Gilles Roussi

sculpteur français

Gilles Roussi (né le à Constance en Allemagne) est un sculpteur français, créateur de nombreuses sculptures portant sur les problématiques engendrées par la modernité et notamment les machines électroniques.

Gilles Roussi
Gilles Roussi en 2003
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Pendant la période 1970-1990, il contribua avec d'autres artistes à rapprocher les deux mondes artistiques et scientifiques et s'interrogea sur les enjeux de la modernité.

Biographie

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Gilles Roussi fait ses études secondaires au Collège Cévenol, dans la section technique/mathématiques. Après une année de prépa en « taupe » ; la seconde sera médiocre. Il passe une année, 1966, à Violet, puis entre en 1967 aux beaux-arts de Saint-Étienne, d'où il est renvoyé.

En 1968, époque de contestation, il crée sa première sculpture électronique. Et c'est en 1970 qu'il rencontre Iris Clert, seule galeriste parisienne qui s’intéresse alors à ce genre de travail.

De 1970 à 1976, il exerce la profession de routier international, puis, en , il entre comme professeur aux beaux-arts de Mâcon.

En 1981, il est chargé de mission auprès du ministère de la Culture pour la création de l’école des beaux-arts de Fort-de-France (Martinique), où il rejoint son oncle Aimé Césaire qui l'aidera dans cette tâche. Cette école porte depuis le nom d'Institut régional d'art visuel de Fort-de-France.

En 1982, Gilles Roussi est nommé professeur au département design de l'École supérieure art et design de Saint-Étienne. Il organise régulièrement des ateliers ARC (Ateliers de Recherche et Création) avec ses élèves et des étudiants d'autres écoles comme l'École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne. L'atelier qu'il animait en 2006-2007, par exemple, portait sur la « rature » et faisait interagir techniques de pointe, philosophie, art, théologie et mathématiques appliquées.

En 1985, il est lauréat du concours international de la Cité des sciences et de l'industrie (La Villette) pour l’espace robotique et, toujours la même année, se retrouve titulaire d’une bourse de recherche au centre international de création artistique de la chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon.

En 1986, il signe un contrat de partenariat avec la fondation Hewlett Packard[1], et en 1987 il travaille avec les ingénieurs de Hewlett Packard à la réalisation d’une plante informatique pour le siège social européen de l'entreprise.

En 1989, il réalise le monument commémoratif du bicentenaire de la Révolution française pour la ville de Fort-de-France : Liberté inachevée.

En 1994, il est contacté par le conseil d’administration de l’École polytechnique pour la réalisation d’une sculpture commémorant le bicentenaire de l’école : ce travail durera un an en collaboration avec le laboratoire informatique de l’école.

Travail à Polytechnique avec son complice Jean-Marc Steyaert[2], en 1993-1994.

En 2000, il est lauréat du concours pour la commémoration du parvis de l'église Notre-Dame-de-Toute-Grâce du plateau d'Assy, décorée par les artistes majeurs de la première moitié du XXe siècle, Fernand Léger, Henri Matisse, Marc Chagall, Georges Rouault, Germaine Richier, etc. Pour cette occasion, il réalise Plaidoyer pour les droits de l'homme.

Parallèlement à ces diverses réalisations, Gilles Roussi poursuit un travail de sculpture lié aux nouvelles technologies.

Il vit à Saint-Étienne (Loire). Désormais à la retraite, il travaille sur des sculptures liées à des textes « fondateurs » (William Shakespeare, Herman Melville, etc).

Œuvres

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« Les machines inutiles »,
exposition à Paris.

Expositions collectives

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Expositions personnelles principales

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Les monolithes

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Monolithe du plateau d'Assy

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Plaidoyer pour les droits de l'homme
Gilles Roussi en 2003
Artiste
Gilles Roussi
Date
2000
Type
sculpture métallique
Technique
Monolithe en acier inoxydable gravé
Dimensions (H × L × l)
6 × 1 × 1 m
Format
Monolithe métallique en acier
Localisation
Notre dame de toutes grâces
Coordonnées
Carte

En a été inaugurée la sculpture monumentale Plaidoyer pour les Droits de l'Homme de Gilles Roussi sur le parvis de l'église construite par l'architecte Maurice Novarina.

L'œuvre est un obélisque de six mètres de haut, en acier inoxydable poli, sur lequel est gravé le texte de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 au format scriptio continua.

Publications

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Notes et références

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  1. Site de la fondation.
  2. Laboratoire d'Informatique de l'École polytechnique.
  3. 1 2 3 L'œuvre a été volée.
  4. https://gargantua.polytechnique.fr/siatel-web/app/linkto/mICYYYUSYS
  5. « Jennifer Richard : biographie, bibliographie », sur albin-michel.fr (consulté le ).
  6. https://www.saint-etienne.fr/abolitionesclavage
  7. https://archive.wikiwix.com/cache/19981130000000/https://www.humanite.fr/arts-plastiques-la-liberte-inachevee-en-memoire-de-lhistoire-de-lesclavage-678222.
  8. https://www.leprogres.fr/loire-42-edition-saint-etienne-metropole/2019/09/08/la-liberte-inachevee-une-oeuvre-de-gilles-roussi
  9. presse : France Antilles Juillet 1989
  10. 13 août 1975, courrier de Saône et Loire, les machines sensibles de gilles Roussi
  11. Télérama n°1693 du 23 juin 1982, Article d'Olivier Cena
  12. Émission TV, "Passez donc me voir" de Philippe Bouvard du Mercredi 4 mars
  13. 22/07/1982, Le progrès
  14. 22/07/1982, Le Dauphiné Libéré (2 articles)
  15. 12 décembre 1984, Ouest France (3 articles)
  16. 17 décembre 1984, Ouest France (2 articles)
  17. 15 décembre 1984, Presse de la manche, Culture électronique de Gilles Roussi
  18. La Croix du 22 novembre 1986, Article par Jean Lebrun
  19. Revue interne de la fondation Fondation Hewlett-Packard : 22-30 mai 1986
  20. Article dans France Antille du 1 juillet 1989
  21. 29 octobre 1990, la tribune l'espoir le progres, Article de Nicole Michalon
  22. 29 octobre 1990, Rock Art n° 8, inauguration de la FNAC
  23. 25 septembre 1991, article dans la Semaine de Vaucluse
  24. Article sur la sculpture électronique "le bon robot"

Liens externes

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