Gliese 1132 b

planète extrasolaire

Gliese 1132 b (en abrégé GJ 1132 b[a],[2]) est une planète de dimensions terrestres en orbite autour de l'étoile naine rouge Gliese 1132[1]. Il s'agit de la deuxième planète découverte par le programme MEarth. Elle reçoit 19 fois plus de radiations stellaires que la Terre et serait trop chaude (environ 300 °C) pour être habitable[1]. GJ 1132 b possède éventuellement une atmosphère, potentiellement composée de vapeur d'eau et de méthane[4],[5].

Gliese 1132 b
Comparaison des tailles entre la Terre et Gliese 1132b.
Comparaison des tailles entre la Terre et Gliese 1132b.
Étoile
Nom Gliese 1132
Époque J2000.0 ; ICRS[1]
Constellation Voiles
Ascension droite 10h 14m 51,77s[1]
Déclinaison −47° 09 24,1[1]
Distance 12,04 ± 0,24 pc[1]
Type spectral M3.5[2]
Magnitude apparente 13,49 (V)[1]

Localisation dans la constellation : Voiles

(Voir situation dans la constellation : Voiles)
Planète
Type Planète tellurique de dimensions terrestres [1]
Caractéristiques orbitales
Demi-grand axe (a) 0,015 4  ua  [2]
Excentricité (e) 0 (supposée)  [1]
Période (P) 1,628 930±0,000 031  d  (39.09432±0.00075 h)  [1]
Caractéristiques physiques
Masse (m) 0,005 1 MJ [2] (1,6 Terre)
Rayon (R) 0,103  RJ  [2] (1,2 Terre)
Masse volumique (ρ) ~6 × 103  kg/m3
Température (T) 580  K [2]
Découverte
Découvreurs Berta-Thompson et al.[1]
Programme MEarth[1]
Méthode Transit du primaire[1]
Date [3]
Autre(s) méthode(s)
de détection
Vitesse radiales[1]
Statut Publiée[1]

Selon une nouvelle étude publiée fin 2016, la planète aurait un « rayon de surface » de 1,35 rayon terrestre. Son rayon moyen à travers les longueurs d'onde est pour sa part de 1,44 rayon terrestre. Cette différence semble indiquer la détection d'une atmosphère significative autour de la planète[4].

Sur la base de 27 transits observés avec TESS, David Kipping/David Charbonneau (?) indique en un rayon de 1,333+0,046
−0,051
 rayon terrestre[6].

Atmosphère

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Une éclipse secondaire de GJ 1132b, observée le par l’instrument MIRI du télescope spatial James Webb, objet d’une étude publiée en 2024, a révélé une température de la face éclairée de GJ 1132 b de 709 ± 31 K (436 °C ; 817 °F). Cela n'est que légèrement en dessous de la température maximale possible en journée de 746+11
-14
K (473 °C ; 883 °F), en supposant une planète à albédo zéro sans redistribution de la chaleur[7].

Une large gamme d'atmosphères est cohérente avec les données du spectre d'émission enregistré par JWST. Les atmosphères qui peuvent facilement être exclues à plus de 3σ sont celles qui sont, soit trop épaisses (toutes les atmosphères ≳ à 100 bars (atmosphères semblables à Vénus) et la plupart des atmosphères de 10 bars), soit présentent trop d'absorption moléculaire (les atmosphères à dioxyde de carbone (CO2) pur au-dessus de 0,006 bar ou les atmosphères de vapeur d’eau (H2O) pure supérieures à 0,16 bar. En conséquence, le spectre obtenu exclut désormais même une atmosphère mince semblable à celle de Mars, si elle est composée entièrement de CO2[7].

GJ 1132b possède probablement peu ou pas d'atmosphère, ce qui correspond à l'idée de la théorie du « rivage Cosmique » de K.J. Zahnle & D. C. Catling (2017), bande étroite qui sépare les planètes possédant une atmosphère, telles Vénus ou la Terre de celles qui n'en ont pas, telles Mercure et la Lune. GJ 1132 b est en cela similaire à d'autres planètes rocheuses chaudes orbitant autour de naines rouges, notamment LHS 3844 b (Kuaꞌkua), GJ 1252 b, TRAPPIST-1b et TRAPPIST-1c, GJ 367 b et GJ 486 b[7] .

Notes et références

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  1. Le sigle GJ fait référence au catalogue Gliese-Jahreiß (1979), version amplifiée du catalogue d'étoiles proches de Gliese.

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 [Berta-Thompson et al. 2015] (en) Zachory K. Berta-Thompson, Jonathan Irwin, David Charbonneau, Elisabeth R. Newton, Jason A. Dittmann, Nicola Astudillo-Defru, Xavier Bonfils, Michaël Gillon, Emmanuël Jehin, Antony A. Stark, Brian Stalder, François Bouchy, Xavier Delfosse, Thierry Forveille, Christophe Lovis, Michel Mayor, Vasco Neves, Francesco Pepe, Nuno C. Santos, Stéphane Udry et Anaël Wünsche, « A rocky planet transiting a nearby low-mass star » [« Une planète rocheuse en transit devant une étoile proche de faible masse »], Nature, vol. 527, no 7577, , p. 204–207 (DOI 10.1038/nature15762, arXiv 1511.03550, lire en ligne)
  2. 1 2 3 4 5 6 (en) « Planet GJ 1132 b », sur Exoplanet.eu.
  3. (en) Jennifer Chu, « New exoplanet in our neighborhood », MIT News, (consulté le ).
  4. 1 2 (en) John Southworth, Luigi Mancini, Nikku Madhusudhan, Paul Mollière, Simona Ciceri et Thomas Henning, « Detection of the Atmosphere of the 1.6 M ⊕ Exoplanet GJ 1132 b », The Astronomical Journal, vol. 153, no 4, (DOI 10.3847/1538-3881/aa6477, arXiv 1612.02425, lire en ligne).
  5. « Détection d'une atmosphère autour d'une super-Terre », Génération-NT, (lire en ligne, consulté le )
  6. David Kipping, « 27 @NASA_TESS transits of GJ 1132b. R = 1.333_{-0.051}^{+0.046} Earth radii. @ExoCharbonneau », Twitter, (lire en ligne)
  7. 1 2 3 (en) Qiao Xue, Jacob L. Bean, Michael Zhang, Alexandra Mahajan, Jegug Ih, Jason D. Eastman et al., « JWST Thermal Emission of the Terrestrial Exoplanet GJ 1132b », The Astrophysical Journal Letters, vol. 973, (lire en ligne Accès libre)

Voir aussi

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Liens externes

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(en) GJ 1132 sur la base de données NASA Exoplanet Archive.

(en) GJ 1132 b sur le site de NASA Science.