Grand-Laviers

commune française du département de la Somme

Grand-Laviers est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Grand-Laviers
Grand-Laviers
La mairie et la salle communale.
Blason de Grand-Laviers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Intercommunalité CA de la Baie de Somme
Maire
Mandat
Christophe Mennesson
2026-2032
Code postal 80132
Code commune 80385
Démographie
Population
municipale
465 hab. (2023 en évolution de +7,39 % par rapport à 2017)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 07′ 42″ nord, 1° 47′ 14″ est
Altitude Min. 2 m
Max. 67 m
Superficie 9,5 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Abbeville
(banlieue)
Aire d'attraction Abbeville
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Abbeville-1
Législatives 1re circonscription de la Somme
Localisation
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Grand-Laviers
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Grand-Laviers
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Grand-Laviers
Liens
Site web https://grand-laviers.fr/

La commune fait partie du parc naturel régional Baie de Somme - Picardie maritime et des villages labellisés Pays d'art et d'histoire.

Géographie

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Localisation

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Grand-Laviers est un village picard du Ponthieu.

Limitrophe d'Abbeville, la localité est située à km au sud de Nouvion[1] et à 45 km au nord-ouest d'Amiens[2], à vol d'oiseau[Note 1].

Les communes limitrophes sont Abbeville, Buigny-Saint-Maclou, Cambron, Port-le-Grand et Saigneville.

Géologie et relief

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La superficie de la commune est de 9,50 km2 ; son altitude varie de 2 à 67 mètres[3].

Le village est bordé à l'ouest par les collines du bois de Bonance (ancienne forêt d'Abbeville). Il a perdu de son importance avec le recul de la mer lié à l'ensablement de la baie.

Hydrographie

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Réseau hydrographique

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Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Grand-Laviers[Note 3].

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie.

Elle est drainée par la Somme canalisée et divers autres petits cours d'eau[Carte 1].

Le canal de la Somme double l'ancien lit et le lit actuel du fleuve côtier la Somme (fleuve) et leurs importantes zones humides. Construit entre 1770 et 1827, et mis au gabarit Freycinet en 1880, il est long 170 km. Il débute à Saint-Simon où il touche au canal de Saint-Quentin et débouche dans la baie de Somme[4]. es anciens bassins de décantation de la sucrerie d'Abbeville, démolie en 2008, ont été réaménagés en 2010 pour constituer la réserve ornithologique Baie de Somme - Grand-Laviers, fréquentée par près de 200 espèces d'oiseaux[5].

Gestion et qualité des eaux

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Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Somme aval et Cours d'eau côtiers ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 835 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Somme canalisée. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin versant de la Somme (AMEVA)[6].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 793 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 8,3 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Abbeville à 5 km à vol d'oiseau[13], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 806,2 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,4 °C, atteinte le [Note 4].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[16], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité

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Depuis , la commune fait partie du parc naturel régional Baie de Somme - Picardie maritime.

Trois anciens bassins de décantation de la sucrerie d'Abbeville fermée en 2008, situés sur le territoire de la commune de Grand-Laviers, constituent une réserve ornithologique de 40 ha[17],[18],[19],[20],[21],[22],[23],[24],[25]

Ils ont été achetés par la Fondation pour la protection des habitats de la faune sauvage et la Fédération des chasseurs de la Somme. Des aménagements ont permis d'en faire un lieu de nidification pour les oiseaux à l'abri d'intrusions de prédateurs. L'avifaune aquatique se compose de : Cygne tuberculé, Tadorne de Belon, Canard chipeau, Canard colvert, Canard souchet, Canard pilet, Sarcelle d'hiver, Grèbe à cou noir, Avocette élégante, Échasse blanche, Vanneau huppé... Depuis , le site est classé Réserve de chasse et de faune sauvage[26]. Une réserve ornithologique y a été créée en 2012.

