Goudoumaria (département)
Goudoumaria est un département du Niger situé dans le sud-ouest de la région de Diffa, à l'extrême sud-est du pays. Son chef-lieu est la ville de Goudoumaria.
| Goudoumaria | |
| Administration | |
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| Pays | |
| Démographie | |
| Population | 100 559 hab. (2012) |
| Géographie | |
| Coordonnées | 13° 42′ 40″ nord, 11° 11′ 25″ est |
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Géographie
modifierLe département de Goudoumaria se trouve dans la partie sud-ouest de la région de Diffa[1], en zone sahélienne, à la limite du Sahara. Il fait partie du Manga, une région marquée par de nombreuses cuvettes, des dépressions interdunaires où affleure la nappe phréatique[2].
Le département compte une seule commune, la commune rurale de Goudoumaria[3], créée par la loi n° 2002-014 du 11 juin 2002[4].
Histoire
modifierGoudoumaria était un poste administratif rattaché au département de Mainé-Soroa. Le , l'Assemblée nationale adopte le projet de loi érigeant les anciens postes administratifs en départements[5]. La loi n° 2011-22 du 8 août 2011 crée ainsi 27 nouveaux départements, dont Goudoumaria, Bosso et N'Gourti dans la région de Diffa[6]. Ces nouveaux départements deviennent effectifs avec la nomination des préfets le [7].
Population
modifierSelon l'Institut national de la statistique, la population du département est passée de 72 784 habitants au recensement de 2001 à 100 559 habitants à celui de 2012. En 2012, on comptait 51 444 hommes et 49 115 femmes. La population est très majoritairement rurale (95 912 habitants), la population urbaine (4 647 habitants) correspondant à la ville de Goudoumaria[8].
Parmi les principales localités figurent, outre le chef-lieu, Boutti (5 768 habitants en 2012), Kilakam (2 634) et Djadjiri Canada (2 024)[3].
Les Manga occupent traditionnellement la zone agricole des cuvettes[2].
Économie
modifierAgriculture oasienne
modifierLes cuvettes oasiennes du Manga, et en particulier celles des communes de Goudoumaria et de Mainé-Soroa, sont une ressource majeure pour les populations locales, qui y pratiquent l'agriculture et exploitent les ressources naturelles[1]. La culture du palmier dattier s'y est étendue au cours des dernières décennies[9]. Une enquête menée auprès de 71 producteurs des départements de Mainé-Soroa et de Goudoumaria indique une superficie moyenne exploitée de 1,4 à 2,4 hectares par producteur selon les villages[1].
Les cuvettes sont toutefois menacées par l'ensablement, de plus en plus généralisé dans les départements de Mainé-Soroa et de Goudoumaria. Les feux allumés autour des cuvettes pour gagner de l'espace, qui endommagent les palmiers doum, accélèrent cette dégradation[10].
Élevage
modifierComme le reste du Manga, le département est historiquement une zone d'élevage pastoral et d'agriculture pluviale marginale[2].
Notes et références
modifier- 1 2 3 Abdou Laouali, Sanoussi Kailou Mahaman Hamissou, Rabo Younoussou et Mahamane Ali, « Phoéniciculture dans les cuvettes oasiennes du Manga au Niger : productivité et contraintes », Journal of Animal & Plant Sciences, vol. 63, no 2, , p. 11775-11785 (DOI 10.35759/JAnmPlSci.v63-2.1, lire en ligne)
- 1 2 3 M. Jahiel et P. Candelier, « Le palmier dattier dans le Sud-Est du Niger (cas des cuvettes de Maïné-Soroa) », Fruits, vol. 46, no 1, , p. 83-92 (lire en ligne)
- 1 2 (en) « Goudoumaria (Department, Niger) – Population Statistics », sur citypopulation.de (consulté le )
- ↑ « Loi n° 2002-014 du 11 juin 2002 portant création des communes et fixant le nom de leurs chefs-lieux », République du Niger (consulté le )
- ↑ Mahaman Bako, « Assemblée nationale : le Projet de loi érigeant les anciens Postes Administratifs en départements adopté », Le Sahel, (lire en ligne)
- ↑ « Cadre juridique et institutionnel – Niger », sur Comité technique Foncier & Développement (consulté le )
- ↑ (en) « Departments of Niger », sur Statoids (consulté le )
- ↑ (en) « Goudoumaria (Commune, Niger) – Population Statistics », sur citypopulation.de (consulté le )
- ↑ Michel Jahiel, « Effet des récentes perturbations climatiques sur la phéniciculture dans le sud-est du Niger », Sécheresse, vol. 4, no 1, , p. 7-16
- ↑ « Synthèse des contraintes et perspectives de développement dans les principales oasis du Niger (observations) », sur Réseau associatif de développement durable des oasis (RADDO) (consulté le )