Gouvernement Degryse

gouvernement de la Communauté française (de Belgique)

Le gouvernement Degryse est le gouvernement de la Communauté française de Belgique depuis le , sous la 7e législature du Parlement.

Gouvernement Degryse

Communauté française de Belgique

La ministre-présidente Élisabeth Degryse.
Roi Philippe
Ministre-présidente Élisabeth Degryse
Élection 9 juin 2024
Législature 7e
Formation
Durée 2 ans, 2 mois et 2 jours
Composition initiale
Coalition
Ministres 6
Femmes 4
Hommes 2
Représentation
Parlement
50  /  94
Drapeau de la Communauté française de Belgique

Il est dirigé par la sociale-libérale Élisabeth Degryse et formé après les élections régionales du 9 juin 2024. Il se compose de six ministres, dont la cheffe du gouvernement.

Majoritaire au Parlement, il est constitué d'une coalition entre le Mouvement réformateur et Les Engagés.

Il succède au gouvernement Jeholet.

Historique du mandat

modifier

Le gouvernement est dirigé par la nouvelle ministre-présidente sociale-libérale Élisabeth Degryse. Il est constitué d'une coalition entre le Mouvement réformateur (MR) et Les Engagés. Ensemble, ils disposent de 50 députés sur 94, soit 53,2 % des sièges du Parlement.

Il est formé à la suite des élections régionales du 9 juin 2024.

Il succède donc au gouvernement du libéral Pierre-Yves Jeholet, constitué d'une entente entre le Parti socialiste (PS), le Mouvement réformateur et Ecolo.

Formation

modifier

Le , les présidents du Mouvement réformateur Georges-Louis Bouchez et des Engagés Maxime Prévot présentent leurs deux accords de coalition pour les gouvernements de la Région wallonne et de la Communauté française[1]. Les accords sont ratifiés par chacun des deux partis à la quasi-unanimité deux jours plus tard[2].

Les Engagés désignent le la députée fédérale bruxelloise Élisabeth Degryse comme ministre-présidente[3]. À cette occasion, les deux partis présentent un nouveau casting ministériel de six ministres, quatre femmes et deux hommes : leur première proposition avec quatre femmes uniquement était contraire aux dispositions de la Constitution en matière de parité[4]. Les six ministres prêtent serment devant le Parlement et entrent en fonction le [5].

Évolution

modifier

Le ministre-président de la région de Bruxelles-Capitale Boris Dilliès rejoint le gouvernement le au poste de ministre de la Recherche scientifique. Il remplace ainsi le ministre-président du gouvernement wallon Adrien Dolimont, qui occupait cette fonction depuis la formation de l'exécutif[6].

Composition

modifier
Fonction Titulaire Parti
Ministre-présidente
Ministre du Budget, de l'Enseignement supérieur, de la Culture et des Relations internationales et intra-francophones
Ministre du Budget, de l'Enseignement supérieur, de la Culture, de l’Éducation permanente et des Relations internationales et intra-francophones (04/03/2026)
Élisabeth Degryse Élisabeth Degryse Les Engagés
Première Vice-présidente
Ministre de l'Éducation et de l'Enseignement de promotion sociale
Ministre de l'Éducation et de l'Enseignement pour adultes (18/07/2025)
Valérie Glatigny Valérie Glatigny MR
Vice-présidente
Ministre de l'Enfance, de la Jeunesse, de l'Aide à la jeunesse et des Maisons de Justice
Valérie Lescrenier Valérie Lescrenier Les Engagés
Ministre des Sports, de la Fonction publique, de la Simplification administrative et des Médias Jacqueline Galant Jacqueline Galant MR
Ministre de la Santé, de l'Égalité des chances et des Droits des femmes Yves Coppieters Yves Coppieters Les Engagés
Ministre de la Recherche Adrien Dolimont Adrien Dolimont (jusqu'au 04/03/2026) MR
Boris Dilliès Boris Dilliès

Réformes dans l'enseignement et opposition

modifier
Manifestation dans les rues de Namur le 16 juin 2026, organisée par la CSC et la FGTB, contre les mesures d'austérité des gouvernements Degryse et Dolimont.