Trois parcours sillonnent la réserve et 13 observatoires permettent une observation optimale de la faune et de la flore à travers les km de circuit, tout en étant un site de nidification important au printemps pour de nombreuses espèces telles que l'Échasse blanche, l'Avocette élégante, la Mouette rieuse[27]... La réserve ornithologique de Grand-Laviers, inaugurée en , est ouverte au public depuis [27], tous les jours du à la fin des vacances de la Toussaint, ainsi que pendant les vacances de Noël[28].

Les zones humides locales constituent une partie du site Ramsar de la Baie de Somme et des marais arrière-littoraux (28 communes) dont l'avifaune atteint 365 espèces d'oiseaux sur plus de 19 000 hectares[29].

Trois buffles d'eau ont éét introduits en 2025 dans la réserve ornithologique, afin de pâturer la prairie humide située à l’entrée de la réserve ornithologue et favoriser la préservation de la biodiversité, par exemple en favoriser le nichage de certaines espèces d’oiseaux, comme la bécassine des marais[30].

Urbanisme

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Typologie

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Au , Grand-Laviers est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[31].

Elle appartient à l'unité urbaine d'Abbeville[Note 5], une agglomération intra-départementale regroupant cinq communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 6],[32],[I 1].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Abbeville, dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 73 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[33],[34].

Occupation des sols

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Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (75,9 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (41 %), prairies (18,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (11,9 %), forêts (9 %), eaux continentales[Note 8] (8,9 %), zones urbanisées (7,1 %), zones humides intérieures (1,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,6 %), zones agricoles hétérogènes (0,3 %)[35].

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Habitat et logement

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En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 260, alors qu'il était de 251 en 2016 et de 199 en 2011[I 2].

Parmi ces logements, 75 % étaient des résidences principales, 23,5 % des résidences secondaires et 1,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 98,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,9 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Grand-Laviers en 2022 en comparaison avec celle de la Somme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (23,5 %) supérieure à celle du département (8,5 %) et à celle de la France entière (9,7 %).

Le logement à Grand-Laviers en 2022.
Typologie Grand-Laviers[I 3] Somme[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 75 83,2 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 23,5 8,5 9,7
Logements vacants (en %) 1,5 8,3 8

Voies de communication et transports

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La commune est traversée par les autoroutes A16 et A28. La sortie no 1 Baie de Somme de la A 28 est situé au sud-est du territoire communal, à proximité d'Abbeville.

Grand-Laviers est située sur l'ancienne RN 40 A (actuelle RD 40) reliant Abbeville à Rue, et surplombant naguère le fond de l'estuaire de la Somme.

Le territoire communal est traversé au sud par la ligne de Longueau à Boulogne-Ville. La station de chemin de fer la plus proche est la gare d'Abbeville, desservie par des trains du réseau régional TER Hauts-de-France, effectuant les liaisons entre Paris ou Amiens et Calais, Abbeville et Amiens ou Albert, et, en saison estivale, Laon et Calais.

En 2019, Grand-Laviers est desservie par les lignes d'autocars du réseau Trans'80, Hauts-de-France, chaque jour de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés[36]. La gare la plus proche est la gare d'Abbeville, desservie par des trains du réseau régional TER Hauts-de-France.

Énergie

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Les propriétaires de l'ancien golf, fermé en 2018, veulent le remettre en culture, provoquant la crainte d'habitants que cet aménagement provoque des coulées de boue et des inondations en contrebas[37]. La communauté d'agglomération Baie de Somme souhaite, elle, acheter les terrains pour y réaliser un projet éco-touristique et structurant dans le cadre du Parc naturel régional[38].

En 2025, la reconversion de cet ancien golf en centrale photovoltaïque fait l'objet d'une demande d'autorisation adminustrative[39].

Toponymie

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Le village est mentionné en 881 en latin médiéval : Latverum[40] ou Laverum[41] dans les annales de l'abbaye Saint-Vaast.

