Grande Dépression au Chili

La Grande Dépression — qui a débuté en 1929 — a eu de graves répercussions au Chili entre 1930 et 1932. Les exportations de salpêtre et de cuivre, principaux piliers de l'économie chilienne, se sont effondrées. Selon le World Economic Survey de la Société des Nations, le Chili est « le pays le plus touché par la crise mondiale (la Grande Dépression) »[1].

ollas comunes pour nourrir les chômeurs en 1932.

Conséquences

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En raison de la Grande Dépression, Carlos Ibáñez del Campo démissionne de la présidence du Chili en juillet 1931, ce qui entraîne une succession de gouvernements de courte durée jusqu'à l'élection présidentielle de 1932, à l'issue de laquelle Arturo Alessandri est élu et prend ses fonctions en décembre de la même année.

La crise économique fait grimper les taux de chômage et provoqué un exode des mineurs de salpêtre du nord du Chili, devenus sans emploi, vers la capitale, Santiago[1]. Bien que les mineurs ne représentassent que 6 % de la population active, ils constituaient plus de la moitié des travailleurs au chômage pendant la crise[2]. Les « ollas comunes » — nom donné au Chili aux soupes populaires — se multiplient à Santiago, et les sans-abri commencent à s'installer dans des grottes des collines entourant la ville[1]. L'État réagit à la crise en augmentant progressivement les droits de douane, ce qui stimule la demande intérieure et renforcé le contrôle sur les flux et l'utilisation des devises étrangères[2],[3],[4]. Des quotas et des licences d'importation sont instaurés, et la convertibilité en or est abolie en 1931[2],[5].

Ces politiques contribuent à une reprise industrielle et, dès 1934, l'industrie chilienne avait dépassé les niveaux d'activité de 1929. Dans les années 1930, la croissance industrielle massive est menée par l'industrie textile, mais les industries minières non métalliques, chimiques, ainsi que celles des machines et des moyens de transport, connaissent également une expansion[6]. L'industrie dans son ensemble se redresse et se développe plus rapidement que les exportations traditionnelles pendant la période d'après-crise, jusqu'à la Seconde Guerre mondiale[7].

Notes et références

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(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Gran Depresión en Chile » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 3 (es) « El impacto de la Gran Depresión en Chile: De la prosperidad a la pobreza », sur Memoria Chilena (consulté le ).
  2. 1 2 3 (es) Drake, Paul W., « La misión Kemmerer en Chile: Consejeros norteamericanos, estabilización y endeudamiento, 1925-1932 » [PDF], sur Cuadernos de historia, , p. 31–59.
  3. ↑ Villalobos, Silva et Estelle 1974, p. 762-763.
  4. ↑ Salazar et Pinto 2002, p. 141-142.
  5. ↑ Villalobos, Silva et Estelle 1974, p. 767-768.
  6. ↑ Salazar et Pinto 2002, p. 141-144.
  7. ↑ (en) Lee, C. H., « The Effects of the Depression on Primary Producing Countries », Journal of Contemporary History, vol. 4, no 4,‎ , p. 139–155 (DOI 10.1177/002200946900400409).

Annexes

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Bibliographie

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  • (es) Gabriel Salazar et Julio Pinto, Historia contemporánea de Chile III. La economía: mercados empresarios y trabajadores, LOM, (ISBN 956-282-172-2).
  • (es) Sergio Villalobos, Osvaldo Silva et Fernando Silva, Historia De Chile, Editorial Universitaria, (ISBN 956-11-1163-2).