Gilles Antonowicz

avocat et essayiste français

Gilles Antonowicz, né en mars 1953 à Marseille, est un avocat, historien et essayiste français.

Gilles Antonowicz
Gilles Antoniowicz en 2014.
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Biographie

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Étudiant à l’Institut d’études politiques de Paris (Science Po), il devient en 1971 agriculteur pendant treize années avant d'entamer des études de droit[1].

Il est avocat honoraire au barreau de Grenoble[réf. nécessaire].

Travaux

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Les travaux de Gilles Antonowicz portent principalement sur l'Occupation et ont pour points communs de traiter d'affaires judiciaires. Son ouvrage sur Jacques Isorni (dont l'itinéraire croise celui de grands avocats comme Moro-Giafferri, Albert Naud, René Floriot ou Jean-Louis Tixier-Vignancour) évoque notamment les procès Pétain et Brasillach. Il a été couronné par le prix du Palais littéraire en 2008.[réf. nécessaire]

Son livre Mort d'un collabo « porte un regard apaisé et dresse un bilan nuancé sur l'histoire des Français pendant la seconde guerre mondiale »[2]. Il relate le procès au cours duquel Maurice Garçon assura en 1943 devant le tribunal d’État la défense de cinq jeunes résistants, accusés de l'assassinat du docteur Guerin, un médecin collaborationniste poitevin (Affaire des cinq étudiants de Poitiers).

Grâce à l'étude de nouvelles archives, sa biographie de Pierre Pucheu a fortement nuancé le jugement habituellement porté sur ce personnage jugé à Alger en , condamné à mort et fusillé. L'ouvrage est cependant critiqué par l'historienne communiste Annie Lacroix-Riz, qui a évoqué, dans Le Monde diplomatique un « violent réquisitoire contre le Parti communiste » témoignant de la « banalisation de la réhabilitation de Vichy et de la criminalisation du communisme »[3].

Gilles Antonowicz est membre de l'association Pour une Histoire Scientifique et Critique de l'Occupation (HSCO) fondée par Jean-Marc Berlière qui en préside le comité d'éthique.[réf. nécessaire]

Comme avocat, Gilles Antonowicz a participé au débat sur la légalisation de l’euthanasie en intervenant notamment dans les affaires Chantal Sebire, Hervé Pierra et Patrick Koffel. Il est vice-président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité jusqu'à sa démission[4] en 2008[5]. Il refuse en effet l'amalgame entre suicide assisté, considéré comme une liberté dont chacun pourrait jouir en dehors de motifs médicaux, auquel il s'oppose, et suicide médicalement assisté réservé aux personnes en fin de vie, c'est-à-dire atteintes d'une affection grave et incurable, dont il réclame la légalisation.

Il a également été l'avocat de la jeune fille utilisée comme « appât » dans l'affaire dite du « Gang des Barbares ». Revenant sur ce dossier, son livre sur l'affaire Halimi répond, selon Philippe Bilger, avocat général au procès, « à toutes les questions, démolit les idées fausses et, avec une parfaite honnêteté, scrute et analyse les noirceurs et les mystères de cette épouvantable affaire ».

Proche du comédien Christian Marin, il a écrit en sa compagnie les « Mémoires d’un chevalier du ciel » qui retracent la carrière de celui qui incarna, entre autres, le personnage du lieutenant Ernest Laverdure.

Depuis 2019[réf. nécessaire], il est chroniqueur à Service littéraire, revue créée par François Cérésa.

Sa biographie consacrée à José Giovanni a obtenu le coup de shako du prix des Hussards 2024[6].

Engagement en faveur de l'Ukraine

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Gilles Antonowicz est intervenu à plusieurs reprises pour condamner l’invasion de l’Ukraine par la Russie et dénoncer ceux qu’il considère, en France, comme les ‘’idiots utiles’’ de Poutine (Jean-Luc Mélenchon, Luc Ferry, Pierre Lellouche, Philippe de Villiers, Marine Le Pen) [7] Membre de l’association "Une Main Pour Demain", il soutient activement les réfugiés ukrainiens[8]. Dans Le Dossier Petlioura, publié par les éditions du Rocher en mai 2026 à l’occasion du centième anniversaire de l’assassinat de Symon Petlioura[9], il réhabilite celui qui fut la principale figure de la première République Ukrainienne (1917-1921), injustement considéré selon lui comme l’un des responsables des pogroms ayant ravagé l’Ukraine à l’époque[10]. Bien au contraire, il le présente comme celui qui a jeté les bases d’une Ukraine multiculturelle et démocratique, tournant ses regards vers l’Ouest. Il cite à ce propos cette lettre de Petlioura adressée à Clémenceau l’assurant que « les troupes de la République Ukrainienne défendent non seulement l’indépendance et la souveraineté de la République, mais protègent aussi le centre et l’occident de l’Europe contre l’invasion des armées russes ; elles protègent également les idées démocratiques, l’idée de la liberté et de l’égalité contre les efforts d’une poignée d’aveuglés et de criminels fanatiques essayant d’imposer la dictature aux peuples européens’’.

Publications

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Ouvrages

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Participation à des ouvrages collectifs

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Télévision

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  • Un Frenchy aux Indes, réalisateur, documentaire, Instantané d'histoire (Bonne Compagnie - ARTE), 2017.

Notes et références

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  1. ↑ « Gilles Antonowicz », sur Grands Avocats (consulté le )
  2. ↑ Vincent Bernaudeau, « Mort d'un collabo, Gilles Antonowicz, 13 mai 1943 », Les Cahiers de la Justice, vol. N° 4, no 4,‎ , p. 117 (ISSN 1958-3702 et 2678-601X, DOI 10.3917/cdlj.1304.0117, lire en ligne, consulté le )
  3. ↑ « L’énigme Pierre Pucheu », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne)
  4. ↑ Laure Daussy, «Je ne veux plus cautionner le suicide assisté», sur LEFIGARO, (consulté le )
  5. ↑ Violaine de Montclos, « Fin de vie - Me Antonowicz : "La sédation est encore une hypocrisie" », sur Le Point, (consulté le )
  6. ↑ « Coup de shako - Lauréat 2024 », sur prixdeshussards.com (consulté le )
  7. ↑ « Poutine, ses idiots utiles et l’arme de la propagande »| site=causeur.fr| consulté le=12/06/2026
  8. ↑ « L’association franco-ukrainienne Une Main pour demain », sur ici.fr (consulté le )
  9. ↑ « Le Dossier Petlioura », sur editionsdurocher.fr (consulté le )
  10. ↑ « A livre ouvert », sur radio-mix.com (consulté le )
  11. ↑ Voir la critique de Macha Séry, « Maître Maurice Garçon artiste », de Gilles Antonowicz : les croquis atypiques, Le Monde (26 novembre 2021).
  12. ↑ Philippe Bilger, « Garçon, une plaidoirie et un croquis, s'il vous plaît… », sur Causeur, (consulté le )
  13. ↑ François-Guillaume Lorrain, « L’avocat, le Maréchal et le polémiste », sur Le Point, (consulté le )
  14. ↑ Voir la critique d'Henri Seckel, L’affaire Mis et Thiennot, contre-enquête sur une fausse erreur judiciaire, Le Monde (15 juin 2022).

Sources

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Liens externes et articles en ligne

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