Les formes anciennes font penser à celle de Louviers (Lotvers 1025), dont le même élément final -viers se retrouve également dans Reviers (Calvados) et Verviers (Belgique). On identifie l'élément celtique var / ver dans les noms de la Vire, du Var et dans les noms de cours d'eau du type Varenne. Son sens serait donc hydronymique. Il n'est pas interdit d'y voir la signification de « bras de rivière », Louviers est située au bord d'divers bras de l'Eure. Il est certain qu'au IXe siècle, cet endroit est encore au fond de l'estuaire de la Somme.

Histoire

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Préhistoire

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Un site de taille de silex est fouillé en 1988 sur le tracé de la rocade ouest d'Abbeville : il met en évidence un habitat ancien et du matériel entre la basse Somme tourbeuse et les plateaux du Ponthieu[42].

Moyen Âge

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Les Annales de Saint-Bertin rapportent qu'en 882, tandis que les Normands pillaient l'abbaye de Saint-Quentin, Carloman II, après diverses manœuvres stériles, établit son camp près de Laviers pour leur barrer le passage vers la mer.

Au XIe siècle, une motte castrale est construite vers le haut de la côte de Laviers, « au-dessous du bois et de la ferme de Tofflet[43], sur un petit cap qui s'avance vers la baie ». En 1137, la charte accordée à Abbeville par le comte de Ponthieu mentionne Laveriœ, et en 1177, une donation faite par Jean de Ponthieu à la léproserie des frères du Val, à Abbeville, mentionne le don d'une forêt, généralement identifiée comme le bois de Bonance. Le défrichement d'une forêt située dans l'actuel Val aux Lépreux, entre Laviers et Buigny-Saint-Maclou aurait démarré dès 1164.

En 1271, le seigneur de Laviers est pair du comté de Ponthieu[44].

Peu après les débuts de la guerre de Cent Ans, en 1349, le comte de Ponthieu confisque le fief de Laviers à la famille de Nivi et le vend aux Chartreux. Ce fief s'étend de Millencourt (près de Saint-Riquier) à Cambron, et commande la route d'Abbeville à Rue, où est extrait le sel. En 1416, le fief est attribué à Raoul le Sage, conseiller du roi d'Angleterre. En 1451, Charles VII confisque le fief et l'attribue à Jean de Belleval, maréchal de Ponthieu. En 1455, une escarmouche autour de Laviers empêche les navires de Philippe le Bon de débarquer sur la rive sud de l'estuaire de la Somme.

En 1480, Louis XI achète la seigneurie de Laviers et en fait don à la chapelle du Saint-Esprit de Rue.

Temps modernes

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En 1663, la léproserie du Val est dirigée par les Hospitaliers de saint Lazare[45].

Le chapitre de Saint-Vulfran d'Abbeville rachète une partie de la seigneurie de Laviers en 1618 et, en 1696, ferme définitivement la maladrerie du Val des Lépreux.

Révolution française et Empire

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En 1777, à la suite de l'obstruction de divers bras de la Somme à Saint-Valery-sur-Somme, les autorités envisagent la réalisation d'un canal maritime entre Abbeville et l'estuaire, à Saint-Valery-sur-Somme même. Les travaux commencent en 1786 mais doivent être interrompus dès 1793 devant les difficultés techniques (impossibilité de fonder les écluses dans le lit d'alluvions) et surtout la réaction des propriétaires de Bas-Champs, éleveurs de bétail de prés salés. Les travaux ne reprennent que sur ordre de Bonaparte en 1802, qui envisage de faire de Saint-Valery-sur-Somme un port de guerre. Les travaux se poursuivent en 1810, avec emploi de prisonniers de guerre espagnols aux travaux de terrassement, et le canal maritime est inauguré en 1827.

Époque contemporaine

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De 1845 à 1850, on construit la ligne de chemin de fer d'Abbeville à Étaples, tronçon constitutif de la ligne de Longueau à Boulogne-Ville. À Grand-Laviers, le lit de la vieille Somme est remblayé pour poser la voie.

