Gouvernement Chapleau

gouvernement du Québec entre 1879 et 1882
Gouvernement Joly de Lotbinière Gouvernement Chapleau Gouvernement Mousseau
4e législature 5e législature
1879 1880 1881 1882

Le mandat du gouvernement de Joseph-Adolphe Chapleau s'étend du au . Chapleau succède au gouvernement libéral de Henri-Gustave Joly de Lotbinière, bloqué par le Conseil législatif à majorité conservatrice qui lui refuse les subsides, et par le lieutenant-gouverneur Théodore Robitaille qui rejette sa demande de dissolution. Réélu aux élections de 1881, Chapleau quitte la politique provinciale moins d'un an plus tard pour devenir secrétaire d'État dans le cabinet fédéral de John A. Macdonald.

Gouvernement Chapleau

Québec

Description de cette image, également commentée ci-après
Premier ministre Joseph-Adolphe Chapleau
Élection 1878, 1881
Législature 4e, 5e
Formation
Fin
Durée 2 ans et 9 mois
Composition initiale
Parti politique Parti conservateur
Ministres 6
Femmes 0
Hommes 6
Représentation
Assemblée législative (1878)
32  /  65
Assemblée législative (1881)
49  /  65
Drapeau du Québec

Caractéristiques

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Le gouvernement Chapleau est le premier gouvernement québécois à négocier un accord économique international, soit avec la France. Il favorise la colonisation dans les Laurentides (l'épopée du curé Labelle) et commence à préconiser l'industrialisation de la province. Attiré par le pouvoir à Ottawa, Chapleau laisse cependant son parti divisé entre les ultramontains et les conservateurs de l'école de Cartier. Le gouvernement Mousseau qui lui succède peine à gérer cette crise[1].

Le Crédit foncier franco-canadien

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L'administration Chapleau se distingue par la création du Crédit foncier franco-canadien en 1880, une institution dotée d'un fonds de 5 millions de dollars négocié avec des financiers parisiens et destinée à consentir des prêts aux agriculteurs, aux municipalités et au gouvernement lui-même[1]. Il s'agit du premier accord financier d'envergure entre le Québec et la France depuis le traité de Paris de 1763. La quatrième session de la 4e législature () est cependant assombrie par un scandale : Chapleau et Étienne-Théodore Pâquet auraient chacun reçu 14 000 $ pour leur rôle dans la fondation du Crédit foncier[2].

Les chemins de fer et la vente du QMO&O

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Locomotive du Québec, Montréal, Ottawa et Occidental, baptisée Lotbinière, réseau public que le gouvernement Chapleau vend en 1882.

Chapleau crée en 1881 le département des Chemins de fer, dont il assume la charge, pour administrer le réseau public du chemin de fer Québec, Montréal, Ottawa & Occidental (QMO&O)[1]. En , le gouvernement annonce la vente du QMO&O : le tronçon ouest est cédé au Canadian Pacific Railway pour 4 millions de dollars et le tronçon est à un syndicat privé dirigé par Louis-Adélard Senécal, organisateur financier du Parti conservateur et ami intime de Chapleau, pour la même somme[3]. L'opposition crie au favoritisme et la transaction dépouille la province de sa plus importante propriété publique au profit d'intérêts fédéraux et montréalais.

L'opposition ultramontaine

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Chapleau s'oppose ouvertement à la faction ultramontaine de son parti, qui réclame la suprématie de l'Église sur l'État[1]. La vente du QMO&O accentue la fracture interne du Parti conservateur et engendre, sous le gouvernement Mousseau, deux factions rivales : les « castors » ultramontains et les « sénécalistes » proches de Chapleau[3].

Le départ pour Ottawa

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Le , Chapleau permute avec Joseph-Alfred Mousseau : Chapleau devient secrétaire d'État dans le cabinet Macdonald à Ottawa, tandis que Mousseau, alors secrétaire d'État fédéral, lui succède comme premier ministre du Québec[1].

Chronologie

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Lois marquantes

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Composition

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Cabinet Chapleau (1879-1881)

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Le premier cabinet Chapleau, à la suite du « coup d'État » de Letellier de Saint-Just, intègre deux transfuges libéraux (Étienne-Théodore Pâquet et Edmund James Flynn) mais aucun ultramontain. Chapleau cumule la fonction de commissaire de l'Agriculture et des Travaux publics.

Cabinet Chapleau (1881-1882)

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Aux suites des élections de 1881 et de la création du département des Chemins de fer, le cabinet évolue. Joseph Gibb Robertson démissionne en janvier 1882, en désaccord avec la prochaine vente du QMO&O, et est remplacé par Jonathan Saxton Campbell Würtele.

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 Siège au Conseil législatif.

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 « Chapleau, Joseph-Adolphe », sur Répertoire du patrimoine culturel du Québec (consulté le )
  2. 1 2 « LETELLIER DE SAINT-JUST, LUC », sur Dictionnaire biographique du Canada (consulté le )
  3. 1 2 3 4 « MOUSSEAU, JOSEPH-ALFRED », sur Dictionnaire biographique du Canada (consulté le )
  4. Samir Saul, « Conjonctures, adaptation et croissance : le Crédit foncier franco-canadien (1880-1979) », sur Persée, Histoire, économie et société, (consulté le )

Bibliographie

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