de Namascar Shaktini, On Monique Wittig, Theoretical, Political and Literary Essays, University of Illinois Press, 2005, p. 21-34
  • Gille Wittig, 7 publications dans Le Torchon brûle, 1970-1973
  • Gille Wittig, Ma sœur sauvage, texte et photos, Ateliers de Normandie, 2008, 48 p.

Expositions

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  • 2005 : Première exposition autour de la série Hammams, Prairies[2]
  • 1er au  : Corps & décors, librairie Violette and Co, Paris[2], organisée par sa fille Dominique Samson

Interviews

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  • Denise Brial, Gille Wittig, Atalante Vidéos Féministes, Paris, 2012.
  • Denise Brial, Portrait interview de Gille Wittig dans Hommages d'elles à elle, Atalante Vidéos Féministes, Paris, 2015.

Notes et références

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  1. Relevé des fichiers de l'Insee
  2. 1 2 3 4 5 « Vernissage de l’exposition d’oeuvres de GILLE WITTIG "Corps & décors" organisée par Dominique Samson - 18h30 », sur violetteandco.com (consulté le ).
  3. Bard, Christine (1965-….). et Chaperon, Sylvie (1961-….)., Dictionnaire des féministes : France, XVIIIe – XXIe siècle, Paris, PUF, 1700 p. (ISBN 978-2-13-078720-4 et 2-13-078720-7, OCLC 972902161, lire en ligne).
  4. « MLF - Le mythe des origines », sur ProChoix no 46,
  5. Marie-Jo Bonnet, Simone de Beauvoir et les femmes, Albin Michel, , 352 p. (ISBN 978-2-226-38214-6, lire en ligne)
  6. Monique Wittig, « On ne naît pas femme », Questions Féministes, no 8, , p. 75–84 (lire en ligne, consulté le ).
  7. « Biographie », sur site web Monique Wittig (consulté le ).
  8. « Combat pour la libération de la femme », L'Idiot international, no 6, Paris, Londres, mai 1970, p. 13-16 ; « For a Women's Liberation Movement », traduction en anglais de Namascar Shaktini, On Monique Wittig, Theoretical, Political and Literary Essays, University of Illinois Press, Urbana et Chicago, 2005, p. 21-34.

Liens externes

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