La Première Guerre mondiale épargne relativement le village, qui héberge des troupes d'auxiliaires coloniaux indiens.

Lors cde la Bataille de France, au début de la Seconde Guerre mondiale, en , le village partage le triste sort d'Abbeville. Il est libéré par les troupes canadiennes le .

En 1953, une école primaire est construite à Grand-Laviers. L'année suivante, l'œuvre des pupilles de l'école publique hérite de la famille de Jusancourt un château qui abrite depuis cette date un institut médico-pédagogique bien connu dans la région.

Le , le hameau de Petit Laviers est rattaché à la commune de Grand-Laviers, auparavant il faisait partie de la commune de Cambron[3].

Un golf est créé en 1989 lors de l'aménagement de l'autoroute A 16. Il compte 18 trous, un parcours d'entraînement et un practice, exploités jusqu'en sur environ 72 ha[46].

Politique et administration

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Tendances politiques et résultats

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Grand-Laviers est un village traditionnellement de gauche qui a longtemps connu une forte implantation du parti Chasse Pêche Nature et Traditions, due au nombre important de chasseurs dans la commune. Toujours ancré à gauche, le village connaît une poussée du vote Front national, comme l'ensemble du département[réf. nécessaire].

L'attachement à gauche de la commune est encore plus frappant en vue des résultats des élections législatives de 2007. Le député sortant UMP Joël Hart est très largement battu dans la commune par Gilbert Mathon, éléphant socialiste local.[réf. nécessaire]

Les élections présidentielles de 2012 ont confirmé l'ancrage à gauche de la commune. En effet, François Hollande réalise un score de 31,4 % (81 voix) contre 25,97 % (67 voix) pour Nicolas Sarkozy, 20,54 % (53 voix) pour Marine Le Pen et 12,02 % (31 voix) pour Jean-Luc Mélenchon. Au second tour, M. Hollande a réuni 61,6 % (154 bulletins) des suffrages exprimés, un score nettement plus élevé que celui réalisé par Ségolène Royal en 2007. Il est intéressant de constater que le score de Mme Le Pen est supérieur de 4 points à celui réalisé par son père il y a cinq ans mais reste inférieur à la moyenne des communes environnantes (y compris Abbeville). Par ailleurs, les votes accordés à l'extrême droite au premier tour se sont peu reportés sur Nicolas Sarkozy qui améliore peu son score du premier tour.[réf. nécessaire]

Les électeurs de Grand-Laviers ont également accordé une confiance massive à la candidate du Parti socialiste, Pascale Boistard, qui l'a emporté dans la commune avec 60,51 % des suffrages face à son adversaire de l'UMP Stéphane Decayeux. Ce score est cependant moindre que celui réalisé aux législatives de 2007 par Gilbert Mathon qui avait réuni près de 70 % des suffrages, ce qui s'explique probablement par le parachutage de Mme Boistard tandis que M. Mathon était très implanté dans la région.[réf. nécessaire]

Liste des maires

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Liste des maires successifs[47]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
vers décembre 1803 1815 François Roland Elluin[48]   Cultivateur
         
1836   Henri Queux    
         
1860 1888 Pierre Trancart    
1888 1900 Louis Line    
1900 1904 Eugène Line    
1905 1919 Oswald Rocque    
1919 1936 Louis Rocque    
1936 1942 Paul Carton    
1942 1944 Julien Firmin    
1944 1953 Lucien Tellier    
1953 1959 Clotaire Deneux    
1959 1989 Gabriel Bouly    
mars 1989 février 2001 Daniel Roger[49]   agriculteur
mars 2001 mars 2008 Jean-Michel Mouret DVD ingénieur météorologue
mars 2008 avril 2014[50] Serge Letellier   retraité
avril 2014[51] en cours
(au 26 août 2026)
Christophe Mennesson   Ancien directeur du golf
Réélu pour le mandat 2020-2026[52]
Réélu pour le mandat 2026-2032[53]

Équipements et services publics

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Espaces publics

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La commune fait partie des villages labellisés Pays d'art et d'histoire qui œuvrent à mettre en avant leur patrimoine[54],[55].

