Grâce d'Almeida

avocate, féministe et militante des droits de l'homme béninoise
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Grâce d'Almeida Adamon, née le à Dakar et morte le dans le 15e arrondissement de Paris, est une avocate béninoise, féministe et militante des droits de l'homme.

Grace d'Almeida
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Fonction
Ministre de la Justice
Bénin
-
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Grace Antonia Benoite d'AlmeidaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Independent International Commission on Kosovo (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Enfance et éducation

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Grâce Antonia Benoite d'Almeida Adamon nait le à Dakar au Sénégal. Elle fréquente l'école primaire chez les sœurs de Porto-Novo, puis se rend au Dahomey , actuel Bénin, avec sa famille, où elle fait ses études secondaires. Elle s'inscrit au collège de Notre-Dame des Apôtres de Cotonou[1] et, obtient en 1972 le baccalauréat, série A, à Guebwiller en France[2]. Elle obtient sa maîtrise à l'université Panthéon-Assas à Paris. Elle étudie le droit à l'université Panthéon-Sorbonne et se spécialise dans le droit maritime ainsi que dans les droits civils, commerciaux et les droits des travailleurs. En , après l'obtention de son diplôme d'études approfondies (DEA) à université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, elle retourne à Panthéon-Assas, où elle obtient son diplôme de droit, le certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA)[3].

Carrière

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Grâce d'Almeida commence à exercer la fonction d'avocate à Paris en 1977. Elle retourne à Cotonou l'année suivante. Elle est professeur de droit à l'université nationale du Bénin et se fait remarquer pour sa défense des droits des femmes[4].

En 1990, Grâce d'Almeida figure dans la liste des treize représentants légaux pour établir une nouvelle Constitution béninoise démocratique dans le cadre de la Conférence nationale dont est la seule femme. Cette même année, elle fonde l'Association des femmes juristes du Bénin (AFJB), une association qui favorise l'accès des femmes aux services juridiques et défend les droits des enfants et des femmes. Elle cofonde l'Institut africain des droits de l'Homme et de la promotion de la démocratie. Elle travaille pour des programmes des Nations unies (ONU) ainsi que pour des organisations non-gouvernementales. Dans les années 1990, elle joue un rôle dans le programme de l'ONU qui concourt au Centre démocratique pour la gouvernance nationale au Burkina Faso. Elle participe à la Commission internationale indépendante sur le Kosovo[4].

Grace d'Almeida est cofondatrice et présidente de l'Association des femmes juristes du Bénin. Sous son initiative, l'organisation rédige le livret de 114 pages Guide juridique de la femme béninoise. Le guide en français pour les droits juridiques des femmes est disponible en Fon et Batonou[5]. Elle raconte à ce propos : « en prenant l'initiative pour la fabrication du guide de la magistrature à la disposition des femmes, l'objectif de l'Association des Femmes juristes était de fournir aux femmes du Bénin un peu de base juridique des procédures fondées sur les textes juridiques qui régissent le pays pour les aider à améliorer leurs conditions de vie par des moyens légaux ». En 1995, Grace d'Almeida participe à la quatrième conférence mondiale sur les femmes[6].

Du au , elle est garde des Sceaux et ministre de la Justice pour le gouvernement du Bénin. Elle est la première femme à occuper ce poste. Ses efforts contribuent à l'ouverture de la femme dans le droit et le développement en Afrique du Bénin section en . De 2000 à 2003, elle est la conseillère technique en chef du programme des Nations unies pour le développement et la tête du projet de Justice en Haïti à l'ONU. Elle siège dans plusieurs comités international des droits de l'homme au cours de sa vie. Elle est membre de l'International Planned Parenthood Federation, et participe à l'exécution de l'Institut pour la Ligue des Droits de l'Homme au Bénin. Elle est consultante internationale dans les domaines de la démocratie, de l'assistance électorale, des droits de l'homme, la bonne gouvernance, et de la justice, des droits de l'homme, la démocratie, la bonne gouvernance et l'assistance électorale. Depuis , elle est vice-présidente du Réseau des femmes ministres et parlementaires du Bénin[4].

Vie privée

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Grâce d'Almeida décède le à Paris[7],[8]. Divorcée, elle est mère de trois enfants.

Récompenses et distinctions

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En 1991, Grâce d'Almeida est nommée commandeur de l’ordre national du Bénin et en 1996, grand officier de l’ordre national du Bénin en raison des services rendus à l'État[3].

En 2005, Grâce d'Almeida est l'une des deux seules Béninoises, avec Grace Dotou-Aboh, à figurer dans un groupe de 1 000 femmes du monde entier pour le prix Nobel de la paix[9].

Notes et références

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Références

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  1. (pt-BR) colaborador, « Grace D’Almeida Adamon (1951-2005) », sur Biografias de Mulheres Africanas, (consulté le )
  2. (en) Oxford Reference, « D’Almeida Adamon, Grace », (consulté le )
  3. 1 2 « Grâce d'Almeida : Pionnière du Barreau », sur JOURNAL LE DROIT, (consulté le )
  4. 1 2 3 (en) Emmanuel Kwaku Akyeampong et Professor Henry Louis Gates Jr, Dictionary of African Biography, OUP USA, (ISBN 978-0-19-538207-5, lire en ligne)
  5. Irène Assiba D'Almeida, Francophone African Women Writers : Destroying the Emptiness of Silence, Gainesville (Floride), 2nd, , 183–184 p. (ISBN 978-0-8130-1302-2, lire en ligne)
  6. (en-US) Cindy Shiner, « Benin's Ex-Amazons Hold Purse Strings », Christian Science Monitor, (lire en ligne)
  7. Relevé des fichiers de l'Insee
  8. (en) Tiffany Gleason, Dictionary of African Biography, Oxford, OUP USA, 160–161 p. (ISBN 978-0-19-538207-5, lire en ligne), « D'Almeida Adamon, Grace »
  9. (en) « PeaceWomen Across the Globe », sur PeaceWomen Across the Globe (consulté le )

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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