Grande rue de la Guillotière
La grande rue de la Guillotière est une rue située dans le 7e arrondissement de la ville de Lyon.
Vue de la rue sur l'église Notre-Dame Saint-Louis de la Guillotière. | ||||
| Situation | ||||
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| Coordonnées | 45° 44′ 59″ nord, 4° 51′ 06″ est | |||
| Ville | Lyon | |||
| Arrondissement | 7e | |||
| Début | place Gabriel-Péri | |||
| Fin | avenue des Frères-Lumière | |||
| Morphologie | ||||
| Type | Rue | |||
| Géolocalisation sur la carte : Lyon
Géolocalisation sur la carte : métropole de Lyon
Géolocalisation sur la carte : France
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Situation et accès
modifierLa grande rue de la Guillotière débute sur la place Gabriel-Péri. En légère courbe, elle traverse quasiment tout le nord du 7e arrondissement d'ouest en est (sens de circulation actuel), et se prolonge dans le 8e arrondissement (c'est-à-dire après le boulevard des Tchécoslovaques) par l'avenue des Frères-Lumière.
Origine du nom
modifierLe terme grande rue signifie « rue principale ». Guillotière est le nom de l'ancienne commune située à cet endroit qui a donné son nom à sa rue principale.
Historique
modifierCette rue, très ancienne, débouchait sur ce qui fût longtemps le seul pont sur le Rhône de Lyon.
La rue sinueuse constituait la principale voie du faubourg de la Guillotière qui se développe au Moyen Âge sur la rive gauche du Rhône, à partir de la tête du pont de la Guillotière. La voirie constitue notamment la route de Lyon à Chambéry et à l’Italie (ancienne route nationale 6), avant que celle-ci ne se déplace sur le cours des Brosses (actuel cours Gambetta).
Cette rue était la route du Dauphiné, voie d'arrivée des populations du sud-est. Il y avait à l'entrée du faubourg de nombreuses auberges et hôtels[1].
La grande rue de la Guillotière a absorbé la rue de la Croix, la rue d'Ossaris, la rue des Hirondelles et un fragment de la route de Grenoble en 1854-1855[2],[3].
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
modifierDans cette rue est située l'église Saint-Louis de la Guillotière.
A l'angle de la rue Gilbert Dru une plaque commémorative rappelle par une marque que le le Rhône était en crue[4].
La maison du pèlerin
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Au XIXe siècle, tous les compagnons du Tour de France s'arrêtaient à la maison du pèlerin situé au 104 grande rue de la Guillotière quand ils passaient à Lyon. Cet immeuble est une ancienne cayenne et servait de lieu de réunion et d'accueil pour les futurs artisans[5]. Sur les balcons en fer forgé, on peut lire les inscriptions « JSMJ, ANNA, TC, VT, AD » et « 1813 ». « JSMJ ANNA » font certainement référence à la devise « Jésus Marie Joseph Anne » des anciens compagnons charpentiers du devoir, les initiales A.D. sont celles d'Antoine Delhomme, le compagnon charpentier qui a construit la maison, et 1813, la date de construction. La forme triangulaire qui divise les balcons représente le compas des compagnons charpentiers[6]. Au centre du balcon, la petite croix entourée de deux enroulements, sorte de coquilles Saint-Jacques stylisées, est peut être une référence à Compostelle, ou simplement des symboles christiques utilisés par les compagnons[6]. Le motif de la coquille Saint-Jacques se retrouve également sculpté dans les cinq différentes lucarnes ouvragées en bois sous le toit de la maison. Aujourd’hui disparue, une peinture de saint Jacques de Compostelle sur la façade faisait autrefois écho aux motifs sculptés[6].
Galerie
modifierNotes et références
modifier- ↑ Louis Maynard, Rues de Lyon, Lyon, Éditions des Traboules- Éditeur Jean Honoré, , 412 p. (ISBN 978-2-911491-15-3 et 2-911491-15-7), p. 165
- ↑ Maurice Vanario, Rues de Lyon à travers les siècles, Lyon, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, (ISBN 2841471268), p. 150
- ↑ Archives municipales de Lyon, « Index des voies de Lyon, version 3 », (consulté le ), p. 192
- ↑ Dreyfus, p. 275.
- ↑ Clément Vilain et Lily Bardoux, « Les 20 plus belles façades de Lyon », Tribune de Lyon, no 1080, , p. 18 (lire en ligne
) - 1 2 3 Nadège Druzkowski, LYON INSOLITE ET MÉCONNU, Jonglez, 448 p. (ISBN 978-2-36195-644-8, lire en ligne), p. 254-255
Bibliographie
modifier- Alain Dreyfus, Secrets des rues de Lyon, Lyon, Ed. du Poutan, (ISBN 978-2-37553-111-2), p. 772
- Patrice Béghain et Michel Kneubühler, La perte et la mémoire : vandalisme, sentiment et conscience du patrimoine à Lyon, Lyon, Fage éditions, (ISBN 978-2-84975-388-0), p. 130-131
- Denise Martin, « La grande rue de La Guillotière. Étude géographique d'une voie lyonnaise », Revue de géographie jointe au Bulletin de la Société de géographie de Lyon et de la région lyonnaise, vol. 25, nos 25-3, , p. 169-214 (lire en ligne
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