Les félicitations ont été obtenues en 2016 du Jury départemental des Villes et villages fleuris. En 2017, un prix d'honneur récompense les efforts fournis pour le fleurissement communal. Les élus espèrent une première fleur en 2018[56].

En 2024, la commune est saluée pour son fleurissement remarquable[57].

Enseignement

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L'institut médico-éducatif (IME) de Grand-Laviers.

Construite en 1953, l'école primaire ferme le 1er septembre 2001[58][réf. nécessaire].

Santé et solidarité

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Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[59]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[60].

En 2023, la commune comptait 465 habitants[Note 9], en évolution de +7,39 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
245203191220243252283293310
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
306304281267301277271223227
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
244235245256275255283259269
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
352252246395423372348332420
2021 2023 - - - - - - -
463465-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[61].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports et loisirs

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Le FC Grand-Laviers, le club de football de la commune, évolue actuellement en Départemental 4 du district de la Somme. Le FCGL évolue au stade municipal, situé rue de Touvent, dans les marais de Grand-Laviers.

Vie associative

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Les Fauvettes sont l'association de loisirs créatifs de la commune. Elle participe notamment à la brocante du et organise en 2025 un salon artisanal[62].

Économie

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Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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  • Le bois de Bonance constitue un des principaux attraits de la commune.
  • L'église Saint-Fuscien[63],[64] date du XVe siècle ; son clocher a été reconstruit en 1844.
  • Les ruines d'une chapelle du XIIIe siècle[65], appartenant à l'ancienne maladrerie des Frères du Val, sont visibles.
  • Le rond-point Saint-Nazare, lié à des événements curieux de la fin du XVIIIe siècle, est un lieu de pèlerinage local.

Grand-Laviers dans les arts et la culture

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Oswald Macqueron (1821-1899), aquarelliste, a réalisé de nombreuses représentations de Grand-Laviers. Elles sont conservées à la bibliothèque municipale d'Abbeville et sont numérisées. .

Personnalités liées à la commune

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  • Robert Tyrakowski (1944-2008), footballeur et entraîneur français, mort à Grand-Laviers.

Héraldique

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Blason de Grand-Laviers Blason
D'or à trois bandes d'azur, à la proue de drakkar d'argent, habillée de gueules brochant sur le tout ; au chef d'argent chargé d'une fleur de lis d'or adextrée d'une croisette ancrée de gueules et senestrée d'une rose du même[66].
Détails
Adopté en 1991 par le conseil municipal[45].

Pour approfondir

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Bibliographie

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  • François César Louandre, Histoire d'Abbeville et du comté de Ponthieu jusqu'en 1789, tome I, éd. Joubert 1844, 477 p. ; tome II, éd. Joubert, 1847, 553 p. ; rééd. A. Alexandre, 1884.
  • François César Louandre, Histoire ancienne et moderne d'Abbeville et son arrondissement, imp. A. Boulanger, Abbeville, 1834, 605 p.
  • Ernest Prarond, Histoire de 5 villes et 300 villages, rééd. G. Montfort, Brionne, 1981
  • Ernest Prarond, "Cartulaire du comté de Ponthieu"[67].
  • « Grand Laviers et ses deux mille ans d'histoire » (), éd. F. Paillart, Abbeville

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Du centre du chef-lieu de la commune.
  2. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  3. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  4. Les records sont établis sur la période du au .
  5. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  6. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l'agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine d'Abbeville comprend une ville-centre et quatre communes de banlieue.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  9. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  10. Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
  1. « Réseau hydrographique de Grand-Laviers » sur Géoportail (consulté le 25 septembre 2024).
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Références

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Site de l'Insee

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Autres sources

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