Gillis van den Vliete

Sculpteur flamand

Gillis van den Vliete (Gilles van den Vliete en français ou Egidio della Riviera en italien), né vers 1535 à Malines (Belgique) et enterré le à Rome, est un sculpteur, restaurateur de sculptures anciennes et négociant d'antiquités originaire des Pays-Bas espagnols. Il a accompli sa carrière de sculpteur en Italie, principalement à Rome dans un style Renaissance nordique.

Gillis van den Vliete
Naissance
Décès
Activité
Lieu de travail

Biographie

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Gillis van den Vliete est né vers 1535 à Malines (Belgique). Il a épousé Elisabeth Cologna et en secondes noces M. Portia avec qui il a eu plusieurs enfants de 1574 à 1597. Son fils Pieter van den Vliete, connu comme Pietro della Riviera, né à Rome autour de 1583, aussi sculpteur, a été son élève.

Il est pour la première fois mentionné en 1567, comme membre d'un groupe d'artistes flamands travaillant à Rome. Il y restaure des statues antiques dont il pratique ensuite le commerce[1]. Il a aussi des commandes telles que la Fontana Della Madre Natura réalisée en 1568 pour le jardin de la Villa d'Este, à Tivoli à proximité de Rome. Il est aussi engagé pour sculpter différentes ornementations dans des églises de Rome. Ses œuvres les plus connues se situent dans l'église Santa Maria dell'Anima à Rome. Certaines de ses œuvres sont créées en collaboration avec Nicolas Mostaert avec qui il partageait un atelier.

Le 14 June 1579, Gillis van den Vliete est admis comme membre de la Pontificia Insigne Accademia di Belle Arti e Letteratura dei Virtuosi al Pantheon, une académie pontificale de Rome destinée à l'étude, la culture et le perfectionnement des beaux-arts. Il doit cette reconnaissance à la création avec Nicolas Motsaert du monument funéraire du duc Charles Frédéric de Clèves dans l'église Santa Maria dell'Anima[2]. Il était aussi membre de l'Università dei Marmorari, la guilde des sculpteurs de Rome[3].

Couronnement du pape Pie V.
Monument funéraire de Maximilian von Pernstein.

En 1597, Gillis a travaillé avec l'architecte et artiste peintre flamand Wenceslas Cobergher pour la décoration de la chapelle dédiée à l'Esprit-Saint dans l'église Santa Maria in Vallicella, où le fondateur de la chapelle, Didacodel Campo, physicien du pape, avait été inhumé. Dans le contrat entre les deux artistes, Gillis van den Vliete était nommé Egidio della Riviera Mechinense (de Malines)[4].

Il est décédé à Rome où il a été enterré le à l'église San Lorenzo in Lucina. À la suite de son décès, son fils Pieter van den Vliet a pris sa succession à l'atelier de sculpture[5].

Style artistique

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Fontaine de Diane d'Ephèse à la villa d'Este, Tivoli.

Van den Vliete est principalement connu pour ses projets monumentaux et ses bas-reliefs créés pour les églises de Rome. Il a collaboré pour certaines des commandes avec d'autres sculpteurs ce qui ne permet pas toujours d'en attribuer la paternité avec certitude. Sa patte artistique trouve sa source dans le courant maniériste du nord et dans ses développement vers une approche plus baroque.

Sélection d'œuvres

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Références

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  1. (it) « Egidio della Rivierra », sur Treccani (consulté le )
  2. (de) Heidelberg university, « Das Deutschtum in Rom », sur Heidelberg university, (consulté le )
  3. Sylvia Pressouyre, « Recherches sur la sculpture à Rome autour de 1600 », sur Persée (consulté le )
  4. Edmond Marchal, Biographie nationale - volume 19, Bruxelles, Emile Bruylant, (lire en ligne), p. 377-378
  5. (nl) « Gillis van den Vliete », sur RDK Nederland, (consulté le )

Annexes

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Bibliographie

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  • Bertolotti 1880, Artisti Belgi ed Olandesi a [...], p. 196, 200, 204, 205as: Egidio della Riviera
  • Von Wurzbach 1906-1911, Niederländisches Künstler-Lexi [...], vol. 2 (1910), p. 460
  • Thieme/Becker 1907-1950, Allgemeines Lexikon der [...], vol. 34 (1940), p. 464-465as: Gillis van den Vliete
  • Hoogewerff/Orbaan 1911-1917, Bescheiden in Italië : [...], vol. 2 (1913), p. 516, 621-623, 656 (n. 2), 661, 689 (n. 2), 690-691
  • Coninckx 1913, Artistes malinois à l'étranger [...], p. 283-284
  • Noack 1927, Das Deutschtum in Rom seit [...], vol. 2, p. 491
  • Fokker 1931 (Werke Niederländischer Meister), Werke Niederländischer [...], p. 64, 124, 125, 129, 130, 132, 133
  • Hoogewerff 1942, Nederlandsche kunstenaars te [...], p. 174-175, 191, 296
  • Dacos/Meijer et al. 1995, Fiamminghi a Roma 1508-1608 : [...], p. 396-397
  • Alexander-Skipnes et al. 2007, Cultural exchange between the [...], p. 225-238, esp. 228F. Scholten, 'Spiriti veramente divini: Sculptors from the Low Countries in Italy, 1500-1600'
  • Vodret 2011, Alla ricerca di "Ghiongrat" : [...], p. 165, p. 288, no. 535

Articles connexes

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Liens externes

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