Grand port autonome de Martinique
Le port de Fort-de-France, ou port autonome de Martinique, est le port de commerce principal de Martinique.
| Type | |
|---|---|
| Statut |
Port public |
| Activités |
pétrole, conteneurs, croisière |
| Superficie |
30 ha |
| Places |
16ème port de France |
| Pays |
France |
|---|---|
| Ville |
Grâce à sa position centrale, tant sur l’île qu’au sein des Caraïbes, il joue un rôle majeur dans le développement économique de la Martinique[1].
Situation
modifierHistorique
modifierVieux port
modifierXIXe siècle
modifierEn 1807, la ville est nommée chef-lieu de la Martinique et devient Fort-de-France. Mais à cause de la concurrence avec Saint-Pierre, elle a un développement plutôt lent face à sa rivale. Cependant les deux villes se complètent l'une et l'autre : Saint-Pierre est un port de mouillage et Fort-de-France sert de port de carénage. Au cours des années 1860, de nouveaux aménagements portuaires sont réalisés à Fort-de-France et un bassin de radoub est inauguré en 1868[2].
XXe siècle
modifierEn 1902, la destruction de Saint-Pierre aura une influence déterminante dans le développement du port de Fort-de-France. À la suite d'un afflux en masse des populations du nord de l'île, la capitale s'approprie l'ensemble des fonctions portuaires, industrielles et la direction économique et commerciale de la Martinique.
XXIe siècle
modifierLe port devient un établissement public.
Infrastructures
modifierLe port de Fort-de-France dispose au total de 2,7 km de quais et plus de 30 hectares de terre-pleins. Ses infrastructures se divisent comme suit [3] :
Appontement Pointe Simon
modifierIl s'agit d'un ponton de 300 m de long avec une capacité d'accueil de navires allant de 200 à 365 m sous 10 m d'eau, aux portes du centre ville. Il est destiné à l'accueil des navires de croisière.
Bassin de Radoub
modifierDestiné à la réparation navale, il est équipé d'un bassin de carène de 180 m de long et de 23,5 m de large. On peut y effectuer des réparations diverses et la maintenance de l'équipement des navires.
Quai des Tourelles
modifierCette autre infrastructure est destinée à l'accueil des navires de croisière, sur un quai de 325 m de long et d'une hauteur d'eau de 11 m.
Hydrobase
modifierDestinée à l'accueil des navires rouliers et vraquiers, elle est équipée d'un quai de 640 m avec une hauteur d'eau allant de 11 à 12 m, ainsi que d'installations destinées à la manutention de céréales, d'une rampe pour Roll-on / Roll-off[Quoi ?], d'un parc à véhicules, et de hangars de stockage.
Pointe des Carrières
modifierCe site d'approvisionnement en hydrocarbures, engrais, et produits de l'industrie du ciment, a une capacité d'accueil pour des navires allant jusqu'à 120 000 DWT avec une hauteur d'eau de 17 m.
Pointe des grives
modifierDestiné aux conteneurs, ce site est équipé d'un quai de 450 m avec une hauteur d'eau de 14 m, de 3 portiques avec une capacité de 40 tonnes de levage, de 14 chariots cavaliers, et d'une capacité de 250 000 EVP (500 reefers) sur une surface de 16 hectares.
Marina de l'étang Z'abricot
modifierCelle-ci est composée de trois terre-pleins (Marché, Z’abricots, Grives) d’une surface totale 43, 6 hectares, dont 3,4 ont été gagnés sur la mer, et accueillera à la fin des travaux jusqu'à 300 bateaux de plaisance.
Services
modifierIl est mis à disposition des services de pilotage, ravitaillement, réparation, remorquage ainsi que de collecte des déchets des navires. Ces services sont pour la plupart proposés par des sociétés privées.
Gestion
modifierLe port détient la propriété et l'auto-gestion de ses activités via l'établissement public Grand Port Maritime de la Martinique depuis le [4].
Trafic
modifierLe port de Fort-de-France traite plus de 3,1 millions de tonnes de marchandises par an, dont 70 % à l'importation[2], ce qui implique la dépendance de l'île pour son ravitaillement.
Nombre de navires
modifierLe nombre de bateaux de croisière est en baisse constante depuis le début des années 2000[2], et ne parvient pas à rattraper son retard sur l'offre anglaise voisine.
De plus, le trafic de passagers est lui aussi en baisse au profit du transport aérien.
Quantité de marchandises
modifierLes trafics d'importation (2 336 400 tonnes en 2009) sont constitués essentiellement par le transport de pétrole brut raffiné sur place, et de marchandises diverses conteneurisées[2], ces dernières étant en diminution.
Le trafic exporté est composé essentiellement de marchandises en conteneurs, la banane étant la principale exportation.
Notes et références
modifier- ↑ « Entretien avec Bruno Mence, Président du Directoire du Grand Port Maritime de la Martinique | MARINE & OCÉANS », sur marine-oceans.com (consulté le )
- 1 2 3 4 « Atlas Caraïbe », sur atlas-caraibe.certic.unicaen.fr (consulté le )
- ↑ « Site du Grand Port Maritime de la Martinique - Les sites et installations portuaires », sur www.martinique.port.fr (consulté le )
- ↑ « Grand Port Maritime Martinique / Grand Port Maritime de Martinique / Mer, littoral et sécurité maritime / Services de l'État / Accueil - Les services de l'État en Martinique », sur www.martinique.gouv.fr (consulté le )
