Gorgol (P632)
Le Gorgol (P632) (en arabe : جورجل) est un patrouilleur de la Marine mauritanienne. Il porte le nom de Gorgol, une région de la vallée du fleuve Sénégal à 400 km de Nouakchott[6].
| Gorgol (P632) | |
| Type | patrouilleur |
|---|---|
| Fonction | militaire |
| Histoire | |
| A servi dans | Marine mauritanienne |
| Chantier naval | Huangpu Wenchong Shipbuilding[1], Guangzhou |
| Fabrication | acier |
| Commandé | 2014 |
| Lancement | 2016[3],[2] |
| Commission | 25 mai 2016[3],[2] |
| Statut | en service |
| Équipage | |
| Équipage | 40 |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 63,0 m |
| Longueur de flottaison | 60,2 m |
| Maître-bau | 8,20 m |
| Tirant d'eau | 2,4 m |
| À pleine charge | 430 tonnes |
| Propulsion |
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| Puissance | 10944 ch |
| Vitesse | 27 noeuds |
| Caractéristiques militaires | |
| Armement |
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| Électronique | radar de navigation et de recherche de surface type 347 |
| Rayon d'action | 3000 milles marins |
| Carrière | |
| Pavillon | |
| Indicatif | 5TFG[4] |
| MMSI | 654080420[4] |
| Coût | 42 millions de dollars[5] |
| modifier |
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Conception
modifierLe Gorgol a une longueur hors tout de 63 mètres[1],[2],[5],[7] (60.2 m à la ligne de flottaison), une largeur de 9,00 m, un tirant d'eau maximal de 4,50 m[2] et un déplacement de 480 tonnes[1],[2],[5],[7] à pleine charge[2].
Il est assez similaire au Limam El Hadrami (P-601), un patrouilleur sorti du même chantier naval, que la Mauritanie a reçu de la Chine en 2002[5], mais ses caractéristiques sont légèrement différentes. Notamment, il possède 4 moteurs Diesel MTU 12V4000 M90[1],[2] (le Limam El Hadrami n’en avait que 3)[1], entraînant 4 arbres d'hélice. Sa puissance totale (10944 ch)[2] et sa vitesse de pointe (27 nœuds)[1],[2] sont donc plus élevées[1]. Le rayon d'action est de 3000 milles marins[2].
L’équipement électronique se compose d’un radar de navigation et d’un radar de recherche de surface type 347[2]. L’armement principal est un canon monotube de 35 mm, version chinoise du canon bitube Oerlikon GDF de 35 mm[1],[5],[7], construit en Chine sous le nom de Type 90[1],[2],[5]. Cela distingue le Gorgol du Limam El Hadrami, dont l’armement principal se compose d’un canon bitube de 37 mm[7],[2]. L’armement secondaire se compose de deux affûts doubles de mitrailleuses de 14,5 mm[2].
Une autre nouveauté du Gorgol est qu’il dispose à l’arrière d’une rampe pour mettre à l’eau et récupérer un bateau semi-rigide (RHIB)[1],[5],[7].
Historique
modifierLa Marine mauritanienne a été créé en 1966 sous la forme d’une unité de marine, qui est devenue en 1976 l'actuelle Direction de la Marine nationale[8]. Sa mission est de protéger les eaux territoriales du pays, qui comptent parmi les plus poissonneuses du monde[8],[6], avec un littoral long de 750 kilomètres et une zone économique exclusive de 235 000 kilomètres carrés[1]. Elle s'occupe, entre autres, de la maitrise des risques liés à l'activité en mer : accidents, naufrages, pollutions, etc. Afin d’être en mesure de remplir ces missions délicates, la Marine mauritanienne a consenti des dépenses importantes pour agrandir sa flotte[8].
En 2014 a été annoncé un plan quinquennal qui comprenait l’acquisition de deux patrouilleurs de 60 mètres de long et la création de trois nouvelles compagnies de fusiliers marins[1]. Dans ce cadre, le Gorgol et son sister-ship identique, le Timbédra (P631), ont été commandés au chantier naval chinois Huangpu Wenchong Shipbuilding[1] en 2014, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI)[5], dans le cadre d’un contrat d’une valeur de 42 millions de dollars[5],[6],[7],[9]. Ils ont été réceptionnés en 2016[1].
La cérémonie de mise en service des deux patrouilleurs a eu lieu le [5],[7] à la base navale de Nouadhibou[5], en présence du Président de la république islamique de Mauritanie, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, de membres du gouvernement, du chef d'état-major général des armées et du commandant de la marine nationale, du wali de Dakhlet Nouadhibou, du président de sa zone franche, des autorités administratives et municipales et des élus locaux, ainsi que d’officiers de la marine nationale et de plusieurs autres personnalités[9]. Le ministre de la défense, Diallo Mamadou Bathia[6],[5], a prononcé une allocution. Il a déclaré que le nom des deux patrouilleurs, Timbedra et Gorgol, est celui de deux régions du pays[5],[7] qui ont chacune ses caractéristiques propres. Il a été choisi par le Chef de l’État dans le but de renforcer l’unité nationale[9].
Ces patrouilleurs à grande vitesse peuvent intervenir sur de longues distances et peuvent naviguer dans toutes les conditions de mer. Ils sont équipés de moyens de détection, de communication, de défense et d’armement très développés. Ils sont en mesure de remplir toutes les missions de souveraineté : patrouille, contrôle, surveillance des points d’entrée par la mer sur le territoire national, sauvetage, police de la navigation et de la pêche[6],[9], lutte contre la piraterie[5], contre les divers trafics en haute mer et contre la pollution marine[6],[9]. Le ministre de la Défense a déclaré que ces navires amélioreraient la sécurité des frontières, la marine mauritanienne étant désormais en mesure de faire face à toute menace provenant de la mer[5]. Ils contribueront à protéger les côtes mauritaniennes contre le pillage des importantes ressources halieutiques du pays par des bateaux de pêche étrangers. La pêche illégale a des conséquences environnementales néfastes, mais elle constitue surtout un important manque à gagner pour la Mauritanie. Les activités de pêche représentent en effet 4 à 6% du produit intérieur brut (PIB) et environ 25% des rentrées en devises du pays[6].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 (es) Jesús M. Pérez Triana, « Unidades navales mauritanas de origen chino », sur Flanco Sur, (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 (en-US) Ivan Gogin, « LIMAM EL HADRAMI patrol craft (2002-2016) - Navy of Mauritania (Mauritania) », sur fighting ships of the world, (consulté le ).
- 1 2 (en) « Overview — TIMBEDRA (P-631) class offshore patrol vessel », sur Military Periscope (consulté le ).
- 1 2 (en) « Ship GORGOL (Other) Registered in Mauritania - Vessel details, Current position and Voyage information - IMO 0, MMSI 654080420, Call sign 5TFG », sur MarineTraffic (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 (en) « Mauritania commissions new Chinese offshore patrol boats », sur defenceWeb, (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 Cheikh Sidya, « La Mauritanie investit dans la protection de ses côtes », sur le360afrique.com, (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 (es) Jesús M. Pérez Triana, « Mauritania recibió dos patrulleros construidos en China », sur Flanco Sur, (consulté le ).
- 1 2 3 « La Marine Nationale », sur ARMEE, (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 « Le Président de la République lance la mise en service de deux patrouilleurs de la marine nationale », sur Agence mauritanienne d'information, (consulté le ).