Glossina nigrofusca
Glossina nigrofusca
Newstead, (1911)
Glossina nigrofusca est l'une des 23 espèces reconnues de glossines (genre Glossina) et appartient au groupe forestier/fusca (sous-genre Austenina)[1].
Taxonomie
modifierDeux sous-espèces de G. nigrofusca sont reconnues[1]:
- Glossina nigrofusca nigrofusca (Newstead, 1911)
- Glossina nigrofusca hopkinsi (van Emden, 1944)
Répartition
modifierGlossina nigrofusca a été historiquement signalée dans une bande étroite et fragmentée en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale, de la Sierra Leone à l'ouest à l'Ouganda à l'est.[2] Cependant, une revue de la littérature scientifique de 1990 à 2020 n'a confirmé la présence de G. nigrofusca que dans trois pays[1] : la Côte d'Ivoire[3],[4], le Cameroun et le Nigéria[5]. Au Cameroun, toutes les mentions publiées de G. nigrofusca pour la période 1990-2020 proviennent des foyers de maladie du sommeil de Campo et de Bipindi[1],[6],[7]. Les deux sous-espèces de G. nigrofusca sont généralement considérées comme géographiquement distinctes[1],[8],[9].
Glossina nigrofusca hopkinsi
modifierGlossina nigrofusca hopkinsi occupe la partie orientale de l'aire de répartition de l'espèce et est généralement considérée comme présente dans l'est de la République démocratique du Congo et en Ouganda[9]. Cependant, une revue de la littérature scientifique de 1990-2020 n'a trouvé aucune mention explicite de G. nigrofusca hopkinsi, ni aucune mention de G. nigrofusca dans les zones connues ou potentiellement habitées par cette sous-espèce[1].
Glossina nigrofusca nigrofusca
modifier
Glossina nigrofusca nigrofusca occupe la partie occidentale de l'aire de répartition de G. nigrofusca, et on considère généralement qu'elle est présente de la Sierra Leone à la République centrafricaine et à l'ouest de la République démocratique du Congo. Cependant, une revue de la littérature scientifique de 1990 à 2020 n'a confirmé explicitement la présence de G. nigrofusca nigrofusca que dans trois pays[1] : la Côte d'Ivoire[3],[10],[11], le Cameroun[7], et le Nigéria[5].
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 (en) G. Cecchi, M. Paone, J. de Gier et W. Zhao, The continental atlas of the distribution of tsetse flies in Africa, Rome, FAO, coll. « PAAT Technical and Scientific Series, No. 12. », (ISBN 978-92-5-139040-5, DOI 10.4060/cd2022en, lire en ligne)
- ↑ Ford, J. & Katondo, K.M. 1977. The Distribution of Tsetse Flies in Africa (3 Maps). Nairobi, Organization of African Unity, Hammond & Kell.
- 1 2 (en) F. Fournet, S. Traoré et J.P. Hervouët, « Effects of urbanization on transmission of human African trypanosomiasis in a suburban relict forest area of Daloa, Côte d'Ivoire », Transactions of the Royal Society of Tropical Medicine and Hygiene, vol. 93, no 2, , p. 130–132 (PMID 10450433, DOI 10.1016/S0035-9203(99)90283-3, lire en ligne
) - ↑ (en) D. K. Masiga, J. J. McNamara, C. Laveissière, P. Truc et W. C. Gibson, « A high prevalence of mixed trypanosome infections in tsetse flies in Sinfra, Côte d'Ivoire, detected by DNA amplification », Parasitology, vol. 112, no 1, , p. 75–80 (ISSN 1469-8161, PMID 8587804, DOI 10.1017/S0031182000065094, lire en ligne
) - 1 2 ABO Ogedegbe et J Rotimi, « A survey of Tsetse flies (Glossina spp) in the Niger Delta area, southern Nigeria », African Journal of Environment, Pollution and Health, vol. 5, no 1, , p. 68–73
- ↑ Gustave Simo, Jean Arthur Mbida Mbida, Vincent Ebo’o Eyenga, Tazoacha Asonganyi, Flobert Njiokou et Pascal Grébaut, « Challenges towards the elimination of Human African Trypanosomiasis in the sleeping sickness focus of Campo in southern Cameroon », Parasites & Vectors, vol. 7, no 1, , p. 374 (ISSN 1756-3305, PMID 25129168, PMCID 4262263, DOI 10.1186/1756-3305-7-374
) - 1 2 P. Grébaut, J.A. Mbida Mbida, C. Antonio Kondjio, F. Njiokou, L. Penchenier et C. Laveissiére, « Spatial and Temporal Patterns of Human African Trypanosomosis (HAT) Transmission Risk in the Bipindi Focus, in the Forest Zone of Southern Cameroon », Vector-Borne and Zoonotic Diseases, vol. 4, no 3, , p. 230–238 (ISSN 1530-3667, PMID 15631068, DOI 10.1089/vbz.2004.4.230, lire en ligne
) - ↑ (en) D. J. Rogers et T. P. Robinson, Tsetse distribution., UK, CABI Publishing, , 1re éd., 139–179 p. (ISBN 978-0-85199-475-8, DOI 10.1079/9780851994758.0139, lire en ligne
) - 1 2 (en) S. G. A. Leak, D. Ejigu, M. J. B. Vreysen et Animal Production and Health Division, « Collection of Entomological Baseline Data for Tsetse Area-wide Integrated Pest Management Programmes », FAO Animal Production and Health Guidelines, vol. 1, (ISSN 1810-0708, lire en ligne)
- ↑ J. J. McNamara, C. Laveissière et D. K. Masiga, « Multiple trypanosome infections in wild tsetse in Côte d'Ivoire detected by PCR analysis and DNA probes », Acta Tropica, vol. 59, no 2, , p. 85–92 (ISSN 0001-706X, DOI 10.1016/0001-706X(94)00087-H, lire en ligne
) - ↑ Kinifo Donatien Coulibaly, Djakaridja Berté, Bamoro Coulibaly, Vessaly Kallo, Kouassi Albert Djabo, Yao Jean Rodrigue Konan, Nick Steven Egnankon, Foungniguée Diarrassouba, Koffi Alain De Marie Kouadio, Gabehonron Traoré, Hintchimbelwele Fabrice Traoré, Guy Pacôme Adingra, Aboubacar Adama Ouattara, Kalo Lacine Bamba, Vincent Jamonneau, Mouhamadou Koné, Alain Boulangé, Philippe Solano, Massimo Paone, Vincent Djohan, Dramane Kaba et Giuliano Cecchi, « A national atlas of the distribution of tsetse flies in Côte d'Ivoire », Acta Tropica, vol. 278, , p. 108101 (ISSN 0001-706X, DOI 10.1016/j.actatropica.2026.108101, lire en ligne, consulté le )