Gonzalo Suárez

réalisateur espagnol

Gonzalo Suárez Morilla est un réalisateur, scénariste, journaliste et écrivain espagnol né à Oviedo le et mort le 29 septembre 2026 à Madrid.

Gonzalo Suárez
Gonzalo Suárez en 2011.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
MadridVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Gonzalo Suárez Morilla
Pseudonyme
Martín GirardVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Période d'activité
À partir de Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Enfants
Anne-Hélène Suárez
Gonzalo Suárez Gilard (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinctions

Il est notamment connu pour son film Remando al viento de 1987 (qui lui a valu la Coquille d'argent et le Goya du meilleur réalisateur).

Biographie

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Réalisateur de cinéma, écrivain et scénariste, Gonzalo Suárez naît à Oviedo à l'aube de la révolution minière de 1934[1].

En 1936, la guerre civile le surprend à Madrid, où son père, professeur d'université de français, spécialisé dans l'œuvre de François Villon, allait présider des séances d'examen.

Il n'ira à l'école qu'à l'âge de dix ans, où il entre au lycée français de Madrid. Jusqu'à ce moment-là, c'est son père, objet d'une purge de la part du régime franquiste parce qu'il est socialiste, qui s'occupe de son instruction.

En 1951, il commence des études de philosophie et lettres à Madrid, écrit des œuvres de théâtre et joue dans plusieurs pièces : The Time of Your Life de William Saroyan, Médée d'Euripide, La Tempête de Shakespeare. Influencé par la vie et l'oeuvre des impressionnistes, il se met à la peinture. Mal à l'aise dans l'Espagne de l'époque, il abandonne les études et émigre en France, à Paris et La Seyne-sur-Mer, où il fait différents travaux.

En 1958, il arrive avec sa femme, Hélène Girard, à Barcelone, où il se consacre au journalisme sous le pseudonyme de Martin Girard[2]. Puis malgré son succès croissant, il arrête le journalisme et publie ses premiers livres, qui sont en rupture avec le naturalisme en vogue. Certains de ses récits sont adaptés au cinéma et c'est ainsi que commence, en 1966, son oeuvre cinématographique. À partir de ce moment, il se partagera entre les livres et les films.

Famille

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Gonzalo Suárez a quatre enfants, Anne-Hélène Suárez, Sylvia Suárez, Gonzo Suárez et Elsa Suárez. Son frère est le directeur de photographie Carlos Suárez.

Distinctions

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Gonzalo Suárez est décoré en 2016 de l'ordre d'Alphonse X le Sage, distingué en 2017 de la médaille d'or du Círculo de Bellas Artes[3], nommé chevalier des arts et des lettres par le gouvernement français et Goya d'honneur de la 40e cérémonie des Goya à Barcelone en 2026.

Gonzalo Suárez vu par Julio Cortázar

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Julio Cortázar a dit de lui : « Pour quelqu'un qui apprécie les jeux discrets d'une intelligence ironique, et la marginalité délibérée alors que la grande majorité travaille à plein temps, l’œuvre glissante et quasi insaisissable de Suárez dessine dans le panorama espagnol contemporain quelque chose d'analogue à ce qu'a pu dessiner en France l’œuvre de Boris Vian. Lorsqu'on les attend sur un écran de cinéma ou sur une scène, ils disparaissent brusquement pour se montrer derrière les couvertures d'un livre ou d'un solo de trompette; ceux qui leur avaient donné rendez-vous à une table ronde observeront consternés le vide de leur absence au moment où une maîtresse de maison stupéfaite découvrira qu'un hôte au sourire aimable occupe une chaise à laquelle personne ne l'avait invité. D'une certaine manière que lui seul connaît, Gonzalo Suárez transite depuis des années dans les registres les plus variés de la vie intellectuelle espagnole, mais cette attitude transfuge et presque de fantôme inquiète et même fâche les critiques aimant l'ordre, les genres et les étiquettes »[4].

« Écrivain qui fait du cinéma, cinéaste qui revient à la littérature ? De temps en temps il y a des papillons qui refusent de se laisser clouer sur le carton des bibliographies et des catalogues, de temps en temps, aussi, il y a des lecteurs ou des spectateurs qui continuent à préférer les papillons vivants à ceux qui dorment de leur triste sommeil dans les écrins de verre ».

Filmographie

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Publications

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L'œuvre littéraire de Gonzalo Suárez est abondante, multiforme, inclassable. Il emprunte à la littérature populaire, au policier, au roman d'espionnage, au fantastique. Il a ainsi été qualifié d'avant-gardiste et d'« écrivain pop »[6]. Il a publié notamment :

Adaptations de l'œuvre de Gonzalo Suárez

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Théâtre

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  • 2001 : Palabras en penumbra, adaptation théâtrale de textes de Gonzalo Suárez réalisée par Carles Alberola, Albena Teatre. Prix des Arts Scéniques de la Generalité Valencienne à la meilleure réalisation et prix de la critique de Valencia à la meilleure direction scénique.
  • 2004 : La noche y la palabra sur une musique de José Manuel López, livret de Gonzalo Suárez et images scéniques de José Manuel Broto. Première à Madrid, 2004, Teatro de la Abadía. Il a été représenté aussi à la Biennale de Venise (2005).

Références

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  1. ↑ « Gonzalo Suarez », sur Quinzaine des cinéastes (consulté le )
  2. ↑ « Gonzalo Suarez » (consulté le )
  3. ↑ (es) « Gonzalo Suárez » (consulté le )
  4. ↑ (es) « Los juegos secretos de Gonzalo Suárez / Julio Cortázar » (consulté le )
  5. ↑ (es) « Premios 36 edición. 1988 » (consulté le )
  6. ↑ « Littérature de genre et écriture spéculaire chez Gonzalo Suárez » (consulté le )

Annexes

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Bibliographie

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  • 1978 : Juegos secretos de Gonzalo Suárez. Julio Cortázar. Les Nouvelles Literaires n.º 2644.
  • 1991 : Gonzalo Suárez: un combate ganado con la ficción. Javier Hernández Ruiz. Universidad de Alcalá de Henares.
  • 1992 : Aspectos fantásticos en la narrativa de Gonzalo Suárez: La resurrección. J. Mena. Universidad de Barcelona.
  • 1993 : La obra literaria de Gonzalo Suárez. Javier Cercas. Quaderns Crema.
  • 1994 : La trayectoria artística de Gonzalo Suárez. Javier Cercas. Instituto Grande Covián.
  • 2000 : A Esmorga de Blanco Amor e Parranda de Gonzalo Suárez. Ana Belén Martínez Delgado. Ed. Do Castro
  • 2004 : El cine de Gonzalo Suárez. Carmen Becerra, (ed.). Mirabel editora.
  • 2004 : Gonzalo Suárez: entre la literatura y el cine. Ana Alonso (ed.). Universidad de Oviedo - Kassel - Edition Reichenberger.
  • 2007 : Guía para ver y analizar "Remando al viento". Rafael Cherta, Teresa Garrido. Nau Llibres.
  • 2008 : Gonzalo Suárez, 40 años de cine y literatura. Juan Cruz y otros. Semana Internacional de Cine de Valladolid.

Articles connexes

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Liens externes

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