Grande peste des Ming tardifs

épidémie de peste au XVIIe siècle en Chine

La grande Peste des Ming tardifs (en chinois : 明末大鼠疫 ; pinyin : Míngmò Dàshǔyì), également connue sous le nom de peste de Chine du Nord de la fin des Ming (en chinois : 明末华北鼠疫; 明末華北鼠疫 ; pinyin : Míngmò Huáběi Shǔyì), ou grande peste de Jingshi (en chinois : 京师大鼠疫 ; pinyin : Jīngshī Dàshǔyì), est une épidémie majeure de peste survenue entre 1633 et 1644 dans les dernières années de l'empire chinois des Ming, sous le règne de l'empereur Chongzhen[1]. L'épidémie commence dans la province du Shanxi en 1633 et atteint Pékin en 1641, où elle cause la mort de plus de 200 000 personnes et contribue à l'effondrement de la dynastie Ming en 1644[1],[2].

Grande Peste des Ming tardifs
Maladie
Agent infectieux
Origine
province du Shanxi
Localisation
Date d'arrivée
Date de fin
Bilan
Morts
200 000 uniquement à Pékin (20% à 25% de la population de la ville)

Chronologie

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L'épidémie éclate dans le Shanxi en 1633 durant la sixième année du règne de l'empereur Chongzhen[1].

En 1641, la maladie atteint Pékin, la capitale de l'empire[1]. Dans le même temps, les archives historiques indiquent que plus de la moitié de la population du nord du Zhejiang tombent malade en 1641 et que 90 % des locaux meurent en 1642. Ces affirmations sont corroborées par d'autres sources contemporaines de la région, qui décrivent des cadavres gisant à découvert dans les rues, entraînant la perte d'une partie des récoltes en raison du manque de main-d'œuvre, ce qui aggrave encore la crise[3].

En 1643, l'épidémie atteint son apogée, tuant plus de 200 000 personnes rien qu'à Pékin, soit 20 à 25 % de la population de la ville[2]. La « peste des boutons » et la « peste des vomissements de sang » mentionnées dans les écrits de l’époque sont probablement des descriptions de symptomes de peste bubonique et de peste pulmonaire causées par Yersinia pestis[1].

En mars 1644, Pékin est assiégée par les troupes de Li Zicheng lors d'une rébellion paysanne. Les forces armées défendant la ville sont considérablement affaiblies, notamment par la maladie, avec quelque 50 000 soldats restants sur les 100 000 d'origine[2]. Peu après, Li Zicheng remporte le siège et l'empereur Chongzhen se suicide, marquant la fin de la dynastie Ming[1],[2], bien que Zicheng est par la suite vaincu à la bataille de la passe de Shanhai par les forces alliées de l'ancien général Ming Wu Sangui et de la dynastie Qing dirigée par les Mandchous.

Wu Youke (1582-1652) développe l'idée que certaines maladies sont causées par des agents transmissibles, qu'il appelle Li Qi (戾气 ; litt « ch'i violent ») lors de ses observations durant des vagues épidémiques entre 1641 et 1644[4]. Son livre Wen Yi Lun (瘟疫论 ; « Traité de la peste ») peut être considéré comme le premier ouvrage étiologique sur les maladies à agents pathogènes chauds dans l'histoire de la médecine chinoise[5].

Références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Great Plague in the late Ming dynasty » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 3 4 5 6 (zh) Cao Shuji (曹 树 基), « 鼠疫流行与华北社会的变迁 », China academic journal electronic publishing house,‎ , p. 17 - 32 (lire en ligne Accès libre [PDF])
  2. 1 2 3 4 « 专家谈明朝灭亡:鼠疫或为重要原因-中新网 », sur www.chinanews.com (consulté le )
  3. ↑ Timothy Brook, The Confusions of Pleasure: Commerce and Culture in Ming China, University of California Press, (ISBN 978-0-520-22154-3, lire en ligne)
  4. ↑ (en) P. Byre Joseph, Encyclopedia of the Black Death, ABC-CLIO, , 429 p. (ISBN 978-1-59884-254-8, lire en ligne), p. 76
  5. ↑ (en) Yongxuan Liang et Yinghua Huang, « Wu Youxing, an anti-epidemic vanguard », Journal of Traditional Chinese Medical Sciences, vol. 9, no 1,‎ (ISSN 2095-7548, DOI 10.1016/j.jtcm, lire en ligne [archive du ] Accès libre)