Glacier Perito Moreno
Le glacier Perito Moreno est un glacier situé en Patagonie, à la frontière entre le Chili et l'Argentine. Son extrémité se trouve dans le parc national Los Glaciares dans la province de Santa Cruz.
| Glacier Perito Moreno | ||||
Le glacier Perito Moreno en Patagonie argentine. | ||||
| Pays | ||||
|---|---|---|---|---|
| Province Région |
Santa Cruz Magallanes et Antarctique chilien |
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| Département Province |
Lago Argentino Última Esperanza |
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| Massif | Cordillère de Patagonie (Andes) | |||
| Cours d'eau | Lac Argentino puis río Santa Cruz | |||
| Type | Glacier de vallée | |||
| Longueur maximale | 30 km | |||
| Superficie | 250 km2 | |||
| Altitude du front glaciaire | 187 m | |||
| Coordonnées | 50° 30′ 07″ sud, 73° 09′ 11″ ouest[1] | |||
| Géolocalisation sur la carte : Argentine
Géolocalisation sur la carte : Chili
Géolocalisation sur la carte : Santa Cruz
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Le Perito Moreno fait partie des nombreux glaciers du champ de glace Sud de Patagonie. Il s'étend sur 30 km de long, du Cerro Pietrobelli au lac Argentino, et son front glaciaire s'étire sur près de 5 km de large.
Le Perito Moreno suit des cycles saisonniers d'avancée et de retrait. En hiver, lorsque l'avancée est suffisante, il touche parfois la péninsule de Magellan et crée un barrage naturel entre deux bras du lac Argentino. Les effondrements de ces barrages prennent quelques jours et libèrent d'un coup de très grandes masses d'eau, par un phénomène de vidange brutale de lac glaciaire. Il recule ensuite en été, sous l'effet du vent et des vêlages : des blocs de glace se détachent du front — très crevassé et pouvant s'élever jusqu'à 75 m au-dessus de l'eau — puis flottent sur l'eau du lac en formant des icebergs.
Contrairement aux autres glaciers patagoniens, le Perito Moreno est resté épargné par le recul des glaciers durant tout le XXe siècle. Mais depuis 2018, il recule à un rythme accéléré, suivant le même schéma que les glaciers voisins.
C'est l'un des glaciers les plus emblématiques de Patagonie. Plusieurs centaines de milliers de touristes s'y rendent chaque année, notamment pour participer à des randonnées glaciaires.
Toponymie
modifierEn 1879, le capitaine Juan Tomás Rogers baptise le glacier Francisco Gormaz, en hommage au directeur du Service hydrographique et océanographique de la marine chilienne qui a financé son expédition[2],[3]. Son nom actuel, Perito Moreno, lui est donné en 1899 par le lieutenant Iglesias, en hommage au scientifique Francisco Moreno, dit Perito (« l'expert », en espagnol)[3]. Rudolph Hauthal, qui explore le glacier entre 1899 et 1900, propose de renommer le glacier Bismarck en l'honneur du chancelier prussien[3].
Géographie
modifierLocalisation
modifierLe glacier Perito Moreno est situé en Patagonie, au sud de la Cordillère des Andes, à la frontière entre l'Argentine et le Chili[4]. Une petite partie de sa zone d'accumulation est située au Chili[2], mais il est principalement situé du côté argentin du champ de glace Sud de Patagonie, un immense champ de glace issu des dernières grandes glaciations ayant eu lieu de la fin du Miocène à la fin du Pléistocène[4],[5],[6]. Ce champ de glace alimente d'autres grands glaciers patagoniens, notamment Upsala et Onelli[5]. Le Perito Moreno s'étire entre le Cerro Pietrobelli à l'ouest et deux bras du Lago Argentino à l'est, le Brazo Rico et le Canal de los Témpanos (en français : canal des icebergs)[7].
- Vue satellite du lac Argentino et de ses nombreux affluents issus de la fonte des glaciers, dont le Perito Moreno au sud.
- Le glacier vu de loin.
Caractéristiques physiques
modifierLe Perito Moreno mesure environ 30 km de long pour 5 km de large et son front s'élève entre 55 et 75 m de haut au-dessus du niveau du lac[7]. Il représente une surface de 259 km2 et s'élève à une altitude de 190 m à plus de 2 800 m au-dessus du niveau de la mer[6],[2],[7]. La partie basse du glacier présente de nombreuses crevasses d'où se détachent des icebergs[7].
Épaisseur de glace
modifierLa glace est plus ou moins épaisse selon les endroits. À l'extrémité du glacier, c'est sur la face nord, au niveau du Canal de los Témpanos, que la roche-mère est la plus profonde. L'épaisseur de glace y atteint 190 m[8]. L'épaisseur du front glaciaire varie selon les années, ce qui pourrait influencer la probabilité que le glacier touche la péninsule de Magellan et qu'un barrage naturel se forme : par exemple, l'important barrage de 2003/2004 a suivi une période d'épaississement de la glace[9]. L'extrémité du glacier s'est épaissie de 1990 à 2004, puis a commencé à s'amincir légèrement de 2004 à 2017, et s'amincint rapidement depuis[10].
À environ 1,5 km en amont, une dépression dans le lit rocheux fait augmenter l'épaisseur de glace, qui passe de 200 à 500 m[8]. Encore plus loin en amont, à environ 7 km du front, l'épaisseur de glace maximale atteint près de 700 m[8],[2].
Stratification de l'eau
modifierDu fait des changements de températures, l'eau autour du glacier se stratifie. L'eau issue de la fonte du glacier, plus froide, reste en profondeur, tandis que les eaux du lac, plus chaudes, remontent en surface et sont réchauffées par le soleil[11]. Par ce phénomène, la fonte est diminuée en profondeur[11].
Glaciologie
modifierAblation
modifierLa zone d'ablation du Perito Moreno, soit la zone où il perd sa masse, représente environ 15 km de long pour 4 km de large (d'après des relevés de 1990 à 1996)[12]. Elle est relativement petite par rapport à sa zone d'accumulation[10]. Comme les autres grands glaciers des champs de glace patagoniens, il perd de la masse en surface à cause des conditions atmosphériques, mais aussi par vêlage[13].
Conditions atmosphériques et ablation de surface
modifierL'effet de foehn est l'un des principaux phénomènes météorologiques qui participent à l'ablation de surface du Perito Moreno. Le foehn réchauffe l'air au-dessus du glacier et cause près de 20% de l'ablation de surface annuelle[14]. La topographie escarpée des sommets andins augmente cet effet de foehn, qui souffle en moyenne 1 073 heures par an sur le glacier[15]. Il est particulièrement fréquent au printemps et à l'été austral (octobre à janvier)[16].
Vêlages
modifierLes vêlages sont des chutes de morceaux de glace du front glaciaire, qui flottent ensuite sur le lac et forment des icebergs. C'est le principal phénomène d'ablation des glaciers patagoniens[17]. Les vêlages du Perito Moreno peuvent prendre la forme d'effondrement de blocs de glace en avant, de chutes verticales le long du front ou de chutes de sérac[18]. Ils produisent un bruit d'effondrement qui peut faire penser à un coup de tonnerre et s'entendent parfois à plusieurs kilomètres[19]. Il arrive très rarement que les vêlages se produisent sous l'eau[20].
Durant une étude publiée en 2018, 1 074 vêlages ont été comptabilisés en 39 jours[21]. Ils se produisent principalement dans les zones du front glaciaire avec de grandes crevasses et une faible bathymétrie[21]. Ils sont 2,6 fois plus fréquents durant l'été austral (de décembre à mars) que durant l'hiver[21].
En tombant dans l'eau, les blocs de glace produisent des vagues distinctes de celles générées par le vent ou par les bateaux[21].
- Détachement d'un bloc de glace en avant.
- Effondrement d'un tunnel.
- Les vêlages causent un bruit retentissant.
Cycles saisonniers et barrage naturel
modifierVoir une vidéo de l'effondrement d'un tunnel de glace en 2016 : Canal Nueve Litoral, « Ruptura del Glaciar Perito Moreno », sur YouTube, .


Le Perito Moreno s'écoule vers l'est dans le lac Argentino. Il suit des variations saisonnières : le front avance de juin à décembre et recule de décembre à avril, ce qui peut représenter une différence de position de 65 m d'une saison à l'autre[22]. Certaines années, il touche la péninsule de Magellan et forme un barrage sur le lac, isolant le canal Brazo Rico au sud-est du Canal de Los Témpanos au nord[23],[4],[6].
Ce barrage naturel cause une élévation temporaire du niveau des eaux dans le Brazo Rico et le Brazo Sur[4]. En 2003/2004 et 2011/2012, le glacier s'est particulièrement avancé et le niveau du Brazo Rico a augmenté de plus de 9 m[11]. Les eaux des deux canaux finissent par se rejoindre soit via un tunnel qui se creuse dans la glace[4], soit via un effondrement du barrage[24]. Le Perito Moreno présente des cycles réguliers d'avancée, formation de barrage, inondations, rupture du barrage et recul[22]. Entre les années 1930 et les années 1980, des barrages se formaient régulièrement à un intervalle d'un à cinq ans[25].
En 2003/2004, le niveau de l'eau dans le Brazo Rico et le Brazo Sur a augmenté de 9,35 m au-dessus de son niveau normal, inondant le petit lac Roca au sud[24]. Un tunnel s'est formé le 11 mars, puis le barrage s'est totalement effondré le 14 mars en causant une vidange brutale d'1 km3 d'eau, ce qui a sensiblement augmenté le niveau de l'eau du lac Argentino, faisant craindre des inondations autour d'El Calafate[24]. En 2016, le barrage disparaît en deux jours : un tunnel commence à se former le 8 mars, puis il s'effondre totalement le 10 mars en fin de matinée. L'effondrement est alors diffusé en direct sur internet[2].
Recul du glacier
modifierLe Perito Moreno est resté longtemps épargné par le recul des glaciers, phénomène généralisé causé par le dérèglement climatique d'origine anthropique[26]. Sa stabilité est inhabituelle par rapport aux autres glaciers patagoniens, qui présentent le taux de recul le plus important au monde[13],[17]. Le Perito Moreno est resté stable de 1917 (date du premier barrage naturel documenté) à 2018, qui marque le début de son recul[27]. Cette longévité pourrait s'expliquer par le fait que l'extrémité du glacier est posée sur un relief qui assure sa stabilité entre le Brazo Rico et le Canal de los Témpanos[28],[29]. De plus, les échanges d'eau entre le Canal et le lac Argentino sont historiquement limités, permettant aux eaux les plus froides de rester proches du glacier[28].
Mais une étude parue en 2025 dans Nature, basée sur des données aériennes et bathymétriques, montre qu'il commence à reculer[30],[26]. Il perd de la masse à un rythme accéléré et la glace risque de continuer à s'amincir. Une plus grande proportion du glacier serait en contact avec l'eau plus chaude du lac, ce qui accélererait encore le rythme de recul[28]. Depuis le milieu des années 1990, la température moyenne autour du lac augmente et les vents sont plus forts, ce qui participe à le faire fondre[30]. De plus, depuis l'effondrement du dernier barrage en 2018, les vêlages ont augmenté, participant au recul du front[31].
Les auteurs de l'étude de 2025 émettent l'hypothèse qu'il commence à suivre le même schéma de recul que les glaciers voisins[30]. Entre mai 2025 et juin 2026, le front a reculé d'1 km, avec 1,3 km2 de surface perdue[2].
Histoire
modifierLes premières expéditions scientifiques autour du lac Argentino démarrent en 1867. Des explorateurs, dont l'Argentin Francisco Moreno, naviguent sur les différents bras du fleuve et explorent les glaciers. Bien que le nom actuel du glacier soit un hommage à cet explorateur, il ne l'a jamais observé[32].
En 1879, le Service hydrographique et océanographique de la marine chilienne finance une expédition sur le glacier, menée par le capitaine Juan Tomás Rogers[2],[3]. Puis l'Allemand Rudolph Hauthal, au service de la Commission des frontières argentine, explore le glacier et fournit la première description détaillée de sa partie basse en 1904. Ses relevés sont confirmés par l'Expédition magellanique suédoise (en) menée par Carl Skottsberg en 1908[25]. Depuis les premières données apportées par Hauthal, la position du front glaciaire est relevée quasiment chaque année tout au long du XXe siècle[25]. Le premier barrage naturel connu date de 1917[25].
Tourisme
modifierLe Perito Moreno est l'un des glaciers les plus emblématiques de Patagonie et attire chaque année de nombreux touristes, qui peuvent y accéder facilement grâce à des infrastructures touristiques et y participer à des randonnées glaciaires[4],[30]. Il est particulièrement célèbre pour ses vêlages et ses effondrements de tunnels de glace[30].
À la fin des années 1970, le déclin économique du secteur de l'élevage à El Calafate, ville la plus proche du Perito Moreno, fait émerger le tourisme comme nouvelle source de revenus. Le Perito Moreno devient une attraction centrale pour des touristes de plus en plus nombreux qui transitent par la ville[3]. La nomination du parc national Los Glaciares au patrimoine mondial de l'UNESCO, en 1981[4],[5], augmente encore l'importance d'El Calafate qui se dote de nombreuses infrastructures touristiques et d'un aéroport international[3]. Le parc national comptabilise plus de 660 000 entrées en 2022 et plus de 800 000 en 2023. 90% des visiteurs à El Calafate viennent voir le Perito Moreno[30]. La proximité avec les glaciers, et particulièrement le Perito Moreno, joue aujourd'hui un rôle économique de premier ordre pour El Calafate, qui a choisi comme slogan « El Calafate: Tierra de glaciares » (en français : « El Calafate : terre de glaciers »)[3].
- Panneau informatif à destination des touristes.
- Des infrastructures permettent aux touristes de s'approcher du glacier.
- Groupe de touristes en randonnée glaciaire sur le Perito Moreno.
Notes et références
modifier- ↑ Visualisation sur le géoportail de l'Argentine.
- 1 2 3 4 5 6 7 (es) « Glaciar Perito Moreno », sur Laboratorio de Glaciologia (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 (es) Alejandra Mercedes Álvarez, « Proyectando la historia de un destino patagónico: El Calafate », dans Miguel Ledhesma, Historia del turismo de Argentina, Ciudad Autónoma de Buenos Aires, Miguel Angel Ledesma, (ISBN 978-987-42-0721-0, lire en ligne), p. 157-166.
- 1 2 3 4 5 6 7 (en) Martin Gozalvez et Fernando Miranda, « Perito Moreno Glacier, Argentina », sur International Commission on Geoheritage (consulté le ).
- 1 2 3 « Parc national de Los Glaciares », sur UNESCO - Convention du patrimoine mondial (consulté le ).
- 1 2 3 Koch et al. 2025, p. 2.
- 1 2 3 4 Minowa et al. 2018, p. 363.
- 1 2 3 Koch et al. 2025, p. 2-4.
- ↑ Skvarca et Naruse 2006, p. 477.
- 1 2 Minowa et al. 2026, p. 3.
- 1 2 3 Koch et al. 2025, p. 4.
- ↑ Skvarca et Naruse 1997, p. 268.
- 1 2 Minowa et al. 2026, p. 1.
- ↑ Minowa, Skvarca et Fujita 2024, p. 1.
- ↑ Minowa, Skvarca et Fujita 2024, p. 6, 11.
- ↑ Minowa, Skvarca et Fujita 2024, p. 11.
- 1 2 Minowa et al. 2018, p. 362.
- ↑ Minowa et al. 2018, p. 364.
- ↑ (en) Robert L. Nichols et Maynard M. Miller, « The Moreno Glacier, Lago Argentino, Patagonia: Advancing glaciers and nearby simultaneously retreating glaciers », Journal of Glaciology, vol. 2, no 11, , p. 41 (DOI 10.3189/S002214300002596X).
- ↑ Minowa et al. 2018, p. 368.
- 1 2 3 4 Minowa et al. 2018, p. 373.
- 1 2 Lodolo et al. 2020, p. 3.
- ↑ Lodolo et al. 2020, p. 1.
- 1 2 3 Skvarca et Naruse 2006, p. 476.
- 1 2 3 4 Skvarca et Naruse 1997, p. 269.
- 1 2 Minowa et al. 2026, p. 2.
- ↑ Minowa et al. 2026, p. 6.
- 1 2 3 Koch et al. 2025, p. 6.
- ↑ Skvarca et Naruse 1997, p. 271.
- 1 2 3 4 5 6 Koch et al. 2025, p. 1.
- ↑ Minowa et al. 2026, p. 7.
- ↑ (en) Paul Clammer, « Perito Moreno: the father of modern Patagonia », sur Swoop Patagonia, (consulté le ).
Annexes
modifierBibliographie
modifier
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- (en) Leoncio Cabrera, Edgardo Casanova, Rogelio Torres, Sergio Ruiz, Valeria Rojas, Masahiro Minowa, Douglas A. Wiens, Gino Casassa et Andreaw Rifo, « Localized Calving Sensitivity at Perito Moreno Glacier (Patagonia) Revealed by Seismic Template Matching and Time-Lapse Images », Journal of Geophysical Research: Earth Surface, vol. 131, (DOI 10.1029/2025JF008688).
- (en) Moritz Koch, Christian Sommer, Norbert Blindow, Katrina Lutz, Pedro Skvarca, Lucas Ruiz, Paola Rizzoli, Jose-Luis Bueso-Bello, Johannes J. Fürst et Matthias H. Braun, « The state and fate of Glaciar Perito Moreno Patagonia », Communications Earth & Environment, vol. 6, (DOI 10.1038/s43247-025-02515-7).

- (en) Emanuele Lodolo, Federica Donda, Jorge Lozano, Luca Baradello, Roberto Romeo, Donaldo M. Bran et Alejandro Tassone, « The submerged footprint of Perito Moreno glacier », Scientific Reports, no 10, (DOI 10.1038/s41598-020-73410-8).

- (en) Masahiro Minowa, Pedro Skvarca et Koji Fujita, « Foehn winds influence surface ablation on Glaciar Perito Moreno, southern Patagonian icefield », Journal of Glaciology, vol. 70, (DOI 10.1017/jog.2023.106).

- (en) Masahiro Minowa, Evgeny A. Podolskiy, Shin Sugiyama, Daiki Sakakibara et Pedro Skvarca, « Glacier calving observed with time-lapse imagery and tsunami waves at Glaciar Perito Moreno, Patagonia », Journal of Glaciology, vol. 64, no 245, , p. 362-376 (DOI 10.1017/jog.2018.28).

- (en) Masahiro Minowa, Pedro Skvarca, Koji Fujita, Nozomu Naito et Shin Sugiyama, « Triggering mechanisms of dynamic mass loss at a freshwater-calving glacier in southern Patagonia », Earth and Planetary Science Letters, vol. 681, (DOI 10.1016/j.epsl.2026.119930).

- (en) Pedro Skvarca et Renji Naruse, « Overview of the ice-dam formation and collapse of Glaciar Perito Moreno, southern Patagonia, in 2003/04 », Journal of Glaciology, vol. 52, no 178, , p. 476-478 (DOI 10.3189/172756506781828539).

- (en) Pedro Skvarca et Renji Naruse, « Dynamic behavior of Glaciar Perito Moreno, southern Patagonia », Annals of Glaciology, vol. 24, , p. 268-271 (DOI 10.3189/S0260305500012283).

- (en) Martin Stuefer, Helmut Rott et Pedro Skvarca, « Glaciar Perito Moreno, Patagonia: climate sensitivities and glacier characteristics preceding the 2003/04 and 2005/06 damming events », Journal of Glaciology, vol. 53, no 180, (DOI 10.3189/172756507781833848).
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- (en) Martin Gozalvez et Fernando Miranda, « Perito Moreno Glacier, Argentina », sur International Commission on Geoheritage (consulté le ).