À l'automne 2025, dans un contexte de restrictions budgétaires[7], le gouvernement Degryse annonce son intention de réaliser 86,7 millions d'euros d'économies dans le secteur de l'enseignement en 2026. Ces réformes prévoient notamment[8] :

  • l'augmentation de la charge de travail hebdomadaire des enseignants du secondaire supérieur, qui passe de 20 à 22 heures de cours, comme c'est déjà le cas dans le secondaire inférieur, sans compensation salariale ;
  • l'adoption d'un minerval progressif pour l'enseignement supérieur, y compris un rattrapage de l'indexation du minerval standard des étudiants qui passe à 1194 euros par an, contre 835 euros précédemment ;
  • la limitation à trois jours par an du nombre de congés maladie sans certificat médical pour les professeurs statutaires, comme c'est le cas dans les autres secteurs ;
  • la diminution de la rémunération des enseignants en cas de maladie, après épuisement du « pot maladie », à 60 % du salaire, comme c'est le cas dans le reste de la fonction publique ;
  • la réforme du statut des enseignants (création d'un système de CDI, actant la fin des nominations), y compris une revalorisation salariale des nouveaux enseignants diplômés après quatre ans d'études, attendue en 2027.

Ainsi, plusieurs organisations syndicales belges ont appelé à des actions de protestation contre des mesures du gouvernement fédéral et, dans le cas de l’enseignement, contre des projets de décret de la Fédération Wallonie-Bruxelles[9]. Celles-ci appellent également le gouvernement à annuler les épreuves externes dans les écoles affectées par la contestation[10],[11].

Le 5 juin 2026, le gouvernement Degryse fait voter le texte au parlement qui est validé dans la foulée[12].

Notes et références

modifier
  1. Corentin Di Prima, « MR et Les Engagés annoncent un accord de gouvernement en Wallonie », L'Écho, (lire en ligne, consulté le ).
  2. Anthony Roberfroid, « Gouvernements wallon et de Fédération Wallonie-Bruxelles : MR et Engagés approuvent les accords de majorité », RTBF, (lire en ligne, consulté le ).
  3. Philippe Galloy, « Elisabeth Degryse sera ministre-présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles », L'Écho, (lire en ligne, consulté le ).
  4. « Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles : controverses sur la parité, on passe donc de 4 à 6 ministres, 4 femmes et 2 hommes », RTBF, (lire en ligne, consulté le ).
  5. Belga, « Les ministres de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont prêté serment (photos) », Le Soir, (lire en ligne, consulté le ).
  6. Belga, « Le ministre-président bruxellois Boris Dilliès rejoint officiellement le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles », Radio-télévision belge de la Communauté française, (lire en ligne, consulté le ).
  7. Jean-François Noulet, « Enseignement : le tandem Degryse-Glatigny justifie qu’on vote le décret-programme et veut rassurer les profs - RTBF Actus », sur RTBF (consulté le )
  8. Stéphane Tassin, « Fin de la gratuité pour tous en primaire, 2h de plus pour certains professeurs,... : voici les économies prévues par la Fédération Wallonie-Bruxelles », sur DHnet, (consulté le )
  9. « Pendant que la rue s’embrase, le gouvernement se défend : « Le décret-programme sera de toute façon voté » », sur Le Soir, (consulté le )
  10. Jennifer Istace, « CEB, CE1D et CESS : les syndicats demandent l’annulation des épreuves certificatives, la ministre Glatigny refuse… Que dit la réglementation ? - RTBF Actus », sur RTBF (consulté le )
  11. Belga, « Grogne dans l'enseignement: les syndicats appellent le gouvernement à annuler les épreuves externes dans les écoles affectées par la contestation », sur lavenir.net, (consulté le )
  12. « Enseignement : le décret-programme définitivement validé par le parlement », sur Le Soir, (consulté le )

Voir aussi

